Un peu de communication institutionnelle qui nous vient de chez Renault : le constructeur français nous montre au travers d’un film ses récentes transformations.

1998-2014 : où comment un constructeur centenaire s’est transformé. Cela pourrait être le résumé du film institutionnel mis en ligne par Renault à la fin du mois d’avril, et qui retrace en 4 minutes, année par année, la mue du constructeur français devenu depuis groupe automobile mondial. Un film qui, bien-sûr, met en avant les réussites et les bons coups du Losange en omettant une actualité parfois plus houleuse.

Cela commence avec l’année 1999, année qui, outre l’installation dans ses nouveaux locaux du Technocentre de Guyancourt en région Parisienne, voit le rachat de 36,4 % des parts de Nissan, et l’investissement de 5 milliards d’euros pour la restructuration du label japonais sous l’action du déjà cost-killer Carlos Ghosn. Cette participation de Renault s’élève depuis à 43,4 % tandis que Nissan possède 15 % de Renault. Décidément fructueuse pour Renault, l’année 1999 voit aussi le rachat de Dacia. La fièvre acheteuse du Losange continue en 2000 avec l’absorption, en pleine crise asiatique, de Samsung -devenu Renault-Samsung Motors.

Petit saut dans le temps, on arrive en 2005 avec la passation de pouvoir entre Louis Schweitzer et Carlos Ghosn, depuis renouvelé deux fois à la tête de ce qui s’appelle désormais l’Alliance Renault-Nissan. Le groupe a débuté son internationalisation avec un renforcement de l’implantation hors Union Européenne (au Brésil, en Turquie, que ce soit pour les usines comme pour les centres de design) tandis que la nouvelle cash-machine vient de voir le jour, la Dacia Logan.

Le point de vue est bien-sûr orienté sur l’actualité de Renault, sur la sécurité, sur les lancements, et tant pis si le « Contrat 2009  » a été contrarié par la crise économique ! L’année 2010 voit une nouvelle phase d’internationalisation de l’Alliance, avec l’entrée au capital de Daimler dans un partenariat de long terme, et le débarquement sur le marché Indien. On n’oublie pas que 2010 est aussi la première des quatre années de domination de Renault comme motoriste en Formule 1 avec RedBull, ni que cette année voit le macabre retour des suicides parmi les cadres du constructeur.

Renault se retrouve alors à la croisée des chemins : son partenaire Dacia se vend bien, et permet aux deux marques ensemble de vendre 50 % de leur production hors-UE avec une part de marché de 10.7 % en 2011 ; le pari de l’électrique est décidé la même année, scellant le destin de l’usine de Flins, alors même qu’aux portes de l’UE à Tanger s’ouvre une nouvelle usine low-cost pour Dacia.

Un bilan est alors ébauché, dans la dernière minute de la vidéo : la Clio est 3ème vente euroépenne en 2013, le Captur a parfaitement démarré commercialement, Alpine semble sur des rails pour revenir en 2016, et l’avenir de la conduite est annoncé avec le prototype Next Two. L’Alliance truste le marché Russe, Renault débarque en Chine d’ici 2015, les usines européennes suivent des accords de compétitivité pour échapper à la fermeture (en Espagne, puis en France), et les modèles phares que sont les Twingo et Espace (le nom n’est pas confirmé) repensent leur positionnement. Les marchés forts du constructeur sont rappelés (Russie, Inde et France), rappelant qu’il y a près d’un siècle, le fondateur Louis Renault voyait déjà dans sa Marque « l’Automobile de France ». Elle a depuis un peu débordé sur le reste du monde.

Tout ça est donc à revoir dans la vidéo ci-dessous.

Via Renault, YouTube.