… du Conseil de surveillance du groupe.

Début d’année agité au sein du groupe PSA. Séparation d’avec GM, arrivée de l’état français dans le capital de l’entreprise, arrivée du partenaire chinois Dongfeng dans le capital, remplacement de Philippe Varin par Carlos Tavares et ce jour élection de Louis Gallois (à l’unanimité) à la présidence du Conseil de surveillance de PSA.

Il succède à Thierry Peugeot qui occupait ce poste depuis 12 ans et dont le contrat courait normalement jusqu’en 2016.
Louis Gallois était en concurrence avec Gérard Hauser, ancien PDG du fabricant français de câbles Nexans et administrateur de Faurecia. La candidature de Gérard Hauser était appuyée par la famille Peugeot car ils se connaissaient et avaient travaillé ensemble du temps de Faurecia. De son coté Louis Gallois (ex SNCF, ex EADS) a bénéficié du soutien de l’état mais aussi de Dongfeng.

Louis Gallois à la tête du conseil de surveillance de PSA

La structure du Conseil de surveillance du groupe automobile a elle aussi évolué puisque le nombre de sièges passe de 15 à 14. Les Peugeot, qui avaient jusqu’à ce jour 4 représentants au Conseil, voient ce nombre divisé par deux. Ce sont Thierry et Robert Peugeot qui représenteront désormais les intérêts et choix de la famille. Ils seront accompagnés par Jean-Philippe Peugeot qui siégeait jusqu’à maintenant au conseil et qui devient censeur.
L’état français et le groupe automobile Dongfeng auront eux aussi chacun deux représentants. Les salariés auront deux représentants et trois des actuels administrateurs indépendants quitteront leurs fonctions dans les prochaines semaines pour laisser leurs fauteuils à des nouveaux qui seront désignés dans les jours à venir.

Louis Gallois prendra ses fonctions le 30 avril lors de l’assemblée générale des actionnaires. Carlos Tavares prendra la tête du directoire de PSA le 31 mars et Philippe Varin reste dans le groupe automobile jusque dans le courant de l’été afin d’accompagner la prise de fonction des représentants de Dongfeng et de l’état français.

Via AP, LesEchos, Challenges.
Crédit photo : Reuters