Alors que les écuries ont dévoilé jusqu’au dernier jour leur monoplace pour la saison 2018, il est venu le temps de les voir en piste. Avec un programme bien ficelé, les teams et les pilotes doivent prendre en compte un élément aléatoire : la météo. Pour cause, les conditions météorologiques à Barcelone sont très mauvaises, de quoi rendre les journées beaucoup plus complexes qu’elles ne peuvent en paraître. Focus donc sur le Circuit de Catalunya pour les Essais hivernaux de Barcelone 2018 : Première partie.

 JOUR 1 – Avantage Red Bull

Les yeux étaient rivés à Barcelone dès 8h00. C’est à ce moment que Force India dévoila sa VJM11 toujours revêtue du rose de son sponsor principal, BWT, avec des touches de blanc cette année. Toutefois, pas de changement de nom et d’identité visuelle comme cela était prévu initialement. Peut-être avant le Grand Prix d’Australie nous dit-on. Elle est suivie de près par Toro Rosso qui est la dernière à dévoiler sa monture équipée du V6 Honda. Visuellement, elle ressemble très fortement à sa devancière. Cette fois, les présentations sont faites, les essais peuvent débuter.

La matinée se voit pour le moins productive pour les écuries, l’objectif principal étant de s’assurer rapidement de la fiabilité. La météo, elle, n’était pourtant pas au rendez-vous. Certains pilotes ayant pris le volant l’après-midi ont donc vu leur temps de roulage limité par la dégradation des conditions météorologiques avec la baisse des températures et l’arrivée de la pluie. Ce fut le cas notamment d’Hamilton (25 tours), Sainz (26 tours), et Sirotkin (27 tours).

Un autre garçon a également vu son temps en piste réduit à savoir… Fernando Alonso ! Pourtant pas de moteur Honda dans sa MCL33 mais bien un moteur Renault. L’Espagnol ne semble pas être débarrassé de son chat noir. Cette fois-ci, c’est un problème au niveau d’un écrou sur le pneu arrière droit qui a désolidarisé ce pneu de la monoplace et envoyée la voiture papaye dans les graviers avec moins de 10 tours bouclés dans la matinée. Il put tout de même reprendre la piste l’après midi. Initialement 5ème à la fin de la journée, son meilleur temps lui est retiré car il avait été réalisé en coupant la dernière chicane. Il est donc classé en 7e position.

A la fin de cette première journée, c’est la Red Bull de Ricciardo qui signe le meilleur temps en 1:20.179s en pneus médiums, en bouclant par ailleurs 105 tours. Il est suivi par Bottas à 0.170s qui a signé son chrono avec le même composé que Ricciardo. Raïkkönen avec sa Ferrari est lui à 0.327s en pneus tendres.

JOUR 2 – Une piste toujours plus froide

Des températures négatives dans l’air du Circuit de Catalunya n’encouragea pas les pilotes à sortir immédiatement à l’entame de cette deuxième journée. Quelques tours d’installations effectués par les écuries. Cependant, il fallait bien rouler pour engranger les informations et le risque qui plane sur les conditions météo de la troisième journée. C’est d’abord Vandoorne qui déclenche en signant un premier chrono de référence, avec les nouveaux pneus hyper tendres. Mais Bottas puis Vettel vont prendre le dessus avec des pneus plus durs, le premier en médiums, le second en tendres. Le belge toutefois ne put aligner les tours, à l’instar de son coéquipier la veille. En effet, McLaren a été de nouveau confrontée à des problèmes d’échappement selon les dires de son pilote. Une après-midi de moins dans le programme de Woking.

Le matin, c’était la Red Bull de Max Verstappen qui était immobilisée suite à une fuite de carburant. Mais le néerlandais a toutefois travaillé dur pour signer le 4 ème chrono de la séance. A l’issue de cette seconde journée d’essais, le moteur Honda de la Toro Rosso n’a toujours pas lâché et a même cumulé les kilomètres. Pendant ce temps, c’est Vettel et Ferrari qui se sont hissés en haut du tableau en 1:19.673 avec Bottas à 0.303s et Vandoorne à 0.652s.

JOUR 3 – Journée blanche

L’extrémisme des conditions météorologiques atteint son point d’orgue le mercredi 28 février. Froid, neige et pluie. On aurait presque l’impression qu’il s’agit du Trophée Andros qui se déroule devant nous. Or, on parle bien ici de F1. Et Pirelli n’a semble-t-il pas développé de pneus neiges dans sa gamme. De quoi relancer le débat d’une délocalisation des essais hivernaux hors de l’Europe, comme le demande Eric Boullier, qui milite pour des essais à Bahreïn.

La session fut donc logiquement retardée face aux intempéries. Peu à peu, la neige est devenue pluie. Toutefois, la température elle ne s’est guère améliorée. Quelques voitures se sont contentées de quelques tours d’installations. Ricciardo lui est parti dans les graviers.

Seul Alonso en fin de séance, chaussé des pneus maxi pluie, a signé un chrono. En somme symbolique, pour faire plaisir à ses fans. Mais en aucun cas significatif. Il a parcouru un total de 11 tours avec un meilleur temps de … 2:18.545. Dans le même temps, ni Ferrari, ni Mercedes, ne seront sorties de leurs stands.

JOUR 4 – Hamilton, le retour.

Avec la journée de la veille, il fallait rattraper le temps perdu. Même si la météo n’allait, une nouvelle fois, pas faciliter les choses.

Sur une piste humide, c’est en pneus intermédiaires que les pilotes signent principalement leur temps le matin. Ericsson provoqua tout de même un drapeau rouge à la suite d’un tête à queue. Tout comme Verstappen qui est sorti dans les graviers. Puis, en l’absence de pause déjeuner, les voitures sont passées aux pneus slicks pour l’après-midi. Et Hamilton qui n’avait pas eu l’occasion de vraiment rouler jusqu’ici frappe un grand coup en signant le meilleur temps de la journée en 1:19.333 avec des pneus médiums. C’est d’autant plus surprenant que le second, à savoir Vandoorne, à signer son meilleur temps à 0.521 d’Hamilton avec les pneus hyper tendre ! Vettel boucle la marche à 0.908s et des pneus tendre.

F1 Essais hivernaux 2018Voici le classement de la semaine 1 des essais hivernaux :
Crédits photos : Formula 1.