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C’était hier après-midi au Centre de Style PSA, l’ADN (Automotive Design Network). Toute la presse européenne avait répondu présent à l’invitation de DS. A la clé : la révélation d’un mystérieux concept-car. Nous étions de la partie…

Car oui, c’était bien pour la « Divine DS » que nous étions invités. Frédéric a déjà publié un article complet sur la bête et une jolie vidéo du toujours aussi doué Laurent Nivalle, il ne me reste plus qu’à vous présenter les photos -et mes ressentis- du concept.

C’est toujours excitant de découvrir en direct un nouveau modèle. C’est encore plus excitant lorsque c’est DS, la toute nouvelle marque du groupe PSA, qui vous invite dans le Saint des Saints, l’ADN (Vélizy, 78). Une fois le petit café de bienvenue avalé, c’est Yves Bonnefont, le directeur de la marque, qui nous accueille et nous présente les grandes idées du concept, encore -officiellement- inconnu. Plus qu’une annonce sur un prochain modèle, ce concept se veut être un avant-goût de ce que seront les DS de demain : technologiques, chics et…parisiennes. Et qui dit « Parisienne » dit forcément « Haute-couture » (et oui, il faut bien faire rêver les Chinois) : les partenariats avec la maison Lesage et Swarovski en témoignent. Mais le rideau se lève, et nous découvrons 3 véhicules : une DS23 de 1974 à gauche, une SM à droite et… le fameux concept, soigneusement bâché, au centre. Nous ne saurons que son nom : appelez-là « Divine DS ». Divine DS… Voilà un nom un poil too much à mon goût, et même -littéralement parlant- à la limite de la redondance : c’est dans la même veine que « PDG Directeur » ou « Ouvrier Travailleur ». Enfin bref, plus de temps de pinailler sur le patronyme de cette nouvelle DS puisque du Martin Garrix (oh non messieurs de chez DS pourquoi Martin Garrix) sort des enceintes, deux mannequins apparaissent, tirent le drap et… TADAM, le concept se dévoile enfin. Ce sera donc une compacte de 4,20m. Ça fait d’ailleurs du bien de voir un concept DS de taille européenne, après les démesurées Numéro 9 et autres Wild Rubis. En tout cas, une chose est sûre : les photos officielles ne lui rendent pas hommage. J’espère que celles qui suivent -en grande partie prises par notre cher Ugo Missana- vous réconcilieront avec ce modèle !

Mais, en tournant autour, la chose qui m’a le plus frappé est le souci du détail : la moindre poignée, le moindre rebord est façonné, réfléchi, d’une qualité exquise : c’est réellement impressionnant, et tout cela fait que cette Divine DS réussit son rôle de concept-car : celui de nous faire rêver. Observez les phares travaillés comme des diamants, mélangeants LEDs et laser et reprenant l’idée des clignotants défilants, inaugurés par la DS 3. Découvrez les portes en élytre et les plus belles poignées qui m’aient été donné de voir. Passez à l’arrière vous délecter de ce postérieur trapu à souhait, illuminé par des feux absolument dingues (qui ont dû coûter une fortune à créer) et ces panneaux mobiles refermant une rétrocaméra (le rétroviseur central c’est so 2013). Terminons par l’intérieur, mêlant chic ultime (les sièges reprenant le motif bracelet, agrémentés de la trame DS en leurs centres, le toit vitré quadrillé) et personnalisation. Mais là, on ne parle pas de 3 stickers qui se battent en duel. Non non, je parle de pouvoir changer l’apparence et la texture du tableau de bord et des contre-portes en 15 minutes. L’ambiance « Parisienne Chic » ici présentée (satin de soie plissée et brodée de perles & autres cristaux) vous déplaît ? Optez donc pour « The Mâle », mêlant carbone et cuir noir, ou « Fatale Punk » (??), avec cuir matelassé et diamants Swarovski.

 

Le tout est certes bien clinquant et accrocheur (en même temps c’est ce que l’on attend d’un concept car), mais n’oublie pas quelques morceaux de réalisme : la calandre « DS Wings » a certes un traitement parfaitement délirant, mais propose une évolution vers plus de verticalité par rapport à ce qu’on retrouve sur une DS 5LS ou 6WR -modèles exclusivement réservés au marché chinois. On retrouve des sabres de chromes, comme sur une DS 5, tandis que l’idée des feux acérés (bien entendu avec un traitement adapté à la grande série) prolongés par une ligne de chrome sur le profil pourrait tout à fait se retrouver sur une prochaine DS. D’ailleurs, en terme de commercialisation, pourra-t-on voir un jour des Divine DS dans la rue ? Pas dans l’état, nous répond Thierry Métroz, directeur du Design de DS, ce concept étant plus là pour annoncer les grandes lignes des futures modèles. Dommage, on pourrait avoir une DS4 II carrément sexy sous les yeux… Dans tous les cas, rendez-vous ce week-end au Concours d’Elégance de Chantilly (nous y serons) ou le mois prochain au Mondial de Paris pour la découvrir à votre tour et vous forger votre propre opinion !

Encore plus de photos :

Un grand merci à Florentin Deleuze pour l’invitation, aux équipes DS pour l’accueil, et bien entendu à mon cher Ugo Missana pour ces si beaux clichés.

Crédits photos : Ugo Missana, Jean-Baptiste Passieux

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