Déjà des tensions entre Renault et les enquêteurs de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur après la perquisition qui a eu lieu en début de semaine au Losange à Guyancourt. Pourtant menée en toute discrétion puisque réalisée en dehors des heures de bureaux, la tension monte déjà entre Renault et les enquêteurs chargés de l’affaire d’espionnage.

Les membres de la DCRI ont donc fouillé les bureaux des personnes concernées par cette fameuse affaire et ils ont, comme doit le vouloir l’enquête, saisi les ordinateurs des anciens cadres soupçonnés d’espionnage. Ainsi depuis quelques jours , le ton ne cesse de monter entre la direction de Renault et la DCRI notamment par l’intermédiaire de Renault, Maitre Rheinhart qui lance les propos suivants sur Europe 1 : « je pense que dans cette affaire d’espionnage où on préserve des secrets, Renault a besoin d’une certaine forme de discrétion. Tout cela est nettement préjudiciable à Renault et à ses intérêts. On ne peut pas vivre une enquête à ciel ouvert  » ( NDLR : Avez vous entendu une communication officielle de la part de la DCRI ? Je ne le crois pas  )

Du coté de la DCRI, on s’agace et on s’énerve un peu des secrets et autres cachotteries car pour l’heure, il n’y a rien de rien dans le dossier ouvert par le contre espionnage français. Etonnant autant qu’étrange ! Ainsi depuis des jours entiers, la DCRI demande à la direction de Renault les éléments de preuves concrets et l’accès au dossier de l’enquête interne mais là encore, étonnament, le constructeur français refuse aux enquêteurs officiels l’accès à l’enquête interne. Selon les informations recoupées par les journalistes d’Europe 1 et d’autres journaux patentés ( pas par moi…. 🙂  ), après des heures et des heures d’entretiens avec les 2 responsables de la sécurité interne de Renault, aucun élément concret et fiable n’ a pu être présenté. Même les lettres des « corbeaux » n’ont pas été portées à la connaissance des enquêteurs. Etrange !

La DCRI demande aussi les coordonnées de l’ enquêteur privé et là encore, c’est un mur auquel ce sont heurtés les enquêteurs de la DCRI qui ne sont pourtant pas des bleus ! On ne donnera pas les noms ce sont bornés à affirmer les responsable de la sécurité du constructeur. Ainsi la perquisition faite par DCRI avait pour but de marquer les esprits et de mettre Renault devant ses responsabilités à savoir, on collabore ou on ne collabore pas et ce, c’est bien normal, même en coulisse et avec secret.

Ca sent tout de même un peu le souffre et tous ces éléments sèment le doute chez gens de la DCRI. Enfin, cela ne fait que relayer une rumeur qui veut que les vraies raisons de la mise à l’écart des 3 cadres serait ailleurs. Si tel est vraiment le cas, c’est l’image de Renault et par là même celle de ces dirigeants qui pourraient être sérieusement écornés et dans le contexte de 2011, la marque au losange, sans grande actualité sauf les fameuses ZE en fin d’année, pourrait en pâtir ! Vraiment dommage.

Via leFigaro, LeParisien, Europe1.