Cette année, sur l’avenue des Champs Elysées, quelques showroom ont exposé des Formule 1, de tous âges. Il est temps de se les remémorer, en images !

Williams F1 2012

Dès avant le début de la saison 2012 de Formule 1, l’Atelier Renault exposait une monoplace de chaque écurie qu’elle motorise, respectivement RedBull, Lotus, Caterham, et Williams. Les débuts des « Renault » furent contrastés : RedBull n’était pas aussi dominateur qu’avant en début de saison, tandis que les Lotus arrachaient régulièrement des podiums sans parvenir sur la plus haute marche. Hormis Caterham, chaque écurie décrocha au moins une victoire, y compris Williams grâce à un fantastique Grand Prix d’Espagne de Pastor Maldonado : pôle position, première victoire d’un Vénézuelien en F1 -et de Williams depuis longtemps- signent un retour gagnant de Renault comme motoriste de l’équipe anglaise, célébré par l’exposition d’une F1 à l’Atelier en mai dernier.

Alfa Romeo 159

On pouvait difficilement faire plus âgée comme représentante de la Formule 1 ! Exposée depuis l’été au MotorVillage du groupe Fiat, dans le cadre de l’exposition « 100 ans de victoires italiennes« , l’Alfa Romeo 159 remonte aux saisons 1950-51, qui furent également les premières saisons du Championnat de Formule 1 de l’histoire. Elle domine la concurrence, en remportant les titres pilotes et constructeurs en 1950 aux mains de Giuseppe Farina, tandis que le légendaire Juan-Manuel Fangio remporte le premier de ses cinq titres l’année suivante à son volant. L’Alfetta 159 est l’une des premières F1, mais aussi l’une des plus victorieuses.

Ferrari F1 90

Quarante années séparent l’Alfa 159 de la Ferrari 641. Quarante ans mais toujours une même passion italienne pour la « catégorie reine » du sport automobile. Le cheval cabré, en manque de titres depuis 1979, approche de très près avec la 641 le Graal, grâce à Alain Prost à son volant, mais le fameux accrochage du GP de Suzuka avec Ayrton Senna l’empêcha de décrocher le trésor tant espéré. Elle se classe néanmoins deuxième, ce qui reste plus qu’honorable. La monoplace, conçue par l’équipe de John Barnard, disposait d’un V12 3,5 l de 685 chevaux. Elle est l’une des dernières F1 sans appendices aérodynamiques voyants (hormis les ailerons), ce qui lui donne un aspect de pureté quasi intemporelle.

Mercedes F1 (16)

Mercedes et la Formule 1 se résume en une histoire contrariée. Au sommet de sa gloire en 1954-55, alors qu’elles viennent de remporter deux titres avec Juan-Manuel Fangio, les « Flèches d’Argent » se retirent après l’accident mortel des 24 Heures du Mans. Ce n’est qu’en 2010 que Mercedes revient officiellement en Formule 1, même si la marque motorise depuis 1993 certaines écuries dont McLaren et Force India encore aujourd’hui. Sur les ruines de BrawnGP, vainqueur surprise du Championnat 2009 avec Jenson Button, le groupe automobile allemand crée Mercedes Grand Prix avec le sponsor Petronas. Elles signent également le retour à la compétition de Michael Schumacher, aligné aux côtés de Nico Rosberg.

Mercedes F1 (4)

Trois saisons plus tard, le bilan est bien moins euphorique qu’au rachat des parts de l’écurie BrawnGP en 2009. L’équipe termine 4ème du classement 2010, un résultat prometteur, mais qui ne se confirme pas en 2011, car si au classement elle est encore 4ème, l’écurie n’a toujours pas remporté de victoire. La saison 2012 est encore plus contrastée : Mercedes régresse à la 5ème place, dépassée par Lotus-Renault, mais remporte avec Nico Rosberg sa première victoire. L’année prochaine, Schumacher est remplacé par Lewis Hamilton, autre talent de la F1 qui après un titre en 2008 tarde à récidiver. Auprès des instances dirigeantes de Mercedes, on murmure de plus en plus qu’il s’agira de la dernière saison si les résultats ne s’améliorent pas, tant en victoires qu’en performances.

SLS Mercedes F1

La présence de la teinte vif argent sur les circuits de Formule 1 n’est pas que celle des monoplaces Mercedes : c’est aussi celle de la SLS 63 AMG, la voiture de sécurité depuis 2010, pilotée de main de maître par Bernd Mayländer. Depuis le GP de Singapour 2012, il dispose d’une nouvelle « Safety Car », basée sur la SLS 63 AMG GT, qui diffère de la SLS précédente par une vingtaine de chevaux supplémentaires (591 chevaux au total). De quoi, plus que jamais, assurer la sécurité des pilotes sur les circuits.

Les Mercedes F1 W03 et SLS 63 AMG Safety Car étaient exposées à l’occasion de l’exposition « AMG-Performance Gallery » de cet été.

RedBull RB8

Terminons enfin par la voiture du pilote et de l’écurie champions du Monde 2012 : la RedBull RB8. Moins outrageusement dominatrice qu’auparavant, l’équipe au taureau rouge s’est ressaisi avec Sebastian Vettel dans la deuxième partie de la saison, alignant quatre victoires dans les GP asiatiques (Singapour, Japon, Corée du Sud, et Inde), avant d’assurer une sixième place à l’ultime épreuve du Brésil, suffisante pour remporter un troisième titre consécutif avec 3 points d’avance sur un inconsolable Dauphin, Fernando Alonso, à la Ferrari très peu compétitive. La semaine suivant le GP de Sao Paulo, l’Atelier Renault exhibait la voiture championne, qui doit beaucoup à son moteur V8 Français.

Toutes ces impressionnantes machines ne donnent qu’une envie : que nous puissions en voir autant l’année prochain, sur l’avenue des Champs-Élysées !

Crédit Photographique : François M.