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L’offre du segment D du constructeur nippon est représentée par « l’invisible » Avensis III. Apparue en 2009, on ne peut pas dire qu’elle connaît un succès démentiel, preuve en est l’état de mort quasi-imminente du segment des familiales dont seules les Passat et autres 508 tirent leurs épingles du jeu (pour les généralistes). Terminons l’hécatombe en vous disant que de plus en plus de constructeurs abandonnent ce segment au profit des SUV. En cette période du Baccalauréat, Toyota a revu sa copie et a préparé un nouvel oral pour sa grande berline. BlogAutomobile est parti à Genève vérifier si cette nouvelle génération de Toyota Avensis mérite une Mention !

AVENSIS III – Phase 3

À l’extérieur :

La rumeur court que l’Avensis ne serait pas remplacée au terme de sa carrière en 2018. Pourtant, Toyota lui offre un troisième lifting, plus que bienvenu, aux lignes bien plus originales et moins « impersonnelles » que la phase 2. On remarquera qu’elle reprend les dernières grimlicks de la gamme Toyota, avec cette face avant plus prononcée et plus proche/en accord avec les autres modèles. La ligne est contemporaine (au grand dam de la Passat !), Toyota mêlant les codes design « Under Priority » et « Keen Look », tout en cherchant une certaine « élégance énergique ».

En parlant d’énergie, on remarque ce nouveau museau et ce regard agressif. La face avant a ainsi été totalement modifiée : nouveaux phares, nouvelle calandre mais aussi nouvelles ailes. La silhouette n’a elle pas été touchée, tandis que l’arrière hérite de nouveaux feux plus étirés sur la longueur que précédemment. Une baguette de chrome vient joindre ces derniers tout en étirant visuellement la voiture. Le logo a lui légèrement grossi et les aérations au niveau des phares ont été affinées. le pare-chocs avant place les anti-brouillards aux extrémités de la voiture, alors que la calandre a elle aussi été étirée afin de rendre la voiture plus statutaire.

À l’intérieur :

Une fois à bord, la voiture ne surprend plus. Le classicisme est la ligne conductrice sur cette Avensis et la planche de bord est des plus « Germaniques » : plastiques moussés, éléments en aluminium, cuir bi-ton et écran tactile. L’intérieur ne m’aura pas plus marqué que ça, tout ce noir me donnant presque la migraine. Heureusement, Toyota proposera une décoration un peu moins terne, nommée « terra cotta », qui mêlera des coloris noirs et marrons.

Côté écrans, derrière le volant et entre les deux compteurs se situe un petit écran de 4.2 pouces ainsi qu’un autre de 8 pouces au centre de la console qui permet l’accès à la navigation, à la radio et tout ce qu’on le fait déjà sur les autres voitures… Si elle est confortable et que sa conduite agréable, quelques détails déçoivent pour une voiture qui veut monter en gamme comme par exemple avec la navigation, dont les graphisme font « vieillot » et qui a souffert de quelques bugs pendant les essais (la dame a recherché à multiples reprises la localisation). Cependant, la navigation en elle-même est excellente : les indications sont justes et l’écran est très facilement accessible. Tout comme l’unique prise USB disposée entre les deux sièges avant (quid des passagers arrières ?) d’ailleurs. À l’arrière, les passagers profiteront d’un espace correct : on a de la place et les sièges se montrent confortables, alors que la traditionnelle place du milieu sera un merveilleux moment d’inconfort pour votre postérieur. Dommage. La voiture est lumineuse malgré l’absence du toit panoramique (qui sera de série en France). J’allais oublier ! Le coffre est plutôt spacieux en offrant 543 L de contenance. Passons maintenant à la conduite…

Allez viens, on va faire un tour !

Pour découvrir sur la route cette nouvelle génération d’Avensis, j’ai eu droit au 2.0 L D-4D (d’origine BMW). Développant 143 chevaux et proposant jusqu’à 320 Nm de couple, il permet à la voiture de disposer de bonnes reprises et d’une excellente insonorisation. Côté confort, l’Avensis ne déçoit pas : les sièges maintiennent correctement et la voiture offre un grand silence de fonctionnement avec un certain travail fait sur les bruits d’air. Les passages de boîte sont quant à eux agréables. La voiture vous permet de conduire de façon tranquille comme plus dynamique, et ce malgré ses 4,80 m de long (et 1,5 tonnes sur la balance). En montagne, comme sur autoroute, la berline japonaise surprend pas son comportement rassurant et par son équipement technologique en matière de sécurité (Je vous parle un peu plus tard du système Toyota Safety sense) des plus complets. Au final, c’est une excellente motorisation, polyvalente et possédant un très bon agrément, même si j’avoue avoir été surpris par les vibrations provenant de la pédale d’embrayage.

Le 1.6 L D-4D (lui aussi provenant de la banque d’organes de BMW) développe 112 chevaux (270 NM) mais est bien plus poussif que le 2.0 L D-4D. Possédant en effet moins de reprises, il est toutefois agréable sur autoroute. Bizarrement, Toyota a fait le choix de priver les motorisations diesel de toutes boîtes automatiques…

Conclusion : Mi-figue, mi raisin.

L’Avensis souffre d’un déficit d’image, de la supériorité de la Passat et du trio premium. La montée en gamme opérée par Toyota sera-t-elle payante ? La nouvelle Avensis possède d’excellents arguments, notamment son nouveau look plus agressif et moderne et son équipement pléthorique comme en témoigne le système Toyota Safety Sense. Avant de se développer sur l’intégralité des modèles Toyota, le TSS arrive sur Avensis dès le premier niveau de finition et comprend :

– Système anti-collision : freine automatiquement la voiture jusqu’à 30 km/h et vous signalera en bipant lors d’un risque imminent de collision jusqu’à 80 km/h.

– Alerte de franchissement de ligne.

– Feux de route automatiques : il gère, grâce à sa caméra et ses capteurs, l’intensité des feux avec l’allumage automatique des phares.

– Lecture de la signalisation.

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La présentation intérieure remonte le niveau en étant plus agréable grâce à une finition plus valorisante et un confort en hausse. Les nouvelles motorisations, moins polluantes, brillent par leur sobriété et leur polyvalence. N’oublions pas que désormais, plus de 73 % des clients du segment D sont des flottes d’entreprises et que l’Avensis sera là pour répondre à cette demande. Pour les particuliers, l’Avensis se fait moins chère que ses concurrentes (entre 3000 et 5000 € selon les modèles) et se destine ainsi aux familles avec des enfants qui souhaitent une berline spacieuse et abordable sans aller voir du côté des SUV et monospaces.

L’Avensis est une bonne familliale, elle mérite donc une mention bien !

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Merci à l’équipe Toyota pour leur sympathie, leur accueil et leur passion.