Merci Mumu

Je me suis récemment rendu compte de quelque chose : de la grosse centaine de voitures qui me sont passées entre les mains, très peu d’entre elles me manquent réellement. Mais ces derniers jours ont été la scène d’un drôle de sentiment : il y en a une dont l’absence me fait cruellement souffrir.

Et cette caisse, c’est le Citroën Berlingo.

Alors oui, bien sûr, ce n’est pas la seule auto qui me fait penser “ah, elle était cool quand même”. J’ai par exemple un point faible pour les voitures exclusives et luxueuses :  prenons par exemple la Lexus LS 500h, la Tesla Model S, la BMW 435i Gran Coupé ou encore, bien entendu, l’inatteignable Rolls-Royce Wraith. Je me sens naturellement bien dans le cuir, le bois et le confort ouaté, que voulez-vous. Mais cette fois-ci, c’est un ludospace qui occupe une place particulière dans mon cœur. Je me suis creusé la tête pour essayer de trouver les raisons qui menaient à ce manque, et j’ai réussi à en tirer quelques unes.

Ce qu’il faut savoir, c’est que j’ai essayé le Berlingo…deux fois -ce qui est rarissime. La première, c’était pendant le lancement officiel de la voiture dans la vallée de Chevreuse. La seconde, lors d’un week-end entre amis -je développerai un peu plus tard dans l’article. Et, à chaque fois, j’ai rendu la voiture parfaitement comblé.

C’est très bien, mais c’est pas la première fois que j’aime une voiture. Qu’a-t-elle a donc de plus pour qu’il me manque autant ? Une…âme, ai-je envie de dire. Car oui, je suis et reste persuadé que les voitures ne sont pas qu’un assemblage de tôle et de plastique. Elles transportent avec elle un petit plus, ce petit plus qui fait toute la différence -notons que ce petit plus peut parfois se distinguer par son absence. Et le Berlingo en a une, d’âme. Il représente pour moi l’essence même du positionnement actuel de Citroën, celui de représenter un fabricant de voitures “populaires” au sens noble du terme : non pas bas-de-gamme, mais plutôt accessibles. Accessibles dans le sens tarifaire, certes, mais on sent qu’elles vont bien au-delà de ce simple critère. On sent qu’elles ont été crées et pensées pour les familles, les amis, les copains des enfants, les chiens, les chats. Des voitures simples, pas intimidantes ni agressives, en un mot : attachantes. Le Berlingo est attachant.

Je dirais même plus : attachant et cool. Le physique est bonhomme, certes, mais c’est surtout au niveau des couleurs & matières que le Berlingo tire son épingle du jeu. Notamment avec le pack XTR : la carrosserie se dote de touches orangées, les sièges se parent d’une chatoyante sellerie mélangeant le gris, le vert et l’orange et la planche de bord passe au vert kaki -pardon, au Reseda Green. Vous en connaissez beaucoup, vous, des intérieurs aussi colorés ?

Voilà donc une première réponse à l’énigme. Laissez-moi en supputer une seconde : les expériences vécues autour du (ou plutôt “des”) Berlingo. Ma première découverte s’est déroulée lors d’une journée particulière, le jour même de ma sortie d’un long séjour en clinique -un endroit d’où on est en général assez content d’y échapper. Paf, à peine quatre heures après avoir dit au revoir aux infirmières, je me retrouve à la présentation presse du Berlingo dans un petit hôtel tout mignon au fin fond de la vallée de Chevreuse, où plusieurs amis blogueurs m’attendaient. On a passé ensemble un sacré bon moment, majoritairement passé à se moquer éperdument des instagrammeuses (un sujet à peu près intarissable). Et puis il faisait beau, l’équipe communication de Citroën était (comme il se doit) aux petits soins, bref, j’étais comblé.

Le second essai fut encore plus joyeux. Comme expliqué en début d’article, j’ai repris un Berlingo en beau milieu du mois d’août pour emmener mes amis (du moins une partie d’eux) en week-end dans la Touraine. Mais attention, quand je parle d’amis, je parle des vrais, du sang de mes veines, celles et ceux à qui on pense instinctivement quand on veut sortir ou quand ça ne va pas. Ce fut un week-end assez parfait, je dois bien l’avouer ; de ce genre de week-ends qui nous boostent et qui servent d’échappatoire lorsque le quotidien nous pèse trop. Tout était en parfaite harmonie, et j’y inclus la voiture qui nous a transportée.

J’ai toujours eu comme certitude que les voitures, dans un foyer, ne pouvaient pas uniquement avoir un rôle utilitaire. On s’y attache forcément, car on a vécu des moments, ressenti des émotions à bord d’entre elles. Rappelez-vous de la Micra toute pourrie de mes parents : elle me faisait atrocement honte, mais j’avoue que ça m’a fait tout drôle quand je ne l’ai plus vue dans le garage. Le Berlingo, c’est la même chose, en infiniment mieux : non seulement la voiture est diablement attachante, mais les bons moments passés en sa compagnie sont irrémédiablement associés à elle. Et ces moments me manquent, et le Berlingo me manque.

Crédits photos : Jean-Baptiste Passieux

Merci à Matthieu, Thibaut, Tran, François, Cédric, Estelle, Hugo, Vincent, Pierre, Loïck, Sasha, Pauline, Olivier & Sarah pour ces bons moments 🙂

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