Le Mans Classic… Ou plutôt devrai-je dire : LE Mans Classic ! L’un des événements automobiles français phares s’est déroulé cette année du 4 au 6 juillet derniers, sur les mythiques 13,629 km du circuit des 24h. C’est à cette occasion que Abarth nous a invité pour découvrir le coeur de cette manifestation. Récit d’un week-end hors norme.

Le Mans Classic

Le circuit du Mans, ça vous parle ? Sans l’ombre d’un doute, oui. Et les 24H du Mans ? Impossible d’en ignorer la magnificence de cette course. Et la même chose avec des voitures classiques, de 1923 à 1979 ? Avec 8 500 voitures exposées ? Avec des centaines de Clubs présents ? Avec 110 000 spectateurs ? Avec 24h de courses anciennes sans interruption ? Avec la présence des plus grands pilotes au volant de voitures d’exception ?

Le Mans Classic

Le Mans Classic, c’est tout ÇA !

Le Mans Classic

J’ai consacré le premier jour du vendredi à une (très) rapide découverte des lieux, y compris la piste et la pit-lane pour s’immerger au coeur de l’action ! Pas de doute, les 450 voitures engagées en course et les milliers d’autres exposées impressionnent !

Samedi, la foule arrive… Un immense public vient au Mans ! Si je vous dis que j’ai mis plus de 2h pour faire 3 km en voiture avant l’entrée du circuit, les mots prendront tout leur sens… La passion prend aussi tout son sens. Ici pas (vraiment) de « bling-bling », pas (trop) de touristes, uniquement de la passion et les passionnés sont bien présents au rendez-vous !
Ceci dit, les (considérés) « VIP », eux n’auront pas ces mêmes bouchons.. Je ne vous cacherai pas que Le Mans Classic attire également son lot de visiteurs aisés pas toujours connaisseurs voir même intéressés, accompagnés de sponsors et de tout ce qu’il faut pour se faire remarquer ou tendre l’événement vers une manifestation commerciale depuis ces dernières années… Bref, nous dirons qu’il y en a pour tout le monde, mais j’en ai entendu plus d’un grincer des dents !

Toute cette attente m’aura en tout cas fait manquer la première session de roulage sur le circuit mais me voilà en place, samedi à 13h, pour 3 tours sur le circuit des 24h…. Abarth me laisse au volant de la 595 Turismo qui m’est prêtée (dont vous découvrirez prochainement un essai au complet 😉 ) et, croyez moi, poser ses roues sur ce circuit mythique marque pour moi un point d’orgue sur le week-end ! Les tours sont comptés et je ne dispose malheureusement que de peu de temps pour me familiariser avec la piste et son adhérence. Les imperfections de conduite sont donc là, mais le plaisir est bien présent !

Une vraie première pour moi le roulage sous la pluie ! Comme vous le verrez le premier virage sera donc pour moi un premier test… Verdict ? C’est une patinoire ! Étant clairement à la limite de l’adhérence sur une bonne partie des virages, je limite ensuite en conséquence les risques, mais notez sur ces images la prestation d’une certaine Lexus LFA…

Il est temps ensuite de faire un tour des parkings, ou plutôt des immenses parkings d’exposition ! Je peine encore à y croire lorsque j’entre sur l’espace réservé aux Clubs Porsche de France… Imaginez plus de 1 000 Porsche !! Ce sont des voitures à perte de vue. Inutile de faire un tour sur vous-même, il en y en a partout !!

Quand la nuit tombe, la magie opère encore plus… Fatigue et concentration se mêlent de plus à un invité surprise, la pluie ! Tout est vraiment différent. La piste prend alors une toute autre forme, les vitesses sont d’autant plus impressionnantes. Les phares distinguent au loin l’arrivée des voitures et laissent place dans l’obscurité à un tonnerre de bruits frissonnant. Les sensations en sont décuplés !

Je prends tout de même le temps de me réserver quelques heures de sommeil, presque à contre coeur tant le spectacle est magique, mais la dernière journée réserve aussi ses surprises !

Le lendemain matin, très tôt, je reste dans l’attente d’un lever de soleil mais les nuages imposants auront eu raison de mon espoir… Toute la matinée reste assez grise mais c’est tout de même l’occasion de découvrir d’autres parties du circuit.

Les cieux chargés ont recouvert la Sarthe et l’activité de photographe m’aura rappelé le malheureux bonheur d’un orage violent « surprise »… Complètement trempé et presque dépité, mon chemin s’est pourtant poursuivi le long de la piste à la découverte d’un autre univers sous la pluie où les pilotes, eux aussi (et même surtout) se débattent sur l’asphalte inondée.

La pluie incessante me pousse tout de même à rebrousser chemin. C’est alors l’occasion de prendre un peu plus de temps au coeur des paddocks, de la pit-lane et de la pré-grille. Session ambiance…

Accéder aux paddocks et au plus près des voitures est tout de même quelque chose. L’accès cette année a de nouveau été « recommandé » en suivant un dress code. Grand débat au coeur des discussions des spectateurs, ce dress code visait à garder un esprit authentique et « gentleman drivers » pour éviter entre autre les bermudas, chemises hawaïennes et autres « German shoes »… Discrimination pour les uns, plaisant pour les autres ; il n’en reste pas moins que, même s’il y a du mieux, c’est loin d’être au niveau de Goodwood Revival.
D’un autre côté, des personnes se plaignent de ce dress code mais quand je vois certaines personnes en tong se baladant sur la pit-lane je crois que j’ai manqué un épisode… Lorsque de plus ce sont des personnes accréditées par Peter Auto, je me pose de sérieuses questions !

D’un ordre général l’ambiance est très agréable, bien que radicalement différente des 24H. Mais que serait Le Mans sans les Anglais ? Rien. Que dire également des Hollandais, des Allemands qui animent tant cet univers unique ? Les animations y ajoutent aussi leur touche de ganté : concerts, spectacles, orchestres ambulants… il y en a pour tous les genres, pour tous les goûts et qu’importe la météo : qu’il pleuve ou que le soleil nous assomme, l’ambiance vintage est là !
Je rajouterai tout de même à ce propos un gros point négatif au niveau de la restauration… Hors de prix et parfois avec une qualité discutable, nous ne sommes malheureusement pas très loin de l’abus..

C’est lorsque le soleil revient en fin de journée que je décide d’immortaliser ce week-end en remontant jusqu’aux virages Porsche. Non, jusqu’aux FAMEUX virages Porsche ! Ici s’enchaînent plusieurs virages rapides, presque en aveugles pour certains, où précision et sang froid sont les maîtres mots. En bord de piste, il ne faut pas avoir froid aux yeux non plus tant les passages si proches des voitures impressionnent.

17H… Le circuit redevient peu à peu silencieux, l’heure du rangement arrive et il est alors temps de dire « au revoir » pour clore cette 7ème édition du Mans Classic. Mais une surprise mancelle me tend les bras pour terminer en beauté le week-end ! La suite… très vite dans un prochain article !! Comme disent nos amis britanniques : « Stay tuned !  »

Merci à Fiat France, et plus particulièrement Christophe USEO de chez Abarth pour l’invitation.
Un grand merci également à Peter Auto pour l’accréditation et leur confiance.

Crédit photos : Romuald Terranova (et son site web) for Blogautomobile.fr