A l’aube de son renouvellement de fin d’année, retournons au MotorVillage pour y voir une dernière fois les Italiennes qui y furent exposées ces derniers mois.

Grand changement prévu au MotorVillage début novembre ! Au programme, nous a-t-on dit, Alfa Romeo serait mis en avant avec la 4C… qui y fut déjà présentée en mai dernier. Mais avant cela, et parce que le MotorVillage renouvelle de façon partielle les modèles exposés (ou par tiers, comme le Conseil Constitutionnel), faisons le point sur les voitures qui ont pu s’y trouver. Des Fiat bien-sûr, avec que des 500, mais aussi des Lancia, une Alfa et deux Maserati… Suivez le guide !

Fiat : Des 500 à la douzaine

Ce n’est pas faire offense à la Fabrique automobile de Turin que de pointer le fait qu’elle s’enferme dans la monoculture depuis quelques temps. C’est une direction affirmée par le Fiat de Marchionne que de tout miser sur le patronyme « 500 « , et les chiffres de ventes étant bons on se dit que l’essentiel est atteint. En effet, de simple citadine 3 portes lancée en 2007 après le très réussi concept-car Trepiuno, la 500 a gagné deux portières en devenant 500 L, ainsi qu’un pare-choc de baroudeuse pour se grimer en 500 L « Trekking ». Plus récemment, elle a encore pris du coffre pour être la 500 L « Living », embarquant 7 passagers à bord.

Outre les modèles dérivés de la 500, Fiat cultive les finitions de cette dernière. Avec ou sans toit (500 C), sportive (500 S) voire très sportive (Abarth 500), mais aussi chic (500 by Gucci) ou métrosexuelle (500 GQ), il y en a plus que pour tous les goûts. Fiat veut désolidariser sa citadine à succès de son image féminine afin de conquérir la clientèle masculine et de s’y assurer un regain de jouvence. En attendant la 500 Zagato, on attend néanmoins que la marque turinoise sorte d’autres modèles que des « Cinquecento » car au rythme de cette monoculture, on pourrait légitimement  renommer Fiat en seulement « Fiat 500  » !

Maserati : Le Trident sort ses griffes

Longtemps Maserati s’est couché de bonne heure : à la recherche du temps perdu, le label Italien semblait ne plus pouvoir retrouver son lustre passé, lui qui s’enfermait dans un diptyque de modèles (GranTurismo / GranCabrio) et la berline Quattroporte. Alors que le segment du luxe voit les concurrents principalement allemands investir massivement pour y obtenir toujours plus de parts de marché et de rentabilité, Maserati restait sur ses trois fidèles piliers.

Mais Maserati s’est réveillé, a travaillé dur le soir, et a sorti cette année 2013 deux nouvelles berlines : la Quattroporte VI et surtout un format plus compact et plus épicé encore, la Ghibli. Et l’an prochain c’est un SUV, le Levante, qui doit suivre ! C’est que l’objectif de 50.000 ventes annuelles promis par Sergio Marchionne est stratosphériquement loin pour un label qui ne produisait que quelques milliers de carrosseries par an… Le succès semble néanmoins au rendez-vous, et c’est tant mieux pour le groupe Fiat comme pour nos yeux, car les Maserati ont aussi le chic de conserver l’un des design les plus agréables du monde automobile.

Stade Français Paris : les Lancia en bleu et rose

Le club de rugby francilien est le nouveau partenaire de Lancia. D’un pur point de vue marketing, il est bien choisi : la masculinité et la virilité exacerbées par le monde de l’ovalie semblent parfaitement à même de séduire la clientèle de la Lancia Ypsilon, en très grande majorité féminine. Il est néanmoins permis de s’interroger sur la pertinence de doter une Flavia -beau cabriolet au demeurant, bien qu’étant une Chrysler 200 C rebadgée- d’une sellerie rose… Car il est des fantaisies que l’on se permet sur un modèle à 16.000 € (le prix de l’Ypsilon Stade-Français Paris) que l’on ne se permettrait pas sur une Flavia à plus de 35.000 € (tarif d’entrée de la gamme Flavia: 36.900 €). C’est probablement la raison pour laquelle le modèle exposé au MotorVillage n’est qu’un exemplaire unique ! Dans cette opération de séduction ovale, sachez que la Delta a elle-aussi droit à sa série spéciale. Et c’est tout le MotorVillage qui s’est mis à l’heure du Stade Français, avec en exclusivité la vente du calendrier des « Dieux du Stade » 2014 à la boutique…

Bonus : le Soleil en Lancia Aurelia et Alfa 8C Spider

Eh oui, puisqu’il faut conclure en beauté, concluons sur nos souvenirs d’été ! Cheveux et chevaux au vent, ce sont les Aurelia B24 et 8C Spider qui incarnèrent cet été l’esprit estival de l’Italie. Si la seconde est équipée du même bloc V8 4,7 l de 450 chevaux que la Competizione, l’Aurelia B24 avait un V6 2,5 l de 118 chevaux et 172 Nm de couple. Choc des cultures, quand la 8C frôle les 1,6 tonne, l’Aurelia se contente de 1050 kg ! Et bien-sûr, les performances ont évolué entre 1955 et 2009, à savoir que la Lancia monte à 174 km/h tandis que le Biscione dépasse les 280 km/h… Reste néanmoins une faculté qui est commune à ces deux beautés : la rareté. A raison de 240 châssis de la Lancia B24 et 500 exemplaires de la 8C, ce sont des plaisirs dont il faut savoir se satisfaire tant ils sont, au sens propre, extra-ordinaires…

Il n’y a plus qu’à attendre le début du mois prochain et l’arrivée de la nouvelle exposition du MotorVillage. Nous en reparlerons en temps voulu !

Crédit photographique : François Mortier pour BlogAutomobile