La loi de février 2012 dit : Depuis le 1er juillet 2012, tout conducteur d’un véhicule terrestre à moteur circulant sur les routes françaises, à l’exception des cyclomoteurs (moins de 50 cm3 et 45 km/h maximum), doit justifier de la possession d’un éthylotest, non usagé, disponible immédiatement. Cet éthylotest peut être chimique ou électronique mais il doit être conforme aux normes et homologué.

Et cela concerne bien évidemment les tracteurs. Entre le 2 juillet et jusqu’au 31 octobre, il n’y aura pas de sanction mais à compter du 1er novembre, les conducteurs de véhicules n’ayant pas d’éthylotest à bord risqueront une amende de 11 euros. La mesure a bien sur été accueillie avec scepticisme par les associations d’usagers et de victimes de la route mais aussi le monde agricole qui se déclare totalement hostile à cette mesure absurde. Ainsi Bernard Lannes, président de la Coordination rurale grommelle : “Nos véhicules ne dépassent pas les 40km/h et je ne crois pas que les tracteurs posent de gros problèmes sur les routes. Nous sommes  déjà très souvent contrôlés par les gendarmes ou les forces de l’ordre, pour des questions de largeur du véhicule ou de poids autorisé par exemple, alors pourquoi ajouter une embûche ou une contrainte supplémentaire. Et ce, alors qu’on circule bien peu ni très longtemps sur les routes et voies publiques. Loin d’enrayer les problèmes d’alcoolémie au volant et les accidents qui en résultent, ce loi va surtout créer un marche juteux et captif pour les fabricants d’éthylotests”.  Par ailleurs la Coordination rurale fait savoir qu’il va vraiment être difficile de garder un éthylotest en état de fonctionnement alors que certains tracteurs sont ouverts au vent et à la pluie mais aussi aux fortes chaleurs estivales notamment sur les modèles non équipés de la climatisation qui sont encore la grande majorité sur le territoire.

Totalement contre cette mesure mise en place par l’ancien gouvernement, le syndicat agricole est bien décidé à ne pas se laisser faire et ne veut pas appliquer la loi. Aussi pour faire valoir ses arguments et pour demander une exemption définitive de la présence du fameux objet sur les tracteurs, moissonneuses, batteuses, débroussailleuses et autres enjambeurs ou tracteur viticoles, le président de la coordination a écrit au nouveau ministre de l’agriculture. Il semble toutefois que le ministre et ses secrétaires fassent pour l’instant la sourde oreille à cette demande et on peut d’ailleurs on peut le comprendre au nom de l’égalité de tous devant la loi. Le fin mot de l’affaire est à mettre au crédit du président de la Coordination rurale qui a dit : ” Dans le Gers, l’armagnac on le garde seulement pour les moments de détente !”.

PS : Amis motards, n’oubliez pas que vous aussi vous devez avoir un éthylotest dans votre blouson ou votre sac quand vous circulez.

Via AgroMédia, Le Télégramme, OuestFrance.