le mobile sauve des vies c'est prouve

En milieu de semaine, la Sécurité Routière et les services de Manuel Valls ont publié le bilan du premier semestre plutôt encourageant en matière sécurité sur les routes de l’hexagone. Ainsi du 1er janvier au 30 juin 2013 le nombre de personnes tuées sur les routes a diminué de -15,1 % c’est à dire qu’il y a eu 257 morts de moins sur les routes par rapport à la même période de 2012.

En juin dernier, il y a eu « seulement » 287 personnes décédées sur routes de France contre 322 en juin 2012 ce qui représente une baisse de 10.8% ou 35 vies de gagnées.
En juin tous les chiffres sont à la baisse, ainsi le nombre d’accidents corporels est tombé à 5342 en juin  contre 5597 l’an passé pour le même mois de juin soit une baisse de – 4,6 %.
Le nombre de personnes blessées suit la même tendance avec  6647 blessés en juin 2013 contre 6981 en juin 2012 ce qui représente 334 blessés en moins ou une baisse de – 4,8 %.
Le nombre de personnes hospitalisées diminue lui aussi puisque seules 2404 personnes ont été admises dans un service hospitalier en juin 2013 alors qu’elles avaient 2565 l’année dernière en juin. Cela représente 161 personnes de moins soit une baisse de – 6,3% des hospitalisation.

Je reviendrais un instant sur un phénomène non négligeable sur le premier semestre 2013. Il concerne les motards et hélas leur mortalité sur la route qui semble repartie à la hausse après une années 2012 que l’on jugera encourageante. Ainsi sur les 287 vies gagnées durant cette première moitié de l’année, on notera que ce sont essentiellement les automobilistes qui en tirent profit puisque 72.37% de vies sauvées sont celles de conducteurs automobiles et non de motards !

Toujours dans le cadre des annonces, le ministre de l’intérieur a bien confirmé que 14.000 policiers et gendarmes ainsi que 4100 radars divers et variés veilleront à notre sécurité sur les routes durant les deux mois à venir. Manuel Valls s’est aussi dit très favorable à l’abaissement de la vitesse maximale de 10 km/h sur le périphérique parisien afin que celle ci passe de 80 à 70 km/h. Ministère de l’intérieur +Ville de Paris + région IDF = décisions actée. Il ne reste donc plus qu’à attendre la mise en place de cette nouvelle limitation. Par ailleurs, le ministre s’est aussi dit très favorable au doublement du nombre de radars sur le périph’ et ce assez rapidement !

Limitations de vitesse dans les autres pays

Je ne reviendrais pas sur l’affaire qui fait le buzz depuis 2 jours sur le web automobile, Facebook et dans quelques journaux au sujet d’une possible diminution de la vitesse maximale de 10 km/h sur nos routes et autoroutes françaises car rien n’est acté, Manuel Valls ayant déjà abordé le sujet il y a quelques semaines lors de la réunion du Conseil National de Sécurité Routière en juin mais il faut qu’on se dise que dans cette session tout sécuritaire du ministre de l’intérieur, il faudra rester vigilant car la mesure nous pend au nez notamment après la sortie du délégué interministériel Frédéric Péchenard ce matin dans les colonnes du Figaro dans lesquelles il dit : « L’ennemi numéro 1 sur la route c’est la vitesse excessive ou inadaptée ». Toujours d’après le délégué interministériel cette baisse de la vitesse et par contrecoup celle de la mortalité s’explique à 75 % grâce à la politique des radars et du contrôle de la vitesse des automobiles. Et l’homme de poursuivre : » Si la baisse de la mortalité se poursuit encore, il ne sera pas forcément nécessaire de mettre en place d’autres moyens pour contraindre les automobilistes à ralentir. Cependant si les chiffres repartaient à la hausse, Manuel Valls n’hésitera en aucun cas à limiter la vitesse, quand bien même cette mesure est impopulaire. Sa volonté politique est très forte sur le sujet de la sécurité routière et l’objectif des 2000 morts en 2020 sur les routes est un projet prioritaire du ministre  » (NDLA : Ministre qui ne sera plus aux affaires en 2020 !).
Reste que cette affaire de baisse à un coût financier important pour l’état puisqu’elle coûtera plusieurs milliards d’euros pour changer l’ensemble de la signalisation, la reprogrammation des radars néanmoins, F.Péchenard se justifie en disant que si cette décision pour la sécurité routière a un coût financier important, celle de l’insécurité routière est encore plus élevé puisqu’estimé aux environs de 23 milliards d’euros en 2012.
Bien sur Chantal Perrichon a applaudit des deux mains, la FNAUT a suivi le mouvement perrichonien et Pierre Chasseray, le délégué général de 40 Millions d’automobilistes de dire : « Nous voyons surtout dans ce dispositif un moyen pour l’État de renflouer ses caisses à bon compte. Quant à réduire la vitesse encore un peu plus, c’est sûr que si on roule à 0 km/h, on n’aura plus d’accidents sur les routes »…

Par contre, rien au sujet de l’alcool, des stupéfiants ou médicaments, du téléphone ou de la fatigue et de l’assoupissement au volant !

Reste que dans ce dossier « baisse de la limitation de la vitesse sur les routes françaises », il va falloir garder à l’esprit la phrase du ministre de l’intérieur : » La baisse des limitations de vitesse est inéluctable ! ». Je finirais par une remarque qui vaut pour cette génération de quinquas qui a grandi à l’époque du « Il est interdit d’interdire ! » et qui est aux affaires actuellement et qui interdit et sanctionne à tour de bras…

Via AFP, Ministère de l’intérieur, LeParisien, LeFigaro.