La Golf GTI est devenue une institution depuis les années 70. Pas une génération sans qu’elle ne soit présente, même si Volkswagen a parfois perdu la recette magique. Pour la Golf 8, la grande nouveauté vient de la présentation simultanée de 3 modèles : essence, hybride et diesel.

Même si les GTE et GTD existent depuis longtemps dans la gamme du constructeur allemand, c’est la première fois que les 3 modèles sont aussi directement associés et arborent une présentation aussi proche.

Débutons par la reine incontestée : la GTI. L’évolution mécanique en comparaison de la Golf 7 est… inexistante ! La GTI nouvelle mouture conserve en effet le même 4 cylindre 2 litres TSI de 245 ch et 370 Nm de couple que sur la GTI Performance. Elle est disponible en BVM6 ou en boîte DSG à 7 rapports, mais certaines informations évoquent la disponibilité de la seule DSG en France, à surveiller ! Du classique, sans surprise, qui ravira les fans inconditionnels mais qui ne devrait pas attirer un nouveau public. La GTI devrait cependant connaître ultérieurement un dérivé plus musclé, qui porterait le nom de TCR et développer environ 290 ch, sans même parler de la R qui ira encore plus loin dans la radicalité.

La présentation est relativement sobre, et colle bien à l’image de compacte bourgeoise musclée qui est celle de la GTI aujourd’hui. Le changement le plus radical est à chercher à l’avant : le bouclier s’élargit, se retrouve garni d’un revêtement en nid d’abeille et les feux de brouillard arborent un schéma en damier qui rappellera des bon souvenirs aux designers de chez Renault Sport ! Clio R.S.16, si tu nous lis…

Les autres ajustement sont on ne peut plus classiques : jantes de 18″ (pas très réussies, avis totalement partial), étriers rouges, double sortie de pot et abaissement de la suspension de 15 mm. Un discret becquet fait également son apparition sur le haut du hayon.

Dans l’habitacle, quelques touches de rouge (ça va plus vite) et l’inévitable tissu tartan à carreaux sont les traits distinctifs de la GTI. La planche de bord et les autres éléments de mobilier sont bien sûr repris de la Golf 8 classique.

La Golf GTE était déjà entraperçue depuis l’an dernier. Rappelons néanmoins qu’elle est équipée du bloc 4 cylindres 1.4 TSI de 150 ch, complété d’un moteur électrique de 115 ch. La batterie au lithium a une capacité de 13 kWh, offrant une autonomie tout électrique de 60 km et une vitesse maximale de 130 km/h dans ce mode. L’ensemble développe 400 Nm de couple.

La carrosserie de la GTE n’est surbaissée que de 10 mm. Elle reçoit des jantes spécifiques et les logos sont accentués de bleu, tout comme les touches colorées de l’habitacle. Même le tissu tartan de la GTI est reconduit, avec un liseré bleu. Les autres caractéristiques esthétiques sont identiques à la GTI.

Terminons par la GTD, qui fait du copier/coller elle aussi. Les accents sont ici gris, les jantes sont différentes (et plutôt réussies cette fois), la caisse est abaissée de 15 mm. Elle est dotée du 2 litres TDI de 200 ch et 400 Nm.

Volkswagen reste pour l’instant discret sur les performances de sa gamme GT*. Plus d’informations devraient nous parvenir d’ici aux commercialisations, prévues en septembre pour les GTI et GTD, et en novembre pour la GTE. Les tarifs de chaque modèle sont estimés à un prix sensiblement supérieur à 40 000 €.

A force de s’embourgeoiser, la GTI semble perdre ses repères et (re)devenir une simple finition haut de gamme et performante, oubliant la sportivité des origines. Heureusement, Volkswagen a déjà prévu d’envoyer son modèle fétiche en salle de sport avec la future TCR.

En y repensant, le modèle le plus séduisant de la gamme pourrait bien être la GTE. En ces temps difficiles pour l’automobile, elle semble être la plus polyvalente et aussi, accessoirement, la moins taxée. A méditer…

Crédits photos : Volkswagen