« Dis, mon chéri, je partirai bien en week-end à C€nterP*rc$ moi ? »
« Pourquoi pas, oui, ils annoncent du soleil »
« Ha cool ! On emmène ta mère, mes parents et les enfants ? » (Un rapide calcul m’amène à la conclusion suivante : nous serons huit…)
« Ok, chérie, mais on prend deux voitures du coup ? »
« Oh non… c’est pas le top ça ! Moi je voudrais une sortie en famille, qu’on soit tous ensemble, tu comprends ? »

Et c’est là que le Peugeot Traveller entre en scène !

Ça faisait un bout de temps que je souhaitais l’essayer ce nouveau Traveller et son look hyper sympa pour un « utilitaire ».

Gab’, notre brillant rédacteur-essayeur, avait déjà testé son cousin, le Citroën Space Tourer Business Lounge, en version courte et donc en finition haut de gamme, que Peugeot préfère appeler V.I.P.

Pour ma part, sur la même base moteur, j’ai le droit à la version looonnnnngue, en finition Business +, à savoir la version Business à laquelle s’ajoute une foultitude d’options, dont certaines presque indispensables : le démarrage mains libres, l’aide au stationnement avant + Caméra de recul, la surveillance des angles morts, un écran 7 pouces avec CarPlay / Android Auto et des portes coulissantes motorisées. Si je rajoute l’affichage tête haute, le toit panoramique en verre, on se retrouve avec un utilitaire (ou un big monospace) très très bien équipé.

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Et puis, c’est sans compter sur un coffre, que dis-je, un container idéal ! D’habitude, quand on part en famille, c’est un peu la prise de tête pour caser les sacs et bagages de chacun… On fait du Tetris plus ou moins bien. Souvent bien à l’aller et moins bien au retour d’ailleurs. Là, ben… On charge et c’est tout ! Avec ses 980l, pas de question à se poser ! Tout rentre, même pour huit personnes. Et encore, il en reste un peu puisque rien ne dépasse du seuil de vision.

Il ne reste plus qu’à prendre la route. Sur le papier, le 2l HDi 150 pourrait sembler un peu juste en regard des 1800kg du bestiau. En réalité, il n’en est rien. Je suis même plutôt surpris par la vivacité de l’engin, les reprises sont bonnes et on oublie vite les dimensions de la bête (5m30x1m92). Pour un peu, on se croirait au volant d’une berline. C’est juste quand on jette un oeil dans le rétro intérieur que la réalité reprend ses droits.

Bon, quand je dis berline, on est quand même au-dessus de la mêlée hein ! C’est d’ailleurs assez confort… On domine la route, bien plus que dans les fameux monospaces. On se prend à profiter du paysage, on découvre des jardins jusqu’alors inaccessibles. Je m’éloigne là…

Ah oui, la conso : elle semble finalement assez raisonnable, avec un 7L/100 sur l’essai. Certes, on est toujours bien au-dessus de ce qu’annonce la fiche standardisée mais on est loin de ce que pouvaient consommer les utilitaires d’antan. Je me souviens, il y a maintenant heu… longtemps ! du VW Transporter qui nous emmenaient dans le Sud. C’était 80km/h en pointe (un précurseur ?) pour une conso de 12-13l. Mais c’était d’un autre temps. Depuis, il y a eu du progrès, même si vous pourrez toujours me dire que le prix à la pompe était sans doute bien plus favorable que de nos jours, et vous n’aurez pas tord !

En prenant place derrière le volant (multifonctions), j’avais peur à la prise de roulis mais en fait, il n’en est rien. Le Traveller fait le job et Peugeot reste fidèle à sa réputation : il tient bien la route. Bien sûr, il ne faut pas se prendre pour un pilote mais pour avaler les kilomètres, il sait y faire. En fait, j’ai eu beau chercher pendant toute la durée de l’essai, je ne lui ai trouvé qu’un seul véritable défaut : mais pourquoi diable Peugeot nous a collé un revêtement de sol en plastique aussi glissant ? Ce n’est pas comme si en Normandie il ne pleuvait jamais ! Non mais sérieusement ! Les godasses humides, c’est une vraie patinoire, au secours ! Et c’est franchement dangereux.

Sachant que la version essayée avoisine les 40000€, y’avait peut-être moyen, Mr Peugeot, de nous mettre autre chose ? Une ch’tite moquette, même premier prix du Roi Linlin, aurait sans doute été moins glissante… C’est dommage car pour le reste, c’est un quasi-sans-faute. On pourra aussi pester par moments sur la fermeture du hayon, surtout quand on est une gymnaste des pays de l’Est et qu’on ne dépasse pas le mètre soixante. Cela peut relever de l’exploit sportif, tel un Rudy Gobert en plein dunk ! Un petit capteur sous le pare-choc avec un hayon motorisé, pour Noël svp ? Même si je n’y crois pas (au père), ça pourrait faire plaisir.

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À l’issue de cet essai, je suis globalement assez emballé par le Traveller. Je ne peux que le conseiller aux familles nombreuses qui sont à la recherche d’un véhicule polyvalent. Bien qu’assez encombrant, son équipement et sa facilité de conduite devraient permettre à n”importe qui d’en prendre le volant.

Merci à Peugeot pour le prêt

Crédit photos : S.Lecomte