Après s’être concentrée sur sa gamme Range Rover, la firme anglaise revient à des considérations plus pratiques : en s’occupant dorénavant du renouvellement de ses modèles dits « de loisirs », Land Rover en profite  pour créer une nouvelle gamme, baptisée Discovery, dont le Discovery Sport sera le premier rejeton. Avant d’arriver dans les concessions françaises dès le 5 mars prochain, c’est dans les allées du Mondial de l’Automobile que le dernier né de la marque exhibe ses atouts, et notamment sa grande polyvalence.

Land Rover Discovery Sport .8

Le Freelander est mort, vive le Discovery Sport : c’est en effet sous cette appellation que la troisième génération du modèle anglais fait son apparition sous le strass et les projecteurs du Salon de Paris. Plus qu’un changement de nom, cette nouveauté annonce à terme une gamme Discovery, davantage axée sur le « loisir » comme le souligne le constructeur. Annoncée à l’automne dernier lors de la révélation du Discovery restylé, qui arborait fièrement la-dite appellation sur son capot, cette nouvelle gamme est donc étrennée par le Discovery Sport, qui sera rejoint dans quelques mois par le Discovery « tout court » (sur le même schéma que la gamme Range, avec le Range Rover et le Range Rover Sport).
Avec son gabarit de 4 mètres 59, le Discovery Sport se pose en concurrent des Audi Q5, BMW X3, ou encore Mercedes GLK. Mais en offrant la possibilité d’opter pour deux sièges supplémentaires (facturés 1300€), l’anglais fait également de l’œil aux clients des Nissan X-Trail et Mitsubishi Outlander entre autres.

Et il n’y a pas qu’en terme de prestations que le dernier Land Rover se retrouve « entre deux » : esthétiquement, malgré son appartenance à la gamme Discovery, le nouveau venu s’inspire furieusement du Range Rover Evoque. A l’avant, phares et boucliers rappellent ainsi très nettement le petit Range : si on aurait aimé une moins grande ressemblance, le Discovery Sport présente très bien malgré tout, les grosses jantes de 19 pouces sur lesquelles étaient campés les modèles de salon aidant très certainement. Le montant C (séparant la troisième vitre latérale) rappelle cependant le lien de parenté avec le Discovery « classique », et également avec le Freelander, mais il est ici davantage incliné, ce qui rend le profil relativement dynamique.

Une bonne impression qui se retrouve à l’intérieur : à l’avant comme à l’arrière, la sensation d’espace est saisissante : le toit panoramique ainsi que le coloris beige de l’un des modèles exposés faussent sans doute notre jugement. La qualité des matériaux et de la finition ne semblent souffrir d’aucune critique. Cependant, on aurait aimé un design de la console centrale moins archaïque : les petits aérateurs carrés déçoivent sur une voiture de 2014. Autre déception, du moins pour les rédacteurs de Blog Automobile, les commodos, notamment les lève-vitres (les mêmes que dans la Jaguar XE) qui font relativement cheap.
Il n’en demeure pas moins que l’ambiance interne de ce Discovery Sport est très agréable, et que la sensation d’espace évoquée plus haut n’est pas qu’une impression : le coffre, avec un volume de chargement de 541 litres (configuration 5 places), devrait se révéler très pratique à l’usage avec sa découpe carrée du coffre et son seuil de chargement bas.
Quant à la troisième rangée de sièges disponible en option (ou plutôt aux deux strapontins), ils sont, comme c’est souvent le cas, dédiés à des enfants et pour des cours trajets. On pourra pester contre les énormes appuies-têtes des deux strapontins, qui gênent la vision arrière.

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Au chapitre moteurs, le Discovery Sport s’inspire là encore de l’Evoque : deux diesels (TD4 150ch et SD4 190ch) et un bloc essence Si4 développant 240ch seront proposés au lancement, en attendant un inédit 2.0 diesel « Ingenium » ED4 qui, avec des émissions de 119 g de CO2 par km, échappera au malus fiscal contrairement aux autres motorisations, qui seront toutes accouplées à la transmission intégrale (l’offre deux roues motrices n’étant pas disponible au lancement).
Du côté des équipements, la liste est longue : HDC (Aide à la descente), amortissement piloté Magnetic Ride, nouveau mode de gestion Dynamic pour le Terrain Response (nouvelle gestion de la pédale d’accélérateur, des embrayages et différentiels, de la direction), reconnaissance des panneaux de signalisation de la vitesse maximale autorisée (caméra stéréo située vers le pied du rétroviseur intérieur)…pas de doute, le Discovery Sport pourra s’amuser à faire le Range. A ce propos, je vous invite à lire l’article de Frédéric, qui détaille les équipements de ce remplaçant du Freelander.

Proposé à un tarif d’entrée de gamme de 34.600€ (soit 3.000€ de moins qu’un Mercedes GLK en simple propulsion), la gamme du Discovery Sport culminera cependant à 54.900€ hors options (voir tableaux des tarifs et des finitions).

En combinant les aspects pratiques d’un Land Rover avec les équipements d’un Range, le Discovery Sport offre une synthèse à première vue réussie. Pour le même prix, vous avez la possibilité d’opter pour un Evoque, plus « design » mais beaucoup moins pratique.

Ci-dessous, les prix du Discovery sport :

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Et la gamme :

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Sources : Land Rover, L’Argus.fr, l’Automobile Magazine
Crédits photos : Adrien Ayffre, NP et AMP pour Blogautomobile