… suite à la mise en place de l’Executive Order signé par B.Obama qui veut que toute entreprise étrangère commerçant avec l’Iran soit durement sanctionnée sur le territoire américain et dans le cas présent c’est l’Alliance Renault-Nissan qui est concernée.

Renault Iran Tondar 90

Sous la pression du puissant lobby UANI (Union contre le programme nucléaire iranien), des marques comme Porsche, Fiat, Lamborghini ou Peugeot ont cessé tout partenariat économique avec l’Iran et c’est désormais au tour d’une autre entreprise hexagonale d’être touchée par la pression politique américaine. L’Alliance n’avait pas le choix puisque le marché automobiles des Etats Unis est devenu le premier marché de Nissan et Carlos Tavarès de simplement constater un peu désabusé : « On a pas le choix. Plus rien ne sort des usines françaises, mais des kits sont encore expédiés avec les pièces déjà produites ! » 

Pour Renault l’impact ne sera pas négligeable puisque le groupe va dans un premier temps devoir provisionner quelques 512 millions d’euros pour compenser la perte annuelle qui est liée à la fin du commerce avec l’Iran. Reste que les Megane et Tondar 90 (des Logan à la façon iranienne) sont en grande partie fabriquées en Europe et ce sont des sites français mais aussi roumains, espagnols ou portugais qui vont être touchés par une baisse d’activité notable.
Ainsi l’usine du Mans (chassis), l’usine STA de Ritz (BVA), l’usine de Cléon (moteur) et la plateforme logistique de Grand Couronne sont directement impactées sur le territoire français. Les sites de Bursa en Turquie, Valladolid en Espagne et Mioveni en Roumanie (logistique) seront touchés très vite par une baisse d’activité tout comme les usines de Valladolid (moteur), Cacia au Portugal et Pitesti en Roumanie qui produisent des boites de vitesses.

Du coté des syndicats, Fabien Gâche, délégué syndical de Renault d’expliquer :« L’arrêt de l’activité iranienne ne met pas directement en péril les sites mécaniques français concernés mais c’est de l’activité en moins et dans le contexte économique actuel, ce n’est pas bon. » 

On rappellera qu’en 2012, Renault c’est 10% du marché iranien ou 100.783 voitures neuves vendues en kit et assemblées sur place par le partenaire Iran Khodro. A ce nombre il faudra ajouter quelques 420.000 pièces détachées importantes produites en Iran par des sous traitants pour le marché local mais qui participent indirectement aux rentrées d’argent du constructeur français.

Reste qu’en 18 mois et à cause du « diktat »américain et de lobbying fait par l’UANI, l’industrie automobile française a perdu bien plus de 200.000 unités ce qui ne se fait pas sans laisser de traces dans notre économie déjà pas au mieux et encore plus dans le secteur automobile qui peine depuis déjà quelques années !

Pour retrouver le cas PSA :

http://blogautomobile.fr/peugeot-deja-domination-americaine-pression-lobby-anti-iranien-145605

Via BFM, L’UsineNouvelle.