Selon les dernières informations du jour qui sont en provenance du Canard Enchainé mais aussi de RTL, de l’Argus et des agences de presse, le dossier de Renault dans cette fumeuse affaire d’espionnage est vide et même bien vide de tout puisque selon les premières informations du jours qui concernaient les fameuses lettres du corbeau, on apprend que l’informateur anonyme qui aurait surpris des conversations de M.Balthazard, membre du comité de direction, ne fait aucune allusion au programme de Renault et les voitures électriques pas plus qu’il ne parle des fameux comptes en Suisse ou au Liechenstein. On découvre en fait que Michel Balthazard parle du programme de Renault F1 et il aurait évoqué la conception des monoplaces mais rien de plus !

L’autre information est en provenance du parquet général de Berne et concerne les recherche de comptes secrets, cachés et numérotés qui seraient détenus par les 3 cadres incriminés dans l’affaire. Au final, on apprend que messieurs Rochette et Tenenbaum n’ont jamais eu de compte en Suisse auprès de la Zürcher Kantonalbank et la justice française attend désormais les éléments concernant M. Balthazard, l’homme qui parle de F1…. et à priori, selon les premiers éléments, le résultat serait du même ordre que pour les deux autres protagonistes de l’affaire. Reste que ces nouveaux éléments tombent mal pour Renault qui perd petit à petit une bonne partie de la crédibilité de sa communication et cela relance les doutes sur ce « feu » qui aurait été allumé pour détourné l’attention de différents problèmes liés au programme ZE mais pas seulement. Par ailleurs, certains font remarquer ouvertement que ces éléments à décharge pour les accusés pourraient devenir à charge pour Renault surtout qu’il y a une quinzaine de jours, le PDG du groupe avait demandé qu’on fasse confiance au groupe automobile dans cette affaire car ses accusations se « fonderaient » sur la conviction de dizaine de personnes en interne.

Des lettres sans éléments, pas de comptes secrets, pas de secrets industriels ou commerciaux divulgués, des salariés de Renault qui ont des convictions par pragmatisme ( ou crainte ? ) afin de ne pas déplaire aux chefs et ne pas risquer de perdre leurs emplois, des services de sécurité interne toujours muets et devenus ridicules devant les enquêteurs de la DCRI, des enquêteurs privés ( ou des barbouzes de 4eme zone  ) à la « Audiard » qui travaillent uniquement au téléphone, sans notes, ni PC ou traces écrites, ça sent de plus en plus l’affaire balourde et ce, à deux niveaux. D’abord pour Renault qui semble être un peu le dindon de la farce et qui se serait fait « enfumé » par ces pseudos enquêteurs, puis par une sorte de reglèment de compte entre salariés au sein de l’entreprise suite à des désaccords, des jalousies ou rancoeurs. Sale ambiance tout de même et triste image du management de la grande entreprise nationale qui est incapable de gérer quoi que ce soit.

Renault ne devrait pas pâtir commercialement de cette sale affaire mais son image pourrait bien sortir écornée de ce triste chapitre qui se terminera quoiqu’il arrive au tribunal pour les 3 salariés licenciés ont lancé plusieurs procédures au Prud’hommes, au pénal ( pour dénonciation calomnieuse, diffamation non publique ) car outre le fait d’avoir perdu leurs emplois, les anciens salariés estiment qu’ils ont été jetés en pâture à l’opinion publique et au monde de l’automobile sur la seule foi de « rumeurs ».

Une affaire malsaine, complexe qui demande que nous attendions les conclusions de la DCRI mais qui ne s’annonce pas bien pour Renault et son PDG ( je vous fais grâce des propos de certains qui voient ici un quasi complot politico-industriel officiel qui met en lien la vente du concept Renault ZE à la Chine mais qui cherche des lampistes ! ) .

Via LeParisien, AFP, LeFigaro, LeCanardEnchainé, BFM, RTL, Youtube.