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Alors que tout le petit monde automobile français s’agite frénétiquement autour du duel annoncé des petites citadines Twingo/108 (et très bientôt C1 et Aygo) en Allemagne on assiste à une véritable petite révolution dans un autre genre puisque BMW nous dévoile sa Série 2 Active Tourer. Cette dernière est nouvelle à plus d’un titre car elle est le premier monospace de la marque et également sa première traction avant…. Revue de détail du véhicule qui sera officiellement présenté à Genève sur un stand bavarois bien rempli.

Vous avez toujours voulu conduire une BMW mais vous avez une petite famille qui prend de la place et les affres de la propulsion relatées par les potins en tout genre vous ont toujours rebuté ? Qu’à cela ne tienne du côté de Munich on vous a enfin écouté et on s’est dit que vous aussi vous pourriez faire un bon client BMW. C’est en tout cas ce que semble nous annoncer cette Série 2 Active Tourer, une toute nouvelle BMW faite pour le profil évoqué plus haut puisqu’il s’agit d’un monospace compact de 4,34 m de long, 1,80 m de large et 1,55 m de haut qui viendra donc batailler avec les stars du segments que sont les Scénic, 3008, Carens, Touran ou autre Picasso… Oui, bon enfin disons plutôt que sa cible privilégiée devrait se situer du côté du Bade-Wurtemberg et s’appeler classe B…

Dérivée du concept Active Tourer présenté depuis plusieurs mois sur les différents salons mondiaux cette Série 2 (difficile de suivre la logique de numérotation chez BMW en ce moment…) se présente comme un véhicule plutôt racé pour le segment en reprenant les traditionnels éléments de style de la marque allemande : doubles optiques rondes, haricots de la calandre, forme des feux et même éventuellement un chouïa du fameux pilier Hofmeister. L’ensemble présente plutôt bien et apparaît (sur ces photos officielles) clairement premium et dynamique mais prête tout de même immédiatement le flanc à certaines critiques, notamment en ce qui concerne sa ressemblance marquée avec son concurrent de chez Kia ou encore (et surtout) en ce qui concerne ses optiques avant et arrière, bien plus grosses que sur le concept, ce qui lui fait perdre un peu en agressivité. Mais après tout on rappellera quand même qu’il s’agit d’un véhicule à vocation familiale et non d’une super sportive, un peu de douceur dans ce monde de brutes automobiles ne saurait nuire…

L’habitacle se révèle quant à lui fidèle aux dernières productions de la marque. A l’avant on remarquera en particulier le « petit effort » supplémentaire d’intégration de l’écran multimédia et les équipements technologiques embarqués comme le HUD cependant on soulignera qu’il ne s’agit pas du même système que sur les autres BMW mais d’une projection sur une languette en plexiglas façon PSA, manque de place dans la coiffe de planche de bord nous dit-on dans l’oreillette… Les critiques pourront également porter sur le combiné d’instrumentation assez étroit et les cadrans qui font un peu cheaps voire un peu datés. Enfin, les plus observateurs auront remarqué l’apparition d’un nouveau volant et d’un nouveau levier de boite de vitesse automatique. L’ensemble apparaît en tout cas spacieux, l’empattement de 2,67 m. aidant, bien construit et offre une modularité indispensable dans le segment, mais on ne saurait trop vous déconseiller cette couleur claire, très agréable au demeurant, si vous avez des enfants un tantinet turbulents et que vous adorez les faire jouer dans la boue le week-end.

Comme tout monospace compact digne de ce nom la Série 2 AT propose une position de conduite surélevée et un intérieur généreux et lumineux (grâce au toit vitré en option par exemple) parsemé de rangements et de solutions d’aménagements plus ou moins classiques. Le coffre propose un volume variant entre 468 et 1510 l, la banquette arrière peut se rabattre selon le schéma 40/20/40, coulisser (en option…) selon les besoins d’habitabilité ou de chargement et, sous le plancher du coffre, on trouve des rangements dotés d’un bac multifonction. Rien de révolutionnaire donc, seulement du classique et du pratique… enfin presque car on remarquera que cette BMW conserve une habitude maison dont elle aurait pu ici volontiers se passer compte tenu des choix techniques : son tunnel de servitude assez proéminent à l’arrière (ça sent les versions xDrive pour bientôt).

Un monospace chez BMW, mais où va-t-on ma pov’dame…? Chacun se fera une idée et les puristes s’en donnent d’ores et déjà à cœur joie mais ce n’est rien par rapport au choix technique majeur pris par les ingénieurs de l’hélice sur ce modèle : la traction ! Car oui cette Série 2 AT renonce à la propulsion et s’aligne donc sur les choix effectués sur la famille A et B à Stuttgart. Impossible de juger du comportement du véhicule pour le moment, car c’est bien sur ce point que l’inquiétude des aficionados est la plus forte, mais on peut toutefois constater que stylistiquement le porte-à-faux avant reste très réduit, un bon point, et pour le reste on s’en remettra aux informations du dossier de presse jusqu’à ce qu’on puisse évaluer par nous même ce qu’il en est réellement. Très officiellement BMW insiste sur le fait qu’à « l’instar de tous les modèles BMW, la nouvelle BMW Série 2 Active Tourer se distingue par le dynamisme et les sensations de conduite typiques de la marque ». Wait and see…

En ce qui concerne les motorisations BMW propose trois alternatives pour le lancement du véhicule, deux essences et un diesel. Le haut de gamme est pour le moment assuré par la version 225i équipée d’un 4 cylindres essence de 2.0l. et 231 ch. (350 Nm) et accouplé en série à une boite automatique à 8 rapports. Il affiche des performances de premier plan (0 à 100 en 6,8 s. et 235 km/h maxi) mais surtout se vante d’une sobriété remarquable puisque la consommation moyenne s’établit à 6,0 l/100 et qu’il ne rejette que 139 g. de CO2. Toujours en essence la 218i est équipée du premier 3 cylindres 1,5l. de BMW. Il développe 136 ch. (220 Nm ou temporairement 230 grâce à un overboost), abat le 0 à 100 en 9,3 s. et consomme 4,9 l/100 pour 115 g. de CO2. A noté qu’il peut être couplé en option à une boite automatique à 6 rapports (les boites à 8 rapports étant réservées aux 4 cylindres). Côté diesel c’est le 4 cylindres 2.0l. de 150 ch. (330 Nm) qu’on a vu apparaître très récemment sous le capot de la série 4 GC qui officiera dans la 218d. Particulièrement frugal (4,1 l./100 et 109 g. de CO2) il offre à ce monospace des performances très honorables et avale le 0 à 100 en 8,9 s. Dès l’automne prochain la gamme de motorisation s’étoffera pour proposer des variantes 220i, 220d et 216d ainsi que des versions xDrive (tiens, comme je vous le disais un peu plus haut…).

La Série 2 Active Tourer sera proposée en trois finitions en plus de la version de base, à savoir les finitions Sport, Luxury et, à partir du mois de novembre, M Sport (donc avec un kit carrosserie encore à découvrir). Nous examinerons naturellement la bestiole en détail à Genève et ce sera l’occasion de vous donnez les informations supplémentaires sur cette nouvelle BMW (le prix par exemple…) et surtout nos premières sensations personnelles.

 

Via BMW