Essai nouvelle Aygo Toyota (2018/2019)Pour réaliser l’objectif de vente de 85 000 unités cette année (dont 12 000 en France), Toyota redonne un petit coup de fraîcheur à son Aygo II. Alors montez avec nous pour un court essai du côté de Copenhague, au Danemark. Just go !

Si cette nouvelle Aygo conserve son design en X distinctif, celui-ci devient plus en relief et oublie le noir en optant pour la couleur de carrosserie. A noter également que les blocs optiques à l’avant comme à l’arrière sont revus, avec une nouvelle signature lumineuse à LED. Dès le départ en meute depuis l’aéroport j’ai d’ailleurs tout de suite beaucoup apprécié le regard moderne de l’Aygo que j’apercevais dans mon rétro. Elle semble en plus gonflée aux stéroïdes, paraissant plus large et plus statutaire. Surprenant pour une petite citadine !

Fraîche, mais plutôt passe-partout, la dernière génération me laissait de marbre. A l’inverse, elle devient maintenant plutôt très jolie à regarder. En revanche l’arrière est le plus décevant, il n’a pas fait preuve d’une aussi grande attention, sans être pour autant moche il ne me fait alors ni chaud ni froid.

Pas de grosse révolution où le plastique dur fait toujours partie intégrante de la planche de bord et le dessin reste somme toute très classique. Au contraire, j’ai beaucoup apprécié la couleur de carrosserie qui déborde dans l’habitacle apportant beaucoup de gaieté.  Aussi, les jeunes (et moins jeunes, je ne vous oublie pas) seront très contents de retrouver leur smartphone directement dans l’écran tactile de 7 pouces grâce à Pioneer et Apple Carplay ou Android Auto (200€). Dans tous les cas, l’habitabilité reste toujours très convenable et une bonne position de conduite se trouve facilement, dans un confort appréciable.

Sous le capot, le moteur développe 3 chevaux supplémentaires, passant de 69 à 72 ch avec un couple de 93 Nm à 4400 tr/min. Donc malgré ses 900 kg sur la balance, ce n’est pas avec ce petit 3 cylindres que vous pourrait espérer taper des runs avec les autres usagers de la route, mais elle est plutôt dynamique et donc plaisante à emmener dans un flux de circulation dense ou sur de sympathiques petites routes de campagne par exemple. Avec une direction assez consistante et une prise de roulis plutôt maîtrisée pour ce genre de petit déplacoir, on arriverait presque à s’amuser un peu.

En ville, on remarque que les suspensions se veulent malheureusement un poil dures, sans pour autant nous tasser les vertèbres. Quant aux rapports de boite, ils sont fermes, ça c’est bien, mais un peu courts et guidés par un levier trop flou à mon goût, ça c’est moins bien. Par contre, la plage d’utilisation élargit permet une belle vivacité et son agilité m’a semblé être le point fort de cette nouvelle Aygo.

Leur design en X, dont ils sont très fiers, se retrouve dans la dénomination des finitions. La gamme s’articulera autour de 3 finitions : x, x-play et x-clusiv (dès 2019). Deux éditions spéciales, x-cite et x-trend, qui seront régulièrement mises à jour, viennent compléter l’ensemble. Le tarif s’étend de 11 1190 € à 14 040 € auxquels vous pouvez ajouter 400 € pour la version 5 portes et 700 € en optant pour la boîte robotisée x-shift. Enfin, quelques options sont disponibles, telles que la peinture métallisée à 500€, le pack x-zen (ouverture/démarrage sans clé et clim auto) à 650€ ou encore tout un tas d’accessoires pour personnaliser votre Aygo à l’infini (de 10 à plus de 200 €).

Avec une belle augmentation des ventes depuis la seconde génération apparue sur le marché en 2014, ce petit restylage devrait permettre de continuer sur cette lancée. Avec un style résolument dans l’air du temps et une conduite dynamique et agréable, cette nouvelle Aygo offre de nombreux arguments pour combler une large clientèle.

Essai nouvelle Toyota Aygo 2018/2019Ah oui aussi, comme je vous sens curieux… Au moment de la dernière question lors de la conférence, « y aura-t-il une version GRMN ? » : grosse gêne du côté des responsables Toyota Monde… So, wait and see ! (Mais pas dans les mois à venir, ne rêvez pas trop non plus)

Crédit photos : Thomas D. (Fast Auto)