Essai Skoda Kamiq Monte Carlo 1.5 TSI : rien ne dépasse

Dernier arrivé en date dans la gamme des SUV thermiques de la marque tchèque, le Skoda Kamiq apparu au cours de l’année 2019 sur le marché européen se contente de performances commerciales timides face à une concurrence plus affutée que jamais, même au sein du groupe Volkswagen. Le Kamiq a ainsi déjà fort à faire face au Volkswagen T-Roc et à son cousin espagnol, le Seat Arona. L’essai de cette version Monte Carlo démontrera-t’il des qualités insoupçonnées ? Réponse dans notre article.

On plante le décor

Faisons d’abord un premier état des lieux grâce aux données statistiques fournies par l’excellent compte instagram @Carindustryanalysis. Avec 83 838 ventes enregistrées pour la seule année 2021 sur le marché européen, le Kamiq est loin d’être un bide commercial. Il s’agit de la 42ème voiture la plus vendue au cours de l’année précédente, la 3ème au sein de la gamme Skoda loin derrière l’Octavia et la Fabia et devançant d’une courte tête le Karoq. Malgré une augmentation des chiffres de ventes de 11% par rapport à 2020, le Kamiq se hisse seulement au 9ème rang européen, loin, très loin derrière le trio indétronable Peugeot 2008 / Volkwagen T-Roc / Renault Captur. Bien évidemment, le Kamiq repose sur la même plateforme que ses deux cousins au sein du groupe Volkswagen, les coûts de développement et de production ne sont donc en rien comparables à ceux d’un SUV concurrent vendu seulement sous un seul blason. 

Jetons maintenant un petit coup d’oeil sur la gamme. Le Kamiq se décline en 5 finitions distinctes :

  • Active, Ambition, Style et Monte Carlo pour les particuliers
  • Business pour les professionnels 

L’offre de motorisations est réduite à son strict minimum avec seulement deux moteurs essence, le 1.0 L TSI Evo 110 disponible en BVM6 ou DSG7 ainsi que le 1.5 L TSI 150 disponible lui uniquement en DSG7. Le prix d’appel est de 21 140 € pour une finition Active associée au 1.0 L BVM6 et peut dépasser les 35 000 € comme c’est le cas pour notre version d’essai en finition Monte Carlo associée au 1.5 L TSI. 

Sauce maison

Absolument aucune surprise côté design, le Kamiq est rigoureusement dans la même veine que ses grands frères Karoq et Kodiaq, à celà près qu’il na pas encore pu bénéficier d’un restylage de mi-carrière qui ne saurait d’ailleurs trop tarder (sans doute début 2023). Qu’importe, le Kamiq n’a aucune raison d’en rougir, d’autant plus avec les touches spécifiques extérieures apportées par notre finition Monte Carlo : éléments de carrosserie & calandre noirs, jantes 17 pouces noires (18 en option), toit panoramique, optiques avant & arrière à LED. La face avant reprend les gimmicks Skoda avec les projecteurs séparés en deux blocs distincts et une large calandre trapézoïdale. A l’arrière, le logo laisse place à un lettrage noir lui aussi. Les feux à signature LED sont très élégants et confèrent au Kamiq un air de premium. Les catadioptres restent de taille mesurée, le diffuseur ne singe pas une pseudo sportivité, tout est à sa place. C’est sobre et réussi, comme souvent chez Skoda. Petite réserve à propos des jantes, trop “tuning” à mon goût avec le cerclage chromé.

À l’intérieur, Skoda met les petits plats dans les grands, à commencer par des sièges semi-baquets au look sportif issus du traitement Monte Carlo. Les touches de rouge se marient parfaitement à l’ambiance noire (jusqu’au plafonnier) et on retrouve également cette même couleur à travers un éclairage d’ambiance. Du reste, le volant trois branches est très agréable à la prise en main, la position de conduite pas si haute que ça pour un SUV et l’ergonomie plutôt bien pensée avec un ratio tactile / touches physiques idéal ainsi que des matériaux de qualité jusque dans les contreportes (bon point face au T-Roc). L’habitabilité n’est pas en reste, le Kamiq accueille sans soucis 4 adultes à bord quelle que soit la durée du trajet, seul l’amortissement un peu ferme aurait raison du postérieur des passagers arrières. Avec 4m24 de long, soit 0,5 cm de plus qu’un T-Roc mais avec un coffre plus petit de 45 L, la longueur du Kamiq profite véritablement à l’espace aux jambes pour les occupants de la banquette arrière. 

Au volant : qualitatif

Sur la route, le Kamiq soigne ses prestations. L’association du 1.5 L TSI à la finition Monte Carlo donne la configuration la plus dynamique qu’il puisse y avoir pour un SUV Skoda (hors RS), intégrant ainsi de série les palettes au volant et l’amortissement piloté via le Drive Select. Le 0 à 100 km/h abattu en 8,4 secondes et la vitesse de pointe de 212 km/h placent le Kamiq dans le haut du panier côté performances. Seul le poids à vide annoncé de 1277 kg surprend un peu. C’est à peine 30 de moins que le grand-frère Karoq, étonnant. Notre Kamiq Monte Carlo se révèle plutôt dynamique sur le réseau routier secondaire, affichant une souplesse de suspensions mesurée une fois le mode sport enclenché permettant une tenue de caisse tout à fait honorable pour un SUV. Le 4 cylindres dévoile un petit côté rageur mais malheureusement, la sonorité est quelconque, même plutôt désagréable en charge. Une fois le rythme stabilisé, le Kamiq ne démontre pas le même niveau d’insonorisation que le Karoq et rappelle qu’il se situe une gamme en dessous malgré sa proximité tarifaire avec notre version toute équipée. L’amortissement en roulage normal est assez ferme (je ne conseille d’autant pas les jantes 18 pouces) malgré un flan de pneu épais et un adoucissement de la dureté de suspension une fois le mode Confort enclenché. Le Kamiq se veut très rassurant au volant, le comportement en conduite souple est tout ce qu’il y a de plus neutre, correspondant largement aux standards du marché. Côté consommation, Skoda annonce une moyenne de 6.2 L / 100 km, donnée qui nous semble un poil optimiste si vous aimez profiter de la puissance à disposition notamment lors des reprises. À noter que la désactivation des cylindres n’intervient que lorsque les conditions le permettent pour grappiller quelques précieux centilitres en ces temps difficiles pour l’or noir.

Pas un mot plus haut que l’autre

Difficile de conclure cet essai. Le Kamiq n’a pas de défaut majeur et remplit parfaitement le cahier des charges de 99% des utilisateurs de SUV du segment B. Plutôt habitable, agréable à vivre et apte à une conduite sereine en toutes circonstances, il ne se démarque pour autant pas sur un aspect en particulier. Niveau design, la sobriété est de mise bien que le package Monte Carlo apporte une petite touche de fun. La finition, l’équipement, la motorisation et l’habitabilité, rien à redire non plus sur ces 4 plans. Le Kamiq n’entend pas se distinguer de la masse, c’est sans doute pour cette raison que le trio de tête européen de la catégorie semble inatteignable, mais était-ce vraiment son ambition ?

Quelques chiffres 

Dimensions : 4240x1790x1560
Poids à vide : 1277 kg
Volume coffre :  400 L
Volume réservoir :  50 L 
Consommation mixte annoncée (WLTP) :   6.2 L/100 kms 
Rejet CO2 moyen annoncé (WLTP) : à partir de 134 gCO2 / km 
Moteur : 4 cylindres essence 1498 cc
Puissance max combinée : 150 ch à 5000 tr/min
Couple max : 250 Nm à 1500 tr/min
Vitesse max : 212 km/h
0 à 100 km/h : 8.4sec

Crédits Photos : Maurice Cernay

 

 

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