En pleine tendance, les véhicules électriques ou hybrides sont dans tous les magazines automobiles. Aucun numéro de quelque support que ce soit ne nous présente une ou plusieurs pages sur ces véhicules du futur déjà bien présent. Je vous propose donc de parcourir quelques éléments à travers une marque phare, Volkswagen, et à travers un pays innovant dans ce domaine, le marché norvégien.

Nous allons parcourir et découvrir la région d’Oslo en Golf GTE, ses atouts, ses inconvénients et également jeter un regard sur le reste de la gamme Volkswagen E-Mobility au travers de la Up, Passat et E-Golf.

Déjà une réflexion sur l’utilisation de l’électrique en général dans le monde automobile… Un problème majeur constitué par l’autonomie et l’utilisation des batteries. Aux balbutiements de la voiture sans chevaux, bien des pistes ont été explorées : Vapeur, pétrole, électricité… Le 29 avril 1899 le Belge Jenatzy avec sa « Jamais Contente » passait le 100 km/h donnant ainsi tous les espoirs aux véhicules mus par une énergie stockée en batteries. Plusieurs développements dans ce sens jusqu’à la première guerre mondiale, qui devait stopper net ce genre de mobilité. Le pétrole prit dès lors le dessus sur les autres sources d’énergies avec le développement que l’on sait. La mouvance électrique oubliée et reléguée dans les archives, jusqu’à ces dernières années où, par souci écologique, planète en danger oblige, cette solution est revenue sur le devant de la scène et par la même occasion sur les planches des ingénieurs. Solution d’avenir ? Tout au moins, une des solutions ! Impossible de généraliser ce mode de fonctionnement, il faudrait si tout le parc automobile mondial avait recours à ce procédé augmenter la production d’électricité de presque 30%. Utopie bien sûr mais pourquoi pas une solution intermédiaire ?

Les ambitions des constructeurs vont dans ce sens et déjà certains d’entre eux ont d’ores et déjà annoncé stopper la production de moteurs 100% thermiques dans la décennie à venir. Volkswagen ambitionne la production de 1 million de voitures électriques d’ici 2025 et près de 20 modèles entièrement électriques d’ici 2022 avec un investissement total de 6 milliards d’euros dans l’e-mobility ! La mobilité électrique et numérique est donc en pleine réflexion tant au niveau des véhicules que des infrastructures les encadrant. A Wolfsburg un centre de développement de la mobilité électrique est un des plus importants  au monde avec quelques 1800 employés.

Cette politique de demain transpire déjà sur le marché norvégien cité plus haut. Précurseur, ce pays paradoxalement gros pourvoyeur de pétrole a très tôt développé un attrait pour l’énergie électrique et en traversant Oslo, notre œil est immédiatement attiré par les Tesla et autre BMW i3 ! Les drôles de parcmètres sont en fait des bornes de recharges sans parler des incitations fiscales. Volkswagen ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisqu’en se positionnant en Norvège grâce à son importateur depuis 1948, MollerGruppen, c’est près d’un tiers des ventes de la Marque qui est électrique ou hybride.

Revenons sur les incitations fiscales pour les véhicules 0 émissions, gratuité des péages, parkings et recharges gratuites, exonération de TVA et suppression des taxes à l’immatriculation… On est loin de notre simple prime nationale. Quant au côté pratique, un développement des bornes de recharge rapide tous les 50 kilomètres est en cours. De quoi rassurer sur le fait de ne point tomber en panne lors d’une virée dominicale.

Penchons-nous sur l’évolution des produits, et en particulier sur la Golf GTE, premier constat, elle est jolie et très proche de ses sœurs thermiques. Enfin une hybride qui n’a pas un look de vaisseau spatial ! Hormis les signatures lumineuses bleues peu de choses la différencient d’une GTI. Nous verrons les rappels toujours bleus à l’intérieur ainsi que les sigles mais la ligne générale n’est pas impactée par des pseudos impératifs aérodynamiques comme chez certains constructeurs japonais par exemple. Seuls les optiques avant et un bouclier légèrement retouché peuvent la différencier des autres Golf. Pour la partie habitacle, rien à dire du côté de la finition, c’est bien du Volswagen… La GTE profite depuis le restyling de deux écrans digitaux, un de 12,3 pouces situé en face du conducteur et doté de l’Activ Info Display que l’on ne présente plus, ainsi qu’une dalle centrale de 9,2 pouces regroupant toutes les fonctions dont dispose notre GTE. Celle-ci affiche également les indications de recharges des batteries et des flux d’énergie, amusant ! Petit reproche quant au volume de chargement réduit d’une centaine de litres à cause de l’encombrement des batteries. Dans ce coffre nous trouvons tout le câblage pour recharger notre monture, comme il se doit !

Sur la route !

Déjà sortir de la grande ville en mode tout électrique, silence, souplesse, accélérations plus que correctes, c’est déroutant quelques fois… Les 102 cv du moteur électrique couplés à la boite DSG font le job ! Pour l’amateur d’injections et de décibels que je suis, c’est une découverte, voir une réflexion… Cette voiture semble être un tapis volant puisque seuls quelques bruits aérodynamiques viennent troubler la quiétude de l’habitacle. Le moteur TSI de 150 cv attend son heure, et moi aussi. En ayant déjà eu l’occasion d’essayer des véhicules mixtes, j’ai eu quelques fois des surprises pas tout à fait heureuses lors du passage en thermique avec un rappel sonore brutal. Ici, du tout, le changement de mode se fait dans la douceur. Notons une fonction « Charge de batterie » qui permet de recharger ses dernières grâce au moteur thermique. Tout a été pensé et bien pensé !Détail pratique le GPS indique les bornes de recharge à proximité et le rayon d’action de la voiture avec l’énergie restante. On a pensé à tout ! Le comportement routier reste inchangé, voir même amélioré avec un centre de gravité plus bas grâce au poids des batteries qui paradoxalement n’impacte pas les performances de la voiture qui affiche tout de même 204 cv au total avec le cumul des deux moteurs. Pour les gros rouleurs qui ne peuvent se permettre de faire des pauses « recharge » tous les 400 km, autonomie revendiquée par la E-Golf, cette hybride semble l’alternative actuelle des plus intéressante. Même système pour la Passat pour ceux qui auraient besoin d’un vaisseau disposant de plus d’habilité.

Et Up !

Un p’tit tour en E-Up ? Celle-ci n’est proposée qu’en version électrique uniquement, pas d’hybride vu le gabarit de la voiture et surtout sa prédilection d’utilisation somme toute uniquement urbaine. C’est un jouet qui se faufile dans le flot journalier, sa vivacité est saisissante, sa réactivité également ; il faut même faire attention quelques fois aux effets de couple sur route humide, la Up arrive à patiner lors de franches accélérations, pas de quoi faire les « burns » à chaque feu rouge mais presque. L’habitabilité est cohérente et largement suffisante pour aller faire ses courses ou chercher les enfants à l’école. S’il n’est pas encore question de partir d’une traite à l’autre bout du pays, c’est l’outil idéal pour un usage journalier autour de son domicile.

Grand amateur de Golf depuis des décennies, il fallait bien la fille de Wolfsburg pour faire passer la pilule, elle a réussi à me convaincre et pourrait éventuellement faire abandonner mes traditionnelles Diesel. Volkswagen est prêt pour demain, et nous prépare des véhicules qui sauront encore nous donner de la saveur et du plaisir au volant, à n’en pas douter !

Merci à Volkswagen France pour l’invitation.