L’information est à mettre au crédit de Bernard Ollivier lors de son entretien avec nos confrères de L’Argus il y a quelques jours. A quelques jours de la présentation officielle de la Renault Sport R.S 01, qui annonce surement un peu de la future Alpine, le PDG de la société des automobiles Alpine s’est laissé aller à quelques annonces qui préparent la venue tant attendue du futur coupé Alpine prévu en 2016.

alpine by renault.2

Si le boss d’Alpine est resté muet au sujet du design, des caractéristiques ou des performances de cette future sportive dieppoise, B.Ollivier a tout de même expliqué que la marque escomptait vendre annuellement quelques trois milles unités de son coupé. On pourra effectivement trouver ce chiffre peu élevé mais il faut bien prendre en compte un prix relativement élevé, un segment de marché étroit et l’état de la concurrence qui s’appelle essentiellement Alfa Romeo 4C, Lotus Elise et peut être Caterham !

Il poursuit en expliquant que le marché français devrait absorber entre 750 et 1000 exemplaires du modèle(entre 25 et 33% des volumes commercialisés), le solde de la production étant écoulé sur d’autres marchés européens (Allemagne, Royaume Uni, Suisse, Italie) mais pas seulement… Ainsi il poursuit en expliquant qu’Alpine regardera aussi vers les marchés d’Asie (Japon et Chine) et vers le marché russe où Renault grâce à son rachat d’Avtovaz est bien implantée. Il semble que les marchés du continent américain ne seront pas concernés par l’Alpine.

Bernard Ollivier est aussi revenu sur les rumeurs qui voulaient qu’Alpine fasse un retour à la compétition via… le rallye ! Certains ont du abuser du Burzet, de St Jean en Royans ou du Turini mais hélas si Alpine revient dans la course cela ne passera pas par le rallye du fait d’une réglementation actuelle contraignante et pas adaptée aux coupés ou aux sportives autres que celles dérivées des voitures du segment B (citadine). Dommage, mais si le constructeur revient vraiment en course dans les prochaines années, cela se fera dans la continuité de l’actuelle LMP2 ou vers une orientation GT ou dans des séries similaires. Esperons que d’ici là il reste encore quelques circuits automobiles en France et que la « Fédé » se bougera pour que le sport auto perdure dans l’hexagone avec autant d’énergie que pour les réunions officielles dans les grands restaurants et les brainstormings !

Nous allons reparler avec plaisir et passion d’Alpine et de Renault Sport, ça nous changera des SUV…

Via L’Argus.