Essai Peugeot 208 Hybrid 136 e-DCS6 : toujours pétillante !

La nouvelle motorisation MHEV 130 e-DCS6 de Stellantis commence à se répandre dans le groupe. On la découvre avec la nouvelle Peugeot 208 restylée.

Déjà 5 ans que la Peugeot 208 de 2e génération est sur nos routes. J’avais eu l’occasion de la tester pour vous lors des essais internationaux, mais jamais sur une longue durée. Un restylage, une nouvelle motorisation, et c’est enfin l’occasion d’y remédier.

Depuis sa sortie, la 208 de seconde génération est un succès. Pas question alors de changer la recette. Pour autant la face avant se modernise nettement en adoptant une toute nouvelle calandre. La bouche est encore plus béante et accueille des facettes 3D de couleur carrosserie, ainsi que le nouveau logo Peugeot. La signature lumineuse à deux étages est profondément revue également, comme vous pouvez le voir sur les images ci-dessous. Personnellement, je regrette la disparition des trois griffes dans les optiques que j’adorais, et adore toujours d’ailleurs, pour faire place à des LED clairement plus classiques désormais. À l’arrière, c’est encore plus subtil. Seule la signature lumineuse évolue là aussi, passant de verticale à horizontale. De quoi donner virtuellement une allure plus imposante. Quant au profil, il n’évolue pas du tout. La Peugeot 208 conserve par conséquent ses dimensions. À savoir 4,06 m de long, 1,75 m de large et 1,43 m de haut.

Les changements sont encore plus contenus à l’intérieur. Le constructeur s’est surtout concentré sur l’amélioration de l’interface utilisateur. Ainsi, toutes les finitions reçoivent le grand écran 10 pouces qui abrite la toute dernière version de l’infotainement Peugeot. Ce dernier améliore la fluidité, ajoute des fonctionnalités comme Apple CarPlay/Android Auto sans fil et affiche à présent une caméra de recul en HD. Sinon, le i-Cokpit est toujours le même avec son petit volant et le combiné d’instrumentation digital, en 3D sur mon modèle d’essai. Et malheureusement il nous manque toujours quelques boutons physiques pour régler la climatisation sans quitter les yeux de la route. Sans revoir le coup de crayon, on conserve une planche de bord très stylisée avec de nombreuses lignes tendues et tout un tas de matériaux tels que le cuir, le plastique laqué et moussé, ou encore des inserts façon carbone. Les plus observateurs auront peut-être juste repéré le levier de vitesse sur la console centrale devenu dorénavant très discret. Puis enfin, l’habitabilité ne change pas non plus. La Peugeot 208 reste plutôt accueillante, sans être la plus spacieuse de la catégorie. Tout comme le volume de coffre qui conserve ses 352 litres de chargement grâce à l’installation de la batterie 48v sous le siège avant gauche.

Même s’il est difficile de faire abstraction des problèmes de fiabilité dont l’on entend parler ces derniers temps, j’ai intrinsèquement toujours beaucoup aimé le PureTech 130 que j’ai expérimenté sur de nombreux modèles. Coupleux, dynamique, plutôt sobre, sont ainsi les qualités qui m’offraient des roulages très agréables et diversifiés. En plus d’adopter aujourd’hui une chaîne de distribution (au lieu de la courroie), il évolue désormais vers l’hybridation en étant associé à une nouvelle boîte de vitesses à double embrayage 6 rapports, qui intègre un moteur électrique de 28 ch. Il est disponible en deux niveaux de puissance, 100 ou 136 chevaux, et peut fonctionner plus de 50 % du temps en mode 100 % électrique selon la marque. Dès-lors la nouvelle Peugeot 208 Hybrid 136 ici présente impressionne par son équilibre entre dynamisme et confort. Dès les premiers tours de roue, on remarque une douceur de conduite grâce à son moteur hybride qui offre une transition fluide entre le thermique et l’électrique. Le petit moteur électrique assiste le moteur essence, réduisant les émissions et améliorant l’efficacité énergétique, sans en fait sacrifier les performances. Le véhicule répond activement aux sollicitations de l’accélérateur, rendant la conduite en ville, comme hors-agglomération, agréable et punchy. Le 0 à 100 km/h s’améliore d’ailleurs nettement, passant de 8,7 à 8,1 secondes. Et oui, la patte du lion est toujours là. Le châssis de la 208 Hybrid 136 est une autre qualité notable, offrant une tenue de route précise et rassurante. La direction est légère mais informative, permettant une bonne maniabilité dans les environnements urbains étroits tout en offrant une stabilité appréciable sur les routes sinueuses. On prendrait presque du plaisir au volant !

Dans le même temps, un des points les plus bluffants est la remarquable insonorisation de l’habitacle. Même à des vitesses plus élevées, le silence à bord est saisissant pour le segment et rend les trajets longue distance particulièrement agréables. Et ce n’est pas tout. En termes de confort général, la nouvelle Peugeot 208 se distingue par sa capacité à absorber les imperfections de la route. Les nids-de-poule et les chaussées dégradées sont bien contenus, ce qui limite les vibrations ressenties dans l’habitacle. Certes, l’amortissement peut parfois paraitre un peu ferme mais les sièges moelleux arrivent à contenir ce ressenti. En plus, le frein moteur puissant grâce à une régénération maîtrisée, une qualité très importante pour moi, accroît encore une fois de plus la sérénité au volant. Sans quoi j’ai relevé un petit problème peut-être plus personnel au niveau des pédales, où mon pied droit venait s’accrocher sous la commande de freinage. Un souci que je n’ai par exemple pas retrouvé sur une 308 Hybrid 136 récupérée quelques jours plus tard et dont l’essai sera en ligne dans quelques semaines. Preuve qu’il est toujours important d’aller soi-même essayer une voiture avant l’achat.

Côté prix, la nouvelle Peugeot 208 débute à 18 770 € en finition Active avec le PureTech 75 BVM5. Pour obtenir l’Hybrid 136 à l’essai aujourd’hui il faudra passer directement à la finition GT et débourser au minimum 27 410 €. La peinture Gris Sélénium est ensuite à 680 € et en ajoutant quelques options (Pack Vision à 240 €, Pack Navigation à 390 €, etc..) on obtient un modèle à 29 500 €. Enfin, elle échappe au malus écologique grâce à ses 104 g/km de C02. Et pour continuer la valse des chiffres, l’homologation à 4,6 litres aux 100 km en cycle mixte WLTP n’est pas trop déconnante. Sur 1000 km d’essai, je me suis stabilisé à 5,5 litres avec quelques passages rapides et un peu d’autoroute. En ville elle tombe même assez facilement à 4,5 l/100 et elle ne dépassera pas de trop les 5 l/100 à vitesse stabilisée sur des voies secondaires.

Malgré ses petites imperfections, la Peugeot 208 Hybrid 136 offre une expérience de conduite globalement positive, avec un bon compromis entre confort, dynamisme et efficacité énergétique. L’hybridation légère qui se généralise permet ici d’obtenir un comportement pétillant tout en réduisant à la fois les consommations et le bruit ambiant. Mais attention, vous n’aurez pas le droit ici à une véritable voiture hybride !

Crédit photos : Thomas D. (Fast Auto)
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