Lorsqu’on évoque course d’endurance et Audi, on pense inévitablement aux 24 Heures du Mans. Il existe cependant une autre compétition de 24 Heures elle aussi, mais réservée aux amateurs : l’Audi Endurance Experience. Retour sur la finale, qui se déroulait le week-end dernier sur le superbe tracé du Castellet.

Petit rappel « historique » pour commencer : l’A2E (oui, c’est plus facile à écrire !)  est née en 2011 et permet aux clients de la marque aux anneaux de se mettre dans la peau de véritables pilotes en s’affrontant à bord d’A1 sur 4 manches qualificatives de 3 heures sur 4 grands circuits français que sont Le Mans, le Castellet, Nogaro et Magny-Cours. Les meilleurs obtiennent le droit de participer à la grande finale de 24 heures au Castellet.

26 équipages de 5 pilotes s’affrontent sur le mythique tracé Varois le temps d’un week-end riche en émotions, le tout dans une ambiance inimitable et bon enfant, malgré l’ampleur de l’événement et du défi à relever !

Leurs montures : des Audi A1 TFSI 185 ch S-Tronic de série ou presque, seules quelques modifications sont apportées par rapport à la citadine que l’on peut trouver en concession. On peut citer notamment l’ajout d’un ach so  arceau de sécurité, de sièges baquets, de plaquettes de freins de compétition ainsi que d’un allégement général qui passe par le démontage de tout le superflu inutile lors d’une course, comme l’insonorisation ou la banquette arrière.

On est loin d’une R8 LMS, certes, mais n’oublions pas que ces pilotes d’un jour n’ont que très peu d’expérience en pilotage !

En plus des clients Audi inscrits à la compétition, on retrouve des équipes de partenaires (Xbox, Tag Heuer, Dunlop…), une équipe Presse, une équipe « VIP » (avec en guest star Jean-Paul Rouve !), mais aussi la Team Digitale. Cette dernière est composée des meilleurs éléments parmi les invités d’Audi lors des manches qualificatives : en effet, à chaque épreuve la marque sélectionnait parmi un panel de sites web regroupés par catégories (Auto, Web, Marketing et Lifestyle) 5 concurrents et le meilleur de chaque équipe gagnait son ticket pour la finale.

Des « co-team managers » ont également été sélectionnés via un challenge sur internet ou il était question de gestion d’un équipe virtuelle lors de courses de 24 heures… Un bon entrainement pour les 8 vainqueurs du jeu qui ont pu passer du virtuel au réel lors de cette finale.

La compétition commence Vendredi à 16h30 avec les essais libres où les pilotes peuvent enfin découvrir le tracé et prendre leurs marques (ceux qui ont participé aux sélections ici possèdent un petit avantage de ce côté là !). Mais contrairement à un course d’endurance « classique », ici pas de séance de qualification, la grille de départ sera tirée au sort ! Cela peut sembler étonnant, voire injuste pour certains, mais il ne faut pas oublier que l’on part pour 24 heures de course, alors quelques mètres de plus ou de moins sur la grille de départ n’influenceront pas vraiment le résultat final.

Après un 3h30 d’essais, place à la détente pour les pilotes et les invités avec un petit cocktail dinatoire suivi d’un concert du chanteur Yodelice. Mais puisqu’on est en terre Audi ce week-end, un « mini salon auto » est organisé, avec au programme l’A8 restylée, l’A3 cabriolet, le RSQ3 et la RS7, l’occasion de découvrir (ou redécouvrir pour ceux qui ont suivi le Salon de Francfort il y a quelques semaines) les dernières nouveautés de la marque.

La détente, c’est bien, le repos, c’est pas mal non plus, surtout pour les pilotes qui vont en avoir bien besoin pour aborder au mieux la course. Les hospitalités se vident petit à petit, à demain ! …

Magie du web, demain, c’est maintenant !

Les pilotes sont conviés dès 9h30 à un briefing général où les règles et l’attitude à adopter en piste leur sont rappelés. Compétition oui, mais il faut rester sport ! Pas question d’envoyer ses petits camarades valser hors piste ni de bloquer un concurrent incontestablement plus rapide !

Pendant ce briefing et en marge de la course, diverses activités sont proposées aux accompagnants et invités (et comme le disait si bien Jean Paul Rouve : 24 heures, ça dure 24 heures !, il faut bien s’occuper !).

Au programme : séances bien-être, essais routiers, karting, baptêmes de piste, cinéma… Bref, chez Audi on sait recevoir !

Histoire de bien commencer la journée, j’ai eu la chance de pouvoir monter à bord de l’Audi R8 LMS présente pour l’occasion, avec le pilote Pascal Fabre à son volant. Un tour de piste comme toujours trop rapide, mais diablement riche en sensations. Je vous propose donc cette petite vidéo embarquée, tournée avec les moyens du bord (c’est à dire…mon téléphone !) où vous constaterez qu’il est très difficile de rester en place tant tout y est violent, de l’accélération au freinage en passant par le bruit qui a donné bien du mal à mon petit micro dans la ligne droite… Moteur, action !

Il n’y a pas à dire, des réveils comme celui-ci, on en voudrait bien tous les matins !

Pour apaiser les tympans et apprécier une mélodie plus douce, direction l’Audi RS7 équipée du système audio Bang&Olufsen, avec la présence sur place d’un ingénieur de la marque, passionné et passionnant, qui expliquait le fonctionnement de la HiFi qui a nécessité pas moins de 4 années de développement ! Le tout pour un son d’une très grande qualité (mais réservé aux mélomanes fortunés, l’option coutant la bagatelle de 6000 € !)

Après le déjeuner, place à la mise en place de la grille de départ, l’occasion de voir de plus près les voitures et les équipages (et les grid girls !) qui vont prendre part dans quelques minutes à l’expérience de leur vie ! Les pilotes qui auront la lourde tâche de prendre le départ se concentrent, chacun à leur manière, en s’isolant ou au contraire en discutant avec leur team manager. A noter, parmi cette horde de mâles, on ne compte qu’une seule femme : Géraldine Gaudy d’AutoPlus dans la voiture Presse.

L’heure fatidique approche. Le départ (lancé) aura lieu à 14 heures. La pression monte, les pilotes s’élancent pour le tour de chauffe et une fois la voiture de sécurité rentrée aux stands, le long sprint peut commencer !

Tous les pilotes auront su rester sages, pas d’accrochage à signaler. Ça serait bête d’arrêter une si belle aventure au bout de quelques mètres, non ?

Certains font un choix stratégique en rentrant aux stands dès la fin du premier tour afin de ne pas se retrouver englués dans le trafic.

Une fois la course bien lancée, il est temps pour moi de continuer à profiter des activités proposées… Allons-y pour le Quattro Challenge !

Késako ? C’est simple : il s’agit d’un slalom chronométré en Audi TT RS qui se déroule sur la toute nouvelle piste école du Paul Ricard. Le principe est enfantin : un TT, un tracé, des cônes, un chrono. Un cône touché = 2 secondes de pénalité. On dispose d’un tour de reconnaissance en tant que passager, puis un autre en tant que conducteur avant le tour chrono. Certains y vont mollo, d’autres attaquent dès le tour de reco (comme moi : bah oui, autant faire ça bien 🙂 ). Les 360 ch de l’auto doivent être utilisés avec prudence et souplesse pour éviter le sous-virage pas vraiment idéal pour qui veut réaliser un temps canon. Un bon défouloir en somme, que j’aurais l’occasion de faire à plusieurs reprises durant les 24 heures de course (pourquoi se priver ? ), et qui permet d’apprécier la sonorité rauque du 5 cylindres turbo en action.

Après ce petit tour sportif en TT, rien ne vaut un plus grand tour dans un autre modèle… Les essais routiers proposés permettent de tester un modèle de la gamme S ou RS sur un parcours autour du circuit. RS4, RS5, RS6, RSQ3, TTRS, S3, SQ5… Un bien joli parking. Mon choix s’est porté sur….la RS6. J’ai bizarrement choisi la plus puissante, on se demande bien pourquoi !

Le TT RS évoqué précédemment était devenu la voiture la plus performante que j’aie eu l’occasion de conduire, la RS6 prend donc la relève quelques minutes plus tard… Quelle belle journée ! Imaginez un peu, 560 ch sous le pied droit, ça commence à faire pas mal ! Mais attention : nos amis en bleu sont avertis et présents en bord de route, il va falloir être très prudent !

Un appui sur le bouton Start et…euh, pas grand chose en fait ! Au ralenti, de l’intérieur, on perçoit à peine le son du moteur (un V8 bi-turbo pour mémoire). Pour l’entendre, un pression franche sur la pédale de droite est nécessaire. Hop, à peine appuyé, et déjà au dessus de la limite autorisée. Le 0 à 100 est expédié en 3,9 secondes, autant dire trèèèès rapidement ! La poussée est vraiment impressionnante, bien aidée par le système Quattro. Pour prendre du plaisir, il existe cependant un autre moyen que la vitesse : descendre manuellement les rapports juste pour entendre le petit coup de gaz « qui va bien » donné automatiquement à chaque rétrogradage : un régal ! Il est clair qu’une auto de la sorte est très agréable à conduire, assez confortable également, mais c’est assez frustrant d’avoir toute cette cavalerie à disposition et de ne pas pouvoir l’exploiter comme il se doit. Ceci étant, si on me la donne, je la prend volontiers ! L’essai se termine sur un parcours un peu plus sinueux ou il était possible de mesurer les qualités dynamiques de l’auto. Quelques minutes au volant d’un monstre de 560 ch ne laissent pas indifférent. Qu’il va être difficile de remonter dans une voiture « normale » sans avoir l’impression de se trainer !

Retour sur la course qui suit son cours.  Les relais s’enchainent, plus ou moins longs selon les équipages. La grande préoccupation de toutes les équipes reste les « consommables », à savoir les pneus, les plaquettes et les disques de freins, tous limités en nombre. C’est aussi ça l’endurance, savoir gérer la mécanique pour éviter des arrêts longs et pénalisants en cas de changement prématuré des pièces d’usure. Chaque équipe devra néanmoins passer obligatoirement 44 fois par les stands durant la course, avec un temps d’arrêt minimum fixé à 1 minute.

La nuit arrive doucement, l’occasion de voir que les freins sont réellement mis à rude épreuve : ça rougeoie messire !

L’occasion aussi de faire une course de kart avec les co-team managers, un confrère blogueur (Stéphane de 4Anneaux.fr) et le directeur marketing d’Audi. 16 minutes d’essais chronométrés, puis 24 heures minutes de course. Physiquement intense, mais ultra prenant !  L’honneur de BlogAutomobile.fr est sauf : pôle position, meilleur tour en course et victoire !

Comme ci ça ne suffisait pas, une autre activité approche en ce samedi soir : la R8 Night Session. 2 tours de nuit à bord de la version V8 menée de main de maitre par un pilote essayeur maison, de quoi faire de beaux rêves !

Durant la nuit, des concurrents vont se faire quelques frayeurs, et des accrochages sont à déplorer, certains légers (petites touchettes…) d’autres un peu plus violents qui nécessiteront des interventions mécaniques lourdes. Heureusement pour les équipes, une armée de mécaniciens de choc est à leur disposition : à titre d’exemple, il leur faut moins d’une heure pour changer un train avant  ! Ça change du garage du coin, n’est-ce pas ? Pour les freins : moins de 5 minutes pour un changement de disques et plaquettes ! Impressionnant.

Dimanche, les dernières heures de course de jour sont moins agitées, mais certains en profitent pour aller chercher le record du tour,  voyant sans doute que les consommables ne seraient plus un problème. La fatigue se fait sentir pour tout le monde, mais c’est pour la bonne cause !

Le drapeau à damier est brandit à 14 heures pétantes, et c’est l’équipage Xbox 360 qui remporte la course, en ayant réussi une gestion stratégique remarquable (changements de pilotes ultra rapides, gestion des pneus et des freins au poil, chronos réguliers et rapides). Cette troisième édition aura encore été un succès, une expérience sportive et humaine pour les pilotes et tous les participants, et on n’a qu’une envie : vivre à notre tour la course en tant que pilote !

Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle saison d’endurance amateur !

Pour revivre la course, Audi propose sur le site http://audi2elive.fr/24h-en-videos/ une série de vidéos permettant de se plonger dans l’ambiance de ces 24 heures au Castellet. Allez y jeter un œil, ça en vaut la peine.

Je tenais à remercier Victor et Michael de WEAD, Valérie et Martine de Double 2 pour l’invitation et l’organisation au top.

Crédit Photos : Romain Bresadola pour blogautomobile.fr, William Crozes pour Audi.