Essai Volvo XC60 Polestar Engineered : pour des roadtrip sportifs

Voici notre essai du nouveau Volvo XC60 Polestar Engineered 2022. Plus de puissance, moins de consommation, plus d’autonomie électrique, …
Essai Volvo XC60 Polestar Engineered 2022

Après avoir réalisé un méga roadtrip en XC60 B5 jusqu’en Suède, puis après avoir pris du plaisir en S60 Polestar Engineered, je voulais tout de même voir ce que donne un mix des deux. Voici alors mon ressenti à bord du Volvo XC60 Polestar Engineered.

Je peux d’ores et déjà commencer par ce qui m’avait rebuté le plus sur cette fameuse S60, la sonorité. Le 4 cylindres, toujours en place ici, se montrait particulièrement criard et donc agaçant pour les oreilles. Eh bien avec ce nouveau millésime 2022 du XC60 Polestar Engineered, quel plaisir de voir que cela a disparu. On bénéficie d’une auto silencieuse, surtout en mode électrique évidemment, mais également en pleine charge. Les bruits de vent et de roulement sont en plus discrets et améliorent le confort des passagers sur voies rapides par exemple. Un confort qui, malheureusement, se voit parfois gâché par quelques sursauts dans le volant et dans la caisse. Les jantes 21 pouces, qui claquent visuellement, associées à des pneus fins et un réglage ferme des suspensions Öhlins font disparaître l’effet tapis volant habituel de la maque. Et ça c’est bien dommage malgré tout pour une telle auto.

Relativisons. Est-ce qu’on choisirait cette finition si le critère numéro un était le confort ? Sûrement pas. Et heureusement, il n’est pas loin d’exceller dans tout le reste. D’abord, j’apprécie toujours autant cette précision irréprochable dans le volant qui permet de prendre confiance au fil des kilomètres. Car en effet, c’est un SUV, et qui dit SUV dit prise de roulis. Dans les premiers virages serrés, on n’est pas serein immédiatement, il faut quelque temps pour l’apprivoiser. Mais une fois ce cap passé, il se montre terriblement efficace et gorgé de grip. Par son agilité, on rattrape aisément son excès de sous-virage et on pourrait presque oublier la taille de ce gros bébé. Puis, le puissant mordant dans la pédale de frein permet de ne pas avoir trop à anticiper. On peut alors entrer fort en courbe, et ressortir tout aussi fort grâce à son imposante cavalerie. L’habituel bloc essence, associé au système hybride, lui permettent ici de délivrer pas moins de 455 ch (709 Nm de couple). De quoi abattre, pour information, un petit 0 à 100 km/h en seulement 4,9 secondes. Alors certes, on ne sent aucunement une quelconque sensation, mais les virolos eux, défileront bien vite devant vos yeux.

Autre belle surprise : le freinage régénératif. Il a rendu cet essai très paisible ; en étant à la fois très puissant et permettant souvent de ne conduire qu’à une pédale, telle une voiture électrique. Cela ne m’était encore jamais arrivé sur un véhicule hybride. En outre, cela autorise une recharge rapide de la batterie et le niveau de consommation baisse fortement par rapport à la première génération du XC60 Polestar. Ainsi, il est possible de faire des longs trajets à environ 8,5 litres aux 100 km, et il dépassera à peine les 10 l/100 en montagne ou conduite sportive. Pas mal pour une auto d’une telle puissance et ses 2150 kg à vide. Sinon, dans la vie de tous les jours, il faudra penser à brancher régulièrement les 18,8 kWh de la batterie (4h sur wallbox domestique) pour parcourir désormais jusqu’à 72 km en tout électrique.

Côté style, tant extérieur qu’intérieur, le XC60 Polestar Engineered ne fait pas dans l’ostentatoire. Il ne se distingue seulement que par quelques légers détails. On remarquera bien sûr le logo dédié, mais aussi les énormes jantes accompagnées des énormes, eux aussi, étriers de freins jaunes. Il reçoit par ailleurs des élargisseurs d’ailes qui assoient bien l’engin et un bouclier avant plus provocant. Dommage cependant qu’on ne puisse ici opter que pour des teintes de gris, blanc ou noir… Enfin à bord, seul Android Auto a fait son entrée dans les habitacles Volvo depuis quelques semaines ; et on notera les ceintures jaunes, propres à cette version. Sinon, les assemblages, les matériaux utilisés ou encore la sellerie sont toujours aux petits oignons. Depuis son arrivée sur le XC90 en 2015 (déjà !), j’ai vraiment un petit faible pour ce cockpit, il faut bien le reconnaître.

Pour terminer sur les tarifs, cette version explose littéralement avec un prix d’appel à 87 480 € contre 59 230 € pour le XC60 B4. À cela on ajoute le Blanc Métallisé à 1350 €, le système Bowers & Wilkins à 2700 €, l’alarme à 540 €, et on obtient un modèle à 92 520 €. Heureusement pas de malus, avec son homologation WLTP à 26 g/km de CO₂.

Vous l’avez compris, en grimpant dans un tel cocon, on pourrait s’attendre à un confort exemplaire. Mais malgré ce que j’ai pu dire plus haut, le Volvo XC60 Polestar Engineered reste très agréable et n’est pas invivable au quotidien ou pour de longs trajets. En revanche, sa sportivité n’est plus à prouver et il se montre d’une véritable efficacité. En somme, un bon compromis entre plaisir et praticité, haut de gamme naturellement.

Crédit photos : Thomas D. (Fast Auto)

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