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Ce weekend annonce un retour attendu par les fans français de F1 puisque le Grand Prix de France est le nouvel événement automobile d’importance dans l’Hexagone. Celui-ci annonce également le début de 3 semaines de F1 consécutives puisque les Grand Prix d’Autriche et de Grande-Bretagne se dérouleront dans la foulée. Une première en F1 ! Il y a 15 jours au Canada, c’est Vettel qui s’imposait depuis la pôle, menant l’intégralité de la course en tête. Mercedes avait quelque peu déçu, malgré la 2ème place de Bottas. Aujourd’hui, la Formule 1 se donne rendez-vous pour le Grand Prix de France 2018. Un challenge pour les écuries un peu dans l’inconnu, pour un nouveau venu du calendrier qui n’a plus accueilli un Grand Prix depuis 1990 !

En conférence de presse, les trois pilotes français se sont logiquement exprimés sur le GP de France, tout comme Alonso, pour qui la France a un rôle important dans sa carrière : vainqueur la semaine dernière des 24h du Mans, il a obtenu ses deux titres de champion du monde avec Renault. D’ailleurs, Renault fait partie de l’actualité de la F1, suite à l’annonce faite par Red Bull qui sera motorisée par Honda dès 2019.

Vettel peut-il accentuer son avance sur la lancée du Canada ? Hamilton peut-il se refaire de sa contre performance montréalaise ? Retour sur un weekend de fête en France, pour le retour du Grand Prix de France 2018, sur le Circuit Paul Ricard.

Les Essais Libres : Carton plein pour Mercedes.

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Il n’y a pas de doutes, on est bien en PACA ce vendredi. Il fait beau, il fait chaud… Mais il fait aussi du vent. Les EL 1 lancent le feu vert et c’est Ericsson qui inaugure officiellement le retour du GP de France au Castellet. Mais le premier à signer un chrono de référence sur le tracé varois est Bottas qui signe un 1:36.849, avant de l’améliorer rapidement en 1:35.797. La première faute du weekend est attribuée à Hartley qui part en tête à queue à Sainte-Baume, sans conséquence toutefois pour le néo-zélandais. Plus tard au même endroit, c’est Vandoorne qui part à la faute mais aussi Raïkkönen toujours au même endroit. Les Red Bull prennent ensuite les devants avec Ricciardo devant Verstappen. A 45 minutes de la fin de séance, c’est Ricciardo qui est devant en 1:32.576. Dans la dernière demi-heure, Hamilton s’empare de la tête du classement. La fin de séance se déroule sur drapeau rouge après la grosse sortie de piste d’Ericsson qui tape le mur de pneus au Beausset, sa Sauber prenant feu sans que le pilote ne puisse se rendre compte de l’urgence.

Résultats des EL 1 : Hamilton 1:32.231 – Bottas à +0.140 – Ricciardo à +0.296.

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Les EL 2 démarrent sur une piste toujours plus chaude et ensoleillée (50°C au sol), qu’Ericsson ne foulera pas suite à son accident du matin. Les Haas prennent alors provisoirement les commandes malgré un tout droit de Grosjean, avant que les Ferrari ne repassent devant. Les Mercedes rentrent plus tard en piste pour montrer à nouveau qu’elles sont les plus rapides ce weekend. Vers la mi-séance le drapeau rouge est brandi pour la deuxième fois ce weekend : la Force India de Pérez voit sa roue arrière droite se désolidariser brusquement de la VJM 11, et se retrouve en perdition près de la ligne droite du Mistral. Une fois la piste dégagée, Hamilton, agressif, signe un nouveau meilleur temps alors que son coéquipier voit sa séance se terminer prématurément suite à une fuite d’eau. En fin de séance, la Virtual Safety Car est déployée pour faire face à la Toro Rosso d’Hartley arrêtée en piste suite à un problème moteur. Il ne reste que quelques minutes quand Alonso décide de faire un dernier tour rapide avant de rentrer à la maison, mais part à la faute en tête à queue juste avant que la séance ne s’achève.

Résultats des EL 2 : Hamilton 1:32.539 – Ricciardo à +0.704 – Verstappen à +0.732.

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Pour les EL 3, nous ferons court. La pluie s’est invitée pendant 95% de la séance… Une frustration pour beaucoup de fans qui ont manqué le vendredi suite aux énormes problèmes de trafic rencontrés pour se rendre au circuit ce jour-là. Quelques monoplaces ont toutefois l’occasion de faire quelques tours sur piste sèche, comme Leclerc. Bottas s’empare toutefois du meilleur temps avant que la piste ne soit gorgée d’eau. En fin de séance, Alonso se décide de sortir à nouveau en piste tout comme les Williams. A Leclerc, on dit de faire un tour lancé avec sécurité. Les Toro Rosso sont également sorties.

Résultats des EL 3 : Bottas 1:33.666 – Sainz à +1.287 – Leclerc à +1.346.

Les Qualifications : Hamilton, 75ème pole facile.

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Les pilotes s’élancent pour la Q1 sur une piste nettoyée par la pluie du matin ; une piste qui ne devrait que s’améliorer tout au long de la journée. Les risques de pluie sont toutefois toujours présents pour cette séance qualificative. Verstappen part en premier avant qu’Hamilton ne signe un solide 1:31.271. Derrière les 3 top teams, ce sont les Haas qui font figure de quatrième force du plateau au Paul Ricard, Grosjean ayant en effet signé le sixième temps lors des deux premières séances d’Essais Libres. Et de récidiver en qualifications, en étant dans la même seconde que les Mercedes. A noter dans cette séance le petit décollage de Stroll, qui n’a pas trop endommagé la voiture. Longtemps en danger, les Force India arrivent à se sauver de la zone d’élimination… Ce que n’arrivent pas à faire les McLaren. Au drapeau à damier, Hamilton est en tête devant Verstappen et Raïkkönen qui sont à plus de deux dixièmes.

Les éliminés de la Q1 : Alonso, Hartley, Vandoorne, Sirotkin et Stroll.

Pour la Q2, il semble que la pluie fait son retour au niveau des virages 5, 6 et 7. Tout le monde se jette vers la sortie des stands. Tous ressortent en pneus ultra tendres – à part Mercedes et Red Bull qui tentent le pari des super tendres pour la course du lendemain. Hamilton prend une nouvelle fois le dessus sur les autres, même sur les Ferrari en gommes violettes : le britannique claque un énorme 1:30.645. Les Ferrari décident de sortir avec un deuxième train d’ultra tendres pour améliorer leur temps en un tour et prendre ces pneus plutôt que le premier train chaussé. Gasly lui est longtemps 10e avec sa Toro Rosso. Mais Leclerc sur sa Sauber, menacé, réussi à passer la Q3 pour la première fois dans sa jeune carrière ! Les Force India n’arrivent pas à passer le cap, ni même la Renault d’Hülkenberg, à une décevante 12e place. La pluie n’aura finalement pas perturbé le cours de la session.

Les éliminés de la Q2 sont : Ocon, Hülkenberg, Pérez, Gasly et Ericsson.

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Pour la Q3, on retrouve logiquement les 3 top team que sont Mercedes, Ferrari et Red Bull, les deux Haas, la Renault de Sainz et la Sauber de Leclerc. Les pilotes se pressent à la sortie pour éviter d’être piégés par un éventuel déluge. Hamilton signe rapidement un excellent 1:30.222, moins d’un dixième devant Bottas. Grosjean est dans un tour d’attaque, le meilleur des autres tout au long du weekend…mais finit dans le mur. Le pilote Haas a mordu un peu trop sur le vibreur et perd l’arrière de sa voiture, et les bandes abrasives ne l’arrêteront pas vraiment. Toutefois, la voiture ne semble pas si endommagée si ce n’est l’aileron, mais le Français ne pouvait pas faire marche arrière et finit ainsi sa séance de qualifications. Au drapeau vert, Raïkkönen sort seul en piste pour améliorer sa marque mais se loupe dès le début du tour. Alors que les pilotes peinent à améliorer leur temps, Bottas arrive à reprendre le dessus sur Hamilton, avant que ce dernier ne réussisse une nouvelle fois à améliorer son temps qui signe sa 75ème pole position, la première en France en 1:30.029 suivi de Bottas à 0.118 et Vettel à 0.371.

La Course : Hamilton survole un Grand Prix de France au départ chaotique !

Une fois la Marseillaise entonnée par la Légion étrangère finie, il est temps pour le voitures de courir un Grand Prix de France après dix ans d’absence. A l’extinction des feux, Vettel qui a pris un bon départ touche l’arrière de Bottas et Hamilton emmène Verstappen et la Renault de Sainz 3e ! Il y a eu de nombreux accrochages ; Ocon et Gasly, touchés, sont contraints à l’abandon. Le départ a été un carnage avec des voitures passant de part et d’autres des bandes abrasives. Vettel rentre alors aux stands pour chausser des pneus tendres et aller jusqu’au bout de la course ! Bottas, crevé, rentre au ralenti aux stands également.

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A la fin du 5ème tour, la course est relancée. La McLaren d’Alonso part à la faute alors que Vettel était à sa hauteur à l’intérieur. Vettel voit son weekend se compliquer par une pénalité de 5 secondes infligée suite à son accrochage au départ avec Bottas. Hamilton creuse un petit écart alors que Sainz s’est vu dépassé par Ricciardo et Raïkkönen. Derrière lui on retrouve Magnussen et Leclerc. Au 14ème tour, Vettel est derrière ces deux-là. Grosjean quant à lui est sous investigation pour avoir gagné un avantage au virage 4 lors du premier tour. Le Français a eu un léger contact avec la Ferrari de Vettel à la peine. Au 20ème tour, Vettel est 5e, Pendant ce temps, Hamilton enchaîne les meilleurs temps tour après tour.

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Nombreux sont les pilotes en souffrance, notamment les Haas de Magnussen et Grosjean. Leclerc qui part au large se fait passer par Hülkenberg. Le Monégasque se plaint à la radio et semble lui aussi en difficultés. Au 26ème tour, Verstappen entre aux stands pour chausser la gomme tendre et aller au bout de la course. Il ressort juste devant Vettel. Ricciardo s’arrête à la fin du 28ème tour. Il ressort derrière Vettel mais avec des gommes bien plus fraîches. Au 29ème tour, Pérez rentre aux stands pour abandonner : problème moteur suspecté. Grosjean est lui à nouveau sous enquête après avoir échappé à la première, cette fois-ci pour le coup de roue au départ à son compatriote Ocon. Il est pénalisé de 5 secondes. Leclerc rentre à la fin du 31ème tour pour chausser les pneus super tendres. Hamilton s’arrête à la fin du 32ème tour pour un arrêt ultra rapide de 2.4 secondes et ressort moins de 5 secondes derrière Raïkkönen qui doit encore s’arrêter. Ricciardo lui se défait de Vettel alors que Raïkkönen s’arrête à la fin du 34ème tour, pour chausser les pneus super tendre. Verstappen signe le record du tour avant que Raïkkönen signe un 1:34.8 dans la foulée.

Raïkkönen fait alors la jonction sur son coéquipier, Vettel, et le passe dans la ligne droite du Mistral au 39ème tour. Bottas s’arrête une seconde fois au 40ème tour mais l’arrêt ne se termine pas : le jack est retombé avant que les pneus soient chaussés. On décide de chausser Vettel dans la foulée pour lui mettre des pneus ultra tendre et observer la pénalité de 5 secondes. L’écart d’Hamilton avec Verstappen est de 4 secondes au 42ème tour. Les pilotes commencent à remonter sur des retardataires, ce qui leur fait perdre du temps. Ricciardo, troisième, est sous la menace de Raïkkönen qui est, à 10 tours de l’arrivée, à moins de 3 secondes de l’Australien. Les deux remontent sur les Williams qui mettent leur temps à respecter les drapeaux bleus, ce qui fait les affaires de Raïkkönen. Au 47ème tour la bataille entre le Finlandais et l’Australien a lieu à l’avantage de la Ferrari à la chicane nord.

Au 50ème tour, Sainz perd la puissance sur sa Renault et voit la Haas de Magnussen et la Mercedes de Bottas se rapprocher dangereusement. Déception pour l’Espagnol qui se fait passer dans la ligne droite de départ… Peu après, Stroll abandonne et provoque un drapeau jaune : la Williams a vu son pneu avant gauche exploser à Signes. La Virtual Safety Car est déclenchée et prend fin dans le dernier tour, laissant place au double drapeau jaune dans le secteur 2. Qu’importe, Hamilton remporte le Grand Prix de France 2018, 28 ans après Alain Prost sur le circuit Varois. Verstappen termine en seconde position alors que Raïkkönen prend la troisième place.

Rendez-vous dès la semaine prochaine pour la suite de la F1, en Autriche, et dans 15 jours en Grande-Bretagne !

Crédits photos : Formula 1