Quatre noms déposés, onze nouveaux modèles annoncés : de quoi assurer pour Audi la croissance de ses ventes.

Dans sa quête effrénée de croissance et pour s’assurer la première place sur le podium des marques automobiles premium, Audi élargit sa gamme depuis la fin des années 90. A3, puis A1 dans la petits formats ; une gamme complète de SUV sous la lettre Q ; et les numéros 5 et 7 pour les dérivés coupés des gammes A4 et A6. D’ici 2016, ce sont 11 nouveaux modèles que les Quatre anneaux lanceront, ainsi que l’a annoncé son DG Rupert Stadler, pour « étendre notre gamme en passant de 49 à 60 modèles ». La préférence des dirigeants d’Audi irait « en particulier sur le segment du SUV et des berlines haut de gamme » où le potentiel de croissance est annoncé comme bon. Au total, Audi compte investir 22 milliards d’Euros dans les prochaines années pour sa R&D, ses lancements sur de nouveaux segments, et la consolidation de ses parts de marché déjà acquises.

Outre le Q1, déjà prévu pour 2016, trois modèles pourraient rejoindre la gamme Audi : les SQ2, SQ4, et Q9. Les deux premiers noms sont ceux des dérivés sportifs des SUV Q2 et Q4, non-encore confirmés, mais dont la volonté d’Audi à posséder leurs noms laisse à penser que leur développement est déjà envisagé. Ils s’insèreraient entre les Q1, Q3 et Q5, via des formats de « Coupé SUV » (ou SAV, Sport Activity Vehicle) à l’image du BMW X6, en 3 et/ou 5 portes ; le Q2 reprendrait les traits du concept Crosslane Coupe, tandis que le Q4 viserait le Range Rover Evoque. Quant au Q9, s’il était lancé, il chapeauterait la gamme des SUV Audi, avec une longueur au-delà des 5 m (la taille du Q7), pour aller concurrencer l’actuel Mercedes GL et un hypothétique BMW X7.

Le quatrième titre désormais protégé par Audi est f-tron. Entre l’e-tron et le g-tron, c’est donc un nouveau nom pour une nouvelle énergie, l’hydrogène. En effet, « f » correspond à « fuel cell » (pile à combustible), tandis que « e » répond pour « electric » et « g » pour « gaz ». Une dénomination accordée à la gamme, qui rappelle que la recherche de nouvelles énergies n’est pas, pour les premium, la seule chasse gardée de BMW ou de Mercedes dans le domaine de l’hydrogène. L’ancien responsable des technologies moteur Audi Wolfgang Dürheimer avait d’ailleurs confié au magazine britannique Autocar le développement d’une A7 à pile à combustible.

Reste qu’après avoir dépassé le million et demi de véhicules produits en 2013, Audi continue sa marche en avant ambitieuse. Mais à force d’occuper toutes les niches de marché en ayant un design répétitif, gare à la saturation…

Crédit illustration : All Sport Auto.com ; Audi template