Ca ne va pas bien du tout du coté de Cerizay dans les Deux Sèvres et ce depuis quelques mois déjà. Au printemps dernier et durant plusieurs semaines en effet, les salariés de Mia Electric étaient en chômage partiel. A l’époque Laurent Buffeteau, DG de Mia electric expliquait :” Cette solution nous permet d’ajuster notre production à nos ventes (~50 immatriculons de voitures par mois à l’époque) et nous nous battons pour développer nos ventes. Nous sommes notamment en discussion avec de grosses sociétés qui pourraient nous amener de gros contrats “. Hélas il semble que la situation ne ce soit pas améliorée, loin de là même puisque le manque de commandes de la voiture électrique se font cruellement sentir. Ainsi les 340 salariés de Cerizay viennent d’être mis en chômage technique au moins un à deux jours/semaine jusqu’au 31 décembre 2012. Et cela ne pourrait être qu’un début surtout quand on voit que le marché des VE est entrain de s’effondrer pour se rapprocher des niveaux d’avant la période “greenwashing”.

On se rappelle tous qu’à la fin du printemps, le DG de Mia Electric avait fait une belle sortie contre la presse nationale en arguant haut et et fort que leurs propos annonçant un futur plan social n’étaient que mensonges, contre vérités et folklore. IL disait même : “Je ne sais pas ce que recherchent exactement ces journaux avec de telles annonces. Ce dont je suis sûr en revanche, c’est qu’elles sèment le trouble chez nos salariés et chez nos acheteurs. Car il n’est nullement question d’un plan social chez Mia Electric, ni aujourd’hui, ni demain”… mais demain c’est aujourd’hui et les employés du site des Deux Sèvres sont désormais en chômage.

Après l’échec de la vente du 7 juillet dernier qui n’a rapporté que 600.000€, le groupe BGI, propriétaire du carrossier Heuliez remettra ça le 7 octobre prochain avec la mise en vente de 382 lots divers et variés (voitures, maquettes, sketchs, pièces détachées, documentations, etc…) qui seront proposés sans aucun prix de réserve. On en viendra même à penser que ça ressemble plus à une liquidation qu’à une vente aux enchères. La vente du patrimoine Heuliez de la sorte n’a qu’un but, faire rentrer de l’argent destiné uniquement à la trésorerie de l’entreprise des Deux Sèvres. Reste que sans aucun prix de réserve, cela ressemble plus à une opération de survie de la dernière chance qu’autre chose avant une possible mauvaise surprise dans quelques temps. Ca sent quand même mauvais pour le site industriel et l’entreprise dans laquelle, je le rappelle, la région Poitou Charentes a investi en 2009 quelques 5 millions d’euros soit disant pour accompagner la mutation écologique d’Heuliez !

Pour retrouver la liste des 382 lots de la ventes Heuliez, c’est par là.

http://thisisnotamethod.files.wordpress.com/2012/09/catalogue-de-la-vente-heuliez-du-7-octobre-2012.pdf

 

 

 

 

Via AP, This is not a method, JDD.