Chez Lotus, l’ère Bahar est désormais une affaire du passé. DRB-Hicom, récent propriétaire du constructeur d’Hethel et de la firme malaisienne Proton, a repris les choses en main il y a 2 ans déjà depuis le limogeage express de Dany Bahar qui avait été installé par les dirigeants de Proton en 2009.

Lotus trouve un accord avec D.Bahar

Inutile de revenir sur les frasques de l’ex patron qui a navigué durant trois entre grand bluff, chute des ventes, projet de gamme quasi pharaonique au regard de la taille de Lotus, voyage en jet d’affaire, manipulations financières, gros usage du chéquier de l’entreprise à titre personnel ou pour des amis, gestion désastreuse, people, mega fêtes et costumes sur mesure.

On a tout dit sur cet homme que Ferrari était content de voir partir chez les britons en 2009 mais pour l’instant on sait finalement que ce que veut bien dire DRB-Hicom et les fameux bruits de couloirs et les sources anonymes proches du dossier. Toujours est il qu’après son licenciement sec, Dany Bahar est revenu à la charge avec notamment une plainte pour licenciement abusif avec absence de motif. L’ex PDG demande alors une indemnité de quelques 6.7 millions de livres sterling (8.33 millions d’euros /11.34 millions d’euros), DRB-Hicom se défend en arguant du fait que Bahar puisait dans la caisse et dépassait le cadre des attributions liées à sa fonction. Hélas, la bataille juridique et judiciaire promettait d’être longue tant Bahar est un habile utilisateur des procédures judiciaires et des compétences des avocats. Aussi pour passer à autre chose et oublier ce désastreux dirigeant, DRB-Hicom a choisi de négocier avec Bahar et préférer signer un gros chèque plutôt que de l’avoir sur le dos durant encore des années.

On sait donc seulement qu’un accord a été trouvé entre les deux parties mais on n’en connait pas les modalités ni le montant du chèque car tout cela doit rester secret. Certains bruits de couloir parle d’un montant de l’autre de 3.5 à 4.0 millions de livres mais tout cela est à prendre avec des pincettes. Le dossier se referme donc en cette fin mai 2014 mais de très nombreuses zones d’ombres subsistent et il va désormais falloir attendre plusieurs années avant de découvrir des éléments objectifs sur la période 2009-2012 et sur les conditions de cet accord financier qui clôt l’affaire.

Désormais, Lotus va pouvoir se concentrer sur sa relance économique et commerciale et sur le développement d’un ou deux projets importants comme, par exemple, celui de la future Esprit.

Via AP, Paultan, Motoring.com.au.