Quatrième utilitaire produit à SevelNord et deuxième Toyota made in France, le Toyota ProAce arrive enfin sur le marché.

C’est le nouveau camarade de jeu des Renault Trafic, Volkswagen Transporter, Mercedes Vito et autres Nissan NV200 : le Toyota ProAce. Révélé il y a déjà plus d’un an en novembre 2012, il ne s’agit pas à proprement parler d’un nouvel utilitaire puisqu’il reprend l’essentiel de son être aux triplés PSA/Fiat : seule la calandre et les logos Toyota sont nouveaux, pour résumer. Il faut cependant rappeler que la gestation de ce quatrième rejeton des chaînes de SevelNord s’est faite rapidement, puisque c’est en juillet 2012 que Toyota officialisait la fabrication d’un utilitaire à son emblème dans cette usine située près de Valenciennes.

Sans surprise, on retrouve donc des caractéristiques techniques connues d’avance : le ProAce sera ainsi proposé en deux longueurs de châssis (soit en 4,805 m, soit en 5,135 m), et en deux hauteurs de pavillon (1,942 m ou 2,276 m, uniquement disponible sur le châssis le plus long). De quoi assurer un volume intérieur de 5 m3 au minimum, et de 7 m3 dans la configuration la plus spacieuse. Dans le plus long châssis, deux Europalettes rentrent dans le ventre du ProAce, qui accepte 1,2 tonne maximum de fret au total. Pour autant, nombre de silhouettes seront disponibles auprès des carrossiers et équipementiers Gruau et Würth.

Sans surprise aussi, on retrouve des motorisations, 100 % diesel, connues sous son capot : le 1,6 l de 90 ch et 180 Nm de couple dès 1500 tr/min et boîte 5 vitesses, et le 2,0 l 128 ch à boîte 6 vitesses et 320 Nm à 2000 tr/min. La version 2,0l 163 ch, un temps annoncé, a disparu -pour un temps ?- du planning Toyota. On ne nomme évidemment plus ces motorisations « HDi » mais D-4D ; les consommations du 2,0 l ne dépasseraient pas 6,4 l/100 km, soient 1200 km d’autonomie potentielle. La batterie bénéficie d’un « Volt Control » pour éviter les décharges. Trois niveaux de gamme disponibles : ProAce, ProAce Plus et ProAce Plus Vitré, dont le prix de départ est fixé à 26 220 €. Bref, voilà un concurrent direct et logique pour les Peugeot Expert, Fiat Scudo et Citroën Jumpy, même si cependant on ignore si le ProAce disposera d’une version VP. Il n’a pour l’heure été présenté qu’en VUL, pour lequel une version « vitrée » est proposée (finition ProAce Plus Vitré).

Il devait être livrable dès le second semestre 2013 mais a pris un peu de retard sur le lancement. Cette fois-ci, c’est bon, il débarque et remplace pour de bon le vieux Toyota HiAce… même si les tarifs n’ont pas été communiqués ! Il est probable que le ProAce ne reste que peu de temps sur le marché sous cette forme, puisque des mulets circulent, sous une silhouette proche de ce qui serait les futurs Jumpy/Expert III. C’est peut-être à cette intention que Toyota mentionne que le partenariat engagé « avec PSA se poursuivra au-delà de 2020 « . De quoi compenser comme prévu le départ de Fiat de ce partenariat.

Via Toyota