Et hop, juste quelques semaines après le break V60, voici la berline Volvo S60. Bizarrerie de la planification industrielle et du marketing, mais il est vrai que le plus gros des ventes de la gamme en Europe se fera certainement avec la version à hayon.

On pourrait donc penser que la nouvelle berline de Volvo n’est qu’un simple version à coffre du break. Hé bien en fait…. c’est tout à fait ça ! Totalement identique à la V60 jusqu’au pilier B, la S60 troque son espace arrière pseudo utilitaire pour une élégante malle et une ligne de toit en pente douce. Le profil en est dynamique et place plutôt cette version dans une parfaite continuité esthétique avec la grande soeur S90, celle qui a permis le renouveau du design Volvo. La S60 en est d’ailleurs tellement proche que, hormis la nette différence de gabarit, il peut être bien difficile de distinguer les deux modèles pour un profane.

Le design Volvo actuel est indéniablement beau et distinctif (avis tout personnel), mais il faut faire attention à ne pas le reproduire tel quel sur tous les modèles, au risque de s’en lasser. Le petit SUV XC40 avait heureusement défriché quelques nouveaux ajustements de style, l’affaire reste donc à suivre. Pour l’heure, on retrouve donc sans surprise, mais avec plaisir, les phares à signature lumineuse en “T”, une calandre verticale à lamelles chromées (ou noire sur la version sportive R-Line) et des lignes douces et équilibrées, très scandinaves dans l’âme (ou ressemblant aussi à des productions Lincoln).

La berline vient donc compléter la gamme médiane “60”,  mais en apportant certaines nouveautés. La S60 se veut la plus dynamique de la famille et s’en donne les moyens. Pour commencer, pas de motorisation diesel au programme. Même pas dans un futur proche. Il s’agit de la première Volvo à proposer cette particularité, mais certainement pas la dernière. Ce n’est d’ailleurs pas forcément une mauvaise nouvelle, les blocs diesels Volvo D4 ou D5 étant assez bruyants et rugueux, même si leurs performances étaient intéressantes.

La S60 sera disponible a minima avec deux blocs hybrides rechargeables T6 Twin Engine (340 ch) et T8 Twin Engine de 390 ch. Des motorisations essences non hybrides existeront également : T5 de 250 ch et T6 offrant 316 ch. Pour l’anecdote, le Volvo V60 n’est quant à lui disponible qu’en diesel au moment où j’écris ces lignes. Volvo, c’est deux salles, deux ambiances ! Mais nul doute que les hybrides essence passeront également sous le capot du break.

Si vous voulez encore plus de sport, Volvo et Polestar ont ressorti la baguette magique sous la forme de la S60 Polestar Engineered. Elle récupère le T8 hybride, mais poussé à 415 ch. Elle disposera également d’un châssis optimisé (freins et suspensions notamment) et, je l’espère, une jolie peinture bleue cyan comme la première S60/V60 Polestar. Croisons aussi les doigts pour retrouver cette motorisation sur le break V60.

L’habitacle est évidement l’élément le moins surprenant de la S60, car repris intégralement du break déjà révélé à Genève. On y retrouve une dalle LCD paramétrable pour l’instrumentation, et également un écran multimédia central toujours piloté par le système Sensus Connect offrant Apple Carplay et Android Auto. Ceux qui sont familiers des habitacles Volvo des gammes actuelles ne seront pas perdus : tous les systèmes sont reproduits à l’identique. Là aussi la petite XC40 ajoutait quelques éléments plus innovants qui n’ont pas été reconduits sur la grande berline. Comme toutes les Volvo, elle fait bien sûr le plein de technologies embarquées et d’aides à la conduite.

La S60 sera, et c’est une première, exclusivement produite dans une nouvelle usine aux Etats-Unis, à Charleston. Elle débarquera en Europe au printemps 2019 à un prix qui n’est pas encore connu. Et pour retrouver le Volvo V60, c’est par ici.

Crédits photo : Volvo