Essai Kia Stonic MHEV (T-GDi 120 DCT7) : petite mise à jour

Après 3 petites années de carrière, voici que le Stonic passe déjà par la case léger restylage. Qu’est-ce qui change ? Découvrons-le ensemble !

Pour les présentations, vous allez voir, ça va aller très vite. Tout d’abord, côté style, ce n’est pas la révolution. Ce nouveau Stonic revisite subtilement ses antibrouillards à l’avant et adopte des feux full Led pour les hautes finitions. Et, c’est, tout. Il fait surtout la part belle à la personnalisation avec de nouvelles teintes. Il est désormais possible de l’habiller en Gris Magnétique (ici présent) et Bleu Azur. Ces nouvelles teintes, comme celles déjà disponibles, peuvent être également associées à un toit d’une autre couleur. Selon la marque, un tiers des clients opteraient donc pour un toit orange ou noir. On regrette cependant l’absence d’un panel de jantes pour se démarquer davantage…

Passons à l’intérieur, où là aussi, peu d’évolutions sont à relever. Les nouveaux clients seront cependant ravis de découvrir maintenant un écran plus grand, de 8 pouces, et qui devient connecté. Enfin, car oui c’est déjà tout en matière de nouveauté, le petit écran digital entre les compteurs – qui restent à aiguilles – s’agrandit pour s’établir à 4,2 pouces. Heureusement, l’habitacle du Stonic était déjà bien né. On ne parle pas là de matériaux irréprochables ou de finitions parfaites, mais d’une très bonne ergonomie et d’un bel accueil. Si les places avant sont très agréables et spacieuses, bien que les sièges soient un poil rudes à mon goût, les places arrière proposent un espace limité. Pour être honnête, ces dernières ne conviendront qu’à des enfants ou jeunes ados, à cause d’un espace aux jambes et à la tête pas folichon. Pour le coffre, là aussi, ça manque un peu de place. En proposant un volume de 352 litres, il se situe dans la moyenne basse de la catégorie. Un Captur ou un 2008, plus grands il est vrai, proposent respectivement 406 et 434 litres.

En fait, c’est surtout sous le capot que les évolutions deviennent majeures. En effet, le groupe motopropulseur est dorénavant à hybridation légère. Le diesel disparaît totalement de la gamme et il faudra désormais opter pour l’unique moteur 1.0 litre T-GDi de nouvelle génération « Smartstream », associé à un système hybride en 48 V. La batterie installée sous le plancher du coffre permettra, comme vous le savez sûrement, d’alimenter un alterno-démarreur qui aidera le bloc thermique lors des phases d’accélération ou de démarrage. En concession, vous aurez le choix entre deux niveaux de puissance, 100 et 120 chevaux. Les boîtes BVM6 et DCT7 sont à quant à elles toujours disponibles au catalogue.

De mon côté, j’ai sélectionné le bloc 120 chevaux accouplé à la boîte automatique à double embrayage et 7 rapports. Ce duo fonctionne à merveille et ce fut un plaisir de parcourir quelques centaines de kilomètres à son volant. Avec le petit coup de boost offert par l’électrique (qui fait tout de même passer le couple maxi de 171 à 200 Nm), mon petit Stonic se montre plein de vie. Il offre d’ailleurs 3 modes de conduite (Eco, Normal, Sport) pour s’adapter au mieux à votre humeur. Le mode Eco est parfaitement équilibré ; contrairement à ce que j’ai souvent déjà pu voir, il ne rend pas la voiture trop amorphe et est vraiment un parfait allié du quotidien. Il laisse à ce SUV urbain son côté pétillant quand c’est nécessaire, tout en restant assez sage et sobre. D’autant que l’excellente boîte, douce, invisible, réactive et jamais perdue, nous offre une conduite pleine de sérénité.

Si je devais relever des défauts, j’aurais envie d’évoquer l’amortissement ou la fonction roue libre. Cette dernière, très certainement importante pour optimiser la conso (dont on reparlera plus tard),  empêche régulièrement de bénéficier du frein moteur. Appréciant une conduite sans coup de frein intempestif, notamment au milieu du trafic,  je n’ai pas toujours été convaincu par cette fonctionnalité sur le Stonic. Un système plus intelligent, aidé des nombreux capteurs et caméras, pourrait améliorer l’expérience. Puis, côté suspensions, j’ai trouvé le modèle assez ferme, alors qu’il sera surtout enclin à subir les assauts des villes, remplies de trous, déformations ou autres dos-d’âne. Il aura en fait tendance à secouer un peu plus ses passagers qu’espérer, sans pour autant rendre les trajets inconfortables. Le compromis entre confort et dynamisme n’est pas toujours simple à trouver.

À l’inverse, le gros point positif est à retrouver du côté de la direction qui s’est montrée très précise et agréable en main. Si la météo n’a pas du tout été avec moi pendant cette semaine d’essai, ne me laissant jamais rouler sur du sec, le sentiment de sécurité était toujours présent et la tenue de route exemplaire. On ressent tout ce qui se passe sous nos roues et le Stonic se place où l’on veut quand on veut, sans temps de latence ou sentiment de flou dans le volant. En plus de la très bonne souplesse générale de l’auto, cette qualité lui confère un tempérament communicatif et expressif. On aime vraiment le conduire, et voir se dessiner devant nous une route tortueuse.

Pour revenir sur la consommation, le nouveau système mild-hybrid ne fera pas des merveilles par rapport aux précédents blocs. Il agit surtout sur l’homologation et les émissions de C0². En fonction de la conduite, certains d’entre vous arriveront à descendre sous les 5 litres aux 100 km. Sinon, la moyenne se situera plutôt aux alentours de 5,5/6 l/100, voire jusqu’à 7 l/100 sur autoroute.

En termes de prix il est plutôt bien placé face à une féroce concurrence. Même s’il a fait un grand en bon avant tarifaire avec cette mise à jour (jusqu’à 3000 € en plus), il offre des tarifs raisonnables pour ses très bonnes prestations. Le Stonic millésime 2021 débute à 20 290 €, en finition Premium comme le mien et avec quelques options (peinture à 950 €, régulateur adaptatif à 240 €) il s’établit à 28 580 €. Avec moins de 130 g/km de C0² il est exempté de malus écologique.

Sans être le meilleur quelque part, le nouveau Kia Stonic MHEV fait tout bien. On retrouve à son volant un dynamisme largement suffisant au quotidien, un confort agréable, un joli agrément de conduite, le tout accompagné d’un style bien à lui. Par rapport à des concurrents souvent plus chers ou plus classiques, il n’a vraiment pas à rougir de ses qualités.

Crédit photos : Thomas D. (Fast-Auto.fr)