ST Line

Quasiment 20 ans pile après la sortie de la première Focus, Ford dévoile aujourd’hui la quatrième version de sa berline compacte. Quasiment tout a changé et la technologie embarquée s’est très nettement modernisée. Indispensable dans un segment très concurrentiel.

La première Focus de 1998 avait cassé une longue tradition de berlines Escort en changeant de nom et en adoptant une ligne très dynamique et très innovante pour l’époque. Pour sa quatrième itération, Ford affirme être parti d’une feuille blanche. Et il est vrai que la plate forme, baptisée C2, est inédite et offre 20% de gain en rigidité par rapport à la précédente et une meilleure habitabilité. Outre cette Focus, elle servira également pour autres modèles compacts de la marque (Kuga Mk.2 notamment).

Esthétiquement, la nouvelle Focus se pose en évolution douce de la précédente génération. La compacte garde des phares horizontaux revenant largement sur les ailes, un bouclier très enveloppant et une calandre à 6 pans caractéristique de la marque. Là où elle évolue, c’est plutôt sur le profil, qui prend du volume et se creuse généreusement sur les bas de caisse. La qualité perçue y gagne, elle fait plus cossu.

Le dessin de l’arrière est inédit et rappelle sous certains angles des modèles premium comme une Mercedes GLA ou des modèles Infiniti. On a connu pire comme référence, mais la nouvelle Focus perd peut être un peu de force de caractère avec des lignes trop consensuelles. Elle sera déclinée en versions 5 portes et break SW. Certains marchés disposeront d’une version 4 portes à coffre, mais pas la France, faute d’intérêt de la clientèle.

ST Line

Comme le fait déjà Ford avec sa Fiesta, la nouvelle Focus va disposer de plusieurs finitions qui vont également sensiblement modifier son allure générale. La version Titanium recevra ainsi une calandre à barres horizontales chromées, la sportive ST-Line une calandre noire matte et des boucliers plus largement ouverts, la luxueuse Vignale une calandre nid d’abeille chromée et plusieurs joncs du même métal sur les bas de caisse et entourage de vitres tandis que l’inédite Active gagne une allure de crossover avec des protections d’aile, une garde au sol légèrement relevée et des boucliers spécifiques.

Sous le capot, Ford innove peu avec la reprise des bien connus blocs essence 1.0 EcoBoost, disponibles en versions 85, 100 et 125 ch. Un nouveau moteur 1.5 Ecoboost 3 cylindres de 150 et 182 ch fait également son apparition. Il s’agit du même moteur que celui qui équipe la Fiesta ST. En diesel, la gamme se composera du nouveau 1.5 EcoBlue, en versions 95 et 120 ch et du 2.0 EcoBlue de 150 ch. Ces motorisations peuvent être accouplées à une boîte manuelle à 6 rapports ou, pour les versions les plus puissantes, à une nouvelle boîte automatique 8 rapports (mais hélas pas sur le 1.5 EcoBoost de 182 ch). Cette nouvelle BVA se commande via un joli commutateur rotatif, comme sur une Jaguar (ou une Peugeot Partner électrique pour les connaisseurs). Pour les versions plus musclées ST et a fortiori RS, il faudra encore attendre.

Dans l’habitacle, c’est une grosse mise à jour qui vous attend. Oubliez la planche de bord quelque peu alambiquée des modèles précédents. Dans la droite ligne de la petite Fiesta, celle de la Focus est largement plus agréable à contempler. Avec des lignes simples et un grand et inévitable écran multimédia posé au sommet de la console centrale, la Focus devient nettement plus moderne. Elle conserve encore quelques commandes manuelles (climatisation/chauffage par exemple), mais l’effort de simplification est bien là. Le combiné d’instrumentation reste fidèle aux compteurs analogiques : pas de Virtual Cockpit ou équivalent.

Comme pour l’aspect extérieur, l’habillage intérieur va également varier selon la finition : cuir et bois pour la Vignale, plastique imitation carbone et surpiqûres rouges pour la ST-Line ou matériaux texturés pour l’Active. La Focus embarque beaucoup de nouveaux équipements qui lui faisaient défaut : affichage tête haute (une première pour une Ford), maintien de file, lecture des panneaux de signalisation, détection d’angles morts, etc… Elle gagne même certains équipements haut de gamme comme l’éclairage prédictif, adaptant le faisceau lumineux à la route grâce à des capteurs analysant la présence de virages. La Focus est également une voiture connectée : le système FordPass la transforme en point d’accès WiFi tandis qu’une application mobile permet par exemple de localiser sa voiture, de l’ouvrir ou même de la démarrer à distance (un conseil : attention à vos portables !).

Produite en Allemagne dans l’usine de Sarrelouis, la nouvelle Focus sera commercialisée à la rentrée. Ses tarifs sont déjà connus :

  • version de base Trend 1.0 EcoBoost 85 ch à 19 550 €, et 22 150 € pour le diesel 1.5 EcoBlue 95 ch
  • haut de gamme Vignale 1.5 EcoBoost 182 ch BVM à 29 550 € et 32 450 € pour le diesel 2.0 EcoBlue de 150 ch en BVA8
  • le coeur de gamme Titanium 1.0 EcoBoost 125 ch s’affiche à 24 650 €
  • le supplément pour la version SW est de 950 €

Des tarifs tout à fait compétitifs face aux nombreux concurrents du segment (Mégane, 308, Golf, Leon et autre i30) contre lesquels la Focus devra se battre en Europe.

Crédits photos : Ford