Cette semaine une « enquête » indiquait que le coût de nos courses avait baissé de 1% en 2013 et que globalement le coût de la vie était resté stable l’an passé. On veut bien mais il faudra expliquer à 95 ou 97% de la population française quels sont les lieux où il faut vivre pour profiter de cette baisse de notre panier…
Et pour bien continuer dans la série, rien ne coûte plus cher aujourd’hui qu’hier, je vous propose la hausse ce samedi des péages qui nous donnent accès aux autoroutes privatisées mais aussi bien plus sures que nos routes départementales (… même à 80 km/h…).

augmentation du prix des péages d'autoroutes ce 1er février 2014

On a plus ou moins annoncé une hausse officielle moyenne de 0.8% mais après recomptage et vérification, on découvre que la hausse réelle est de l’ordre de 1.10-1.14% sur l’ensemble des réseaux ASF (entreprise Vinci), Escota (entreprise Cofiroute),  APRR et Area (entreprise Eiffage) et Sanef-SAPN (société Abertis). Ainsi certaines autoroutes réputées très chères d’ordinaire augmentent mois que d’autres; c’est notamment le cas des autoroutes alpines Aréa qui n’augmentent que de 0.84% alors que d’autres prennent 1.4 ou même 1.6%. Pas rien quand on utilise au quotidien les voies rapides et sécurisées.

Des autoroutes déjà anciennes, des infrastructures rentabilisées, des concessions données par l’état il y a une dizaine d’années au nom du libéralisme, du désengagement de l’état dans ses fonctions dont celles régaliennes et de la satisfaction de certains conseils d’administration qui apprécient ce genre de partenariat état/privé, voilà le système que l’on a imposé aux conducteurs français. Le pays finance les infrastructures, je récolte à titre privé les dividendes… Que du bonheur !

Si l’on se réfère aux propos de certains journaux (ici Le Figaro), on découvre que la hausse du prix des autoroutes correspond chaque année à 70% de l’inflation. On ajoutera à cela qu’il existe une fameuse variable d’ajustement, compréhensible, qui correspond aux frais d’entretiens et de mise à jour ou aux normes. Donc pour faire simple, si une année, l’inflation est forte, l’augmentation sera élevée, inversement si l’inflation est basse la hausse des tarifs autoroutiers sera moindre. Pas compliqué et si l’on s’en réfère aux propos des représentants du Ministère des transports, ça va de mieux en mieux depuis deux ans car l’inflation diminue. Alors amis automobilistes, estimés vous heureux, ça pourrait être bien pire !

Reste que l’opacité du système (comme celui d’Ecomouv’ ???) a fait que la Cour des Comptes a mis son nez dans l’affaire et soulevé nombre de problèmes dont celui de l’absence de contrôle de l’état sur les concessionnaires privés qui ont en charge au quotidien la gestion de ses 8000 km de voies autoroutières.

Via LeParisien, LeFigaro, LaDépêcheDuMidi.
Crédit illustration : Merci à Frédéric Deligne ( http://www.facebook.com/fred.deligne?fref=ts )