Trophée Andros

En pleine saison hivernale, le moment est idéal ! Le championnat de danseurs sur glace a attaqué d’ailleurs ce week-end sa deuxième moitié de compétition à Isola 2000. Nous y étions l’an dernier pour la finale, retour sur des courses hors-normes !

Super-Besse, une soirée de janvier, un froid glacial et une tempête de neige… Malgré cela, la neige manquait sur la piste mais un travail extraordinaire a été effectué en amont en amassant des quantités de neige improbables qui ont ensuite étés gelées… Les moyens ont été mis, le résultat est réussi ! Malheureusement la qualité du revêtement n’aura pas tenu tout le week-end et les dernières courses auront été pauvres en glace, sans parler de la neige. Face à des conditions météorologiques et d’éclairage désastreuses, et un matériel loin d’être adapté, je vous ai tout de même ramené quelques clichés de la soirée en poussant mon boitier dans ses retranchements (ce qui se ressent aisément sur les photos)..

Commençons par une vidéo du talentueux Axel Anquetil qui s’est immiscé dans l’équipe Dacia le temps d’une saison. Émotions garanties !

Je suis moi même resté quelques heures au sein de la team Dacia et je peux vous assurer que les sensations sont garanties ! Pilotes, mécaniciens, ingénieurs, tout le monde donnait le maximum de sa personne et tout le monde retenait son souffle à chaque qualification, le regard rivé sur l’écran des chronos ! Puis vient ensuite la joie, le soulagement : tout simplement le bonheur. J’en retiens des émotions rares avec une très belle équipe soudée et solidaire, mais surtout humaine !

Petit point négatif au niveau de l’ambiance paddock, mais qui est sans doute due aux enjeux et à la pression de cette dernière journée de course, est un certain retrait des pilotes. Je les ai trouvés un peu distants, pas tous heureusement, mais cela m’a surpris. J’ai même vu s’énerver et crier Jean-Pierre Pernault qui est d’habitude très près du public et joyeux. Il s’est ce jour-là longuement retiré loin de « fans » qui l’attendaient… La soirée s’est d’ailleurs et malheureusement mal terminée avec une finale pour le moins… tonitruante !
Pour se remettre dans le contexte, il faut savoir que c’est la dernière course de la soirée qui va déterminée qui sera le champion 2012. Au programme, Prost suivi de Stievenart sur la première ligne, puis Villeneuve 3ème. L’équipe Dacia avait fait un excellent travail pendant les qualifications, permettant à Prost de maximiser ses chances de titre, en étant « protégé » par la deuxième Dacia. Je vous laisse découvrir ce qu’il s’est passé dès le premier virage…

Autant vous dire que le spectacle s’est radicalement arrêté, laissant place à des sifflements, des jets de glace et de neige, des contestations de toutes parts et même des bagarres… Tout, sauf du sport et de la passion ce qui est vraiment dommage. La direction de course n’a pas apprécié le geste technique de Villeneuve et l’a jugé en faute mais le laisse repartir dernier en course (il a finalement quitté la course sans même passer le premier virage) et laisse également réparer la voiture Prost, laissant un public attendre une heure dans un froid glacial (personnellement, je ne pense pas avoir déjà eu si froid) ce qui n’a pas aidé à calmer les esprits.
Vu sous un autre angle et résumant l’ensemble de la super-finale, je vous laisse vous faire un avis sur la chose.

On retrouve plus tard les podiums dont celui des F1 de la glace où Prost se retrouve hué. Il est évident qu’il ne restera pas longtemps sur le podium, le temps d’attraper son prix… Après ces événements, Alain Prost nous a confié « Le Trophée Andros, c’est fini pour moi ». Résultat ? « Le professeur » n’est plus de la partie, et son fils a également quitté le championnat. Tout ceci n’est pas très clair en tout cas, et je ne suis pas certain que ce ne soit uniquement une histoire de sport.

Aujourd’hui, le championnat est encore très disputé, et dans toutes les disciplines. On peut d’ailleurs remarquer que les « électriques » ont reçu quelques évolutions cette année parmi lesquelles apparaissent des améliorations sur la gestion électrique qui accroissent les performances et la fiabilité. En effet, les Andros Cars disposent maintenant d’une nouvelle génération de superviseur (cerveau de la voiture) et d’un nouveau convertisseur (Haute/Basse tension). L’aérodynamisme a légèrement été amélioré également avec un nouveau spoiler avant. Le plus remarquable est sans doute la comparaison des performances avec leurs homologues thermiques puisqu’avec moins de puissance, moins de clous sur les pneus, deux roues motrices en moins, elles arrivent à des performances équivalentes et même supérieures.. A l’Alpe d’Huez, le record de la piste a été établi par la PILOT d’Adrien TAMBAY en Andros Car (46’’462) contre la MINI de Jean Philippe DAYRAUT (46’’843). Des chiffres qui parlent, chapeau Exagon Engineering !

L’excellent et ingénieux créateur des Andros Cars, Luc Marchetti, accompagné de Nicolas Prost qui a largement contribué à la perfection du travail de Luc dont la Furtive-eGT que nous espérons retrouver très bientôt…

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Au niveau du classement des thermiques, on retrouve :
1 – Jean-Philippe DAYRAUT
2 – Benjamin RIVIERE
3 – Olivier PANIS

Andros Cars 04 :
1 – Christophe FERRIER
2 – Franck LAGORCE
3 – Adrien TAMBAY

Pilote Bike :
1 – Sylvain DABERT
2 – Maxime EMERY
3 – Cédric LASSAIGNE

 

Via Youtube, Vimeo, Trophée Andros
Crédit photos : N&R Photography for Blogautomobile.fr (Romuald Terranova)