Le Numéro 1 mondial du secteur automobile vient d’annoncer ce jour la suspension de sa production de véhicules en Inde à cause d’émeutes assez violentes dans ses deux usines locales située dans l’État du Karnataka dans la région de Bangalore.

toyota kirloskar

Toyota explique dans son communiqué que des employés se sont livrés depuis un mois à des arrêts délibérés sur les lignes de production, à des intimidations et à des menaces contre les cadres des deux sites industriels qui emploient tout de même plus de 6400 salariés. Le constructeur poursuit en affirmant que ces troubles dans les usines sont le fait du syndicat local qui représente les employés.

Ces émeutes feraient suite à des discussions qui n’auraient pas abouti entre la direction et le syndicat qui négocient un cahier de revendications depuis une bonne dizaine de mois. Ces négociations portent principalement sur des retards de hausse de salaire et quelques avancées sociales. Comme aucun accord bilatéral n’a pu être mis en place, l’administration du Travail de l’Etat du Karnataka a organisé sept réunions tripartites de médiation pour tenter d’obtenir une entente. Hélas ces efforts de conciliation n’ont pas abouti ce qui a déclenché les incidents.

Toyota assure que dans ce contexte, il n’a d’autre choix que de déclarer le lock-out dans ses deux usines indiennes afin de garantir la sécurité de ses employés et de l’équipe de direction. Les problèmes semblent également liés au fait que les deux unités de production ne tournent qu’à 56% de leur capacité maximale fixée à 310.000 véhicules/an. Il apparait que Toyota comme les autres constructeurs payent ici la mauvaise santé du marché automobile indien. Ce sont donc le Fortuner, les  Corolla Altis, les Camry et la récente Etios qui sont arrêtés sur les chaines de fabrication.

Ceux qui se souviennent de l’été 2012 feront le parallèle avec les émeutes qui avaient eu lieu à l’époque dans l’usine de Manesar du groupe Maruti Suzuki (près de New Delhi) à la suite d’un différend entre un ouvrier et un contremaître. Contrairement à ce qui se passe actuellement chez Toyota, chez Maruti  il y avait eu un mort et plusieurs centaines de blessés.

Via AP, L’UsineNouvelle, CourrierStratégique.