Louis Gallois met un pied chez PSA

Ce mardi 18 décembre 2012, l’excellent Louis Gallois a été nommé « membre référent indépendant » au conseil de surveillance du constructeur automobile PSA. Dans la réalité et dans le fonctionnement de PSA et du conseil, il sera le représentant de l’état dans le groupe automobile. L’Assemblée générale du constructeur ratifiera cette nouvelle nomination le 24 avril prochain.
La nomination d’un administrateur au conseil de surveillance du constructeur en difficulté avait été exigée par le gouvernement fin octobre, en échange du sauvetage via une garantie de 7 milliards de la banque BPF du constructeur en grande difficulté pour se financer et donc financer le groupe et ses distributeurs. L’arrivée de Louis Gallois fait qu’il sera donc un des administrateurs de PSA et son arrivée a été validée par les deux parties concernées, à savoir l’état français et PSA. Cet accord sur la personne renforce le poids que va avoir le nouveau membre du conseil de surveillance et l’importance de sa fonction dans la grande entreprise. Louis Gallois sera un peu la voix de la France dans cette entreprise 100% privée mais qui a du prendre des engagements afin de bénéficier du soutien de l’état français.

On se rappellera tous que le gouvernement français a exigé un droit de regard sur la stratégie de l’entreprise via un comité de suivi en plus de la nomination de deux administrateurs (un représentant des salariés et un membre au Conseil de surveillance) en échange des 7 milliards de garantie financière.
Pour ceux qui ne connaissent pas Louis Gallois, sachez que cet HEC et énarque a été directeur général de l’Industrie puis chargé de mission au ministère de l’Économie, des Finances et de la Privatisation entre 1982 et 1986, , PDG de la SNECMA (89-92), PDG de l’Aérospatiale (92-96), patron de la SNCF (1996-2006), PDG d’EADS (2006-mai 2012) et rapporteur gouvernemental auteur du fameux rapport sur la compétitivité remis au gouvernement il y a quelques semaines. Gageons que l’homme (amateur de consensus) fera le nécessaire pour aider l’entreprise sans mettre en porte à faux l’état français. A suivre.

Via AFP, Reuters.