Comme vous avez pu le voir sur nos réseaux sociaux, nous étions hier à Milan pour rencontrer la Kia Stinger, lors de sa première révélation européenne. La nouvelle coréenne a fait couler beaucoup d’encre depuis sa révélation la semaine dernière à Detroit. Alors que vaut-elle en statique ? Quel est notre avis ? Et quels sont les modèles que nous aurons en Europe ? C’est ce que nous allons essayer de vous faire ressentir ci-dessous.

Après une brève présentation par le designer français de la Stinger, Grégory Guillaume, la voiture sort d’une caisse en bois tel un tigre qui sortirait de sa cage. Je vois directement la face avant de cette coréenne qui m’avait beaucoup interpellée la semaine dernière. Sur photos, je la trouvais un peu trop chargée et sans trop de cohérence. De visu, je nuance mes propos. L’avant reste en effet un peu chargé. Entre les prises d’air sur le capot, la calandre Tiger Nose, les prises d’air latérales et les feux avants un poil trop chargés, on se demande si Kia n’en a pas trop fait.

Mais finalement, après quelques minutes à ses côtés, on se fait à cet excès et ça en devient très joli. Le côté sportif respire indéniablement de cette proue.

En passant devant moi jusqu’à son plateau tournant à droite de la scène, je découvre l’un des flancs de cette GT, qui mesure 4,83 m de long, 1,87 m de large et 1,40 m de haut. Lorsque l’on part de l’avant, on voit l’étirement des feux avant surplombant les magnifiques jantes de 19 pouces qui équiperont la version V6, mais nous y reviendrons plus tard. On trouve ensuite un extracteur d’air noir, qui jure un peu sur le rouge de la version d’exposition. Sur la version blanche (ci-dessous), cet appendice est gris se montre plus discret. En continuant vers la poupe, on découvre une custode arrière très attirante qui rappelle un peu celle d’une Maserati Ghibli (la vraie, celle des années 70). Je ne comprends par contre pas du tout le prolongement des feux sur l’aile arrière… vraiment en trop.

L’arrière est selon moi le petit point faible de la voiture. Je trouve qu’il manque un peu de personnalité et qu’il est peu trop haut. La partie basse rattrape un peu avec un très joli diffuseur et 4 sorties d’échappement, 2 de chaque côté, du plus bel effet !

Même si certains trouvent que la Stinger avait un style « pompé » sur plusieurs autres voitures comme la Série 6 Gran Coupé, la XF ou l’A5 Sportback, je trouve qu’elle garde un air de famille avec la gamme (par exemple l’Optima GT Line ci-dessous).

Le cockpit de la Stinger est vraiment très agréable. La qualité perçue est très bonne, sans atteindre cependant celle des premiums allemands que sont Audi ou Mercedes. Tiens parlons de la marque à l’étoile. Le centre de la planche de bord est inspiré en grande partie de ce que l’on trouve sur une Mercedes Classe C par exemple, avec ses 3 bouches d’aération et son écran tactile. Une dalle disponible en 7 ou 8 pouces, suivant le niveau de gamme. La qualité d’assemblage que j’ai pu constater sur cette version de pré-série est vraiment très impressionnante. Malgré certains boutons d’une qualité inférieure, le reste respire vraiment la qualité. On sent vraiment le bond en avant de Kia, les françaises ont de quoi s’inquiéter !

Pour ce qui est des motorisations, la Kia Stinger sera commercialisée en Europe avec 2 blocs essence et 1 diesel :

  • un 4 cylindres 2,2 litres diesel de 200 ch à 3 800 tr/min et 440 Nm de couple entre 1 750 et 2 750 tr/min, qui représentera sans doute le cœur de gamme européen
  • un 4 cylindres 2,0 litres essence de 255 ch à 6 200 tr/min et 353 Nm de couple entre 1 400 et 4 000 tr/min
  • un V6 3,3 litres bi-turbo essence de 370 ch à 6000 tr/min et 510 Nm de couple entre 1 300 et 4 500 tr/min

Le V6 3,3 litres de 370 ch.

Quel plaisir de retrouver un tel moteur sur une voiture aujourd’hui, quand le downsizing est de mise. Même si la présence d’un turbo est quasiment une obligation, on dispose quand même d’un V6 sur une voiture typée GT. Kia ose et c’est cool !

La Stinger sera proposée uniquement avec une boîte de vitesses automatique à 8 rapports. On espère avoir une boite intelligente et performante. Pour arrêter la bête, elle sera dotée dans sa version haute de freins à disques ventilés Brembo de 350 mm à l’avant et de 340 mm à l’arrière, avec des étriers 4 pistons à l’avant et 2 à l’arrière. Kia vous laisse le choix, quelle que soit la motorisation, de la transmission : sportivité avec la propulsion, ou sécurité et plaisir avec la transmission intégrale.

La marque coréenne présente la Stinger avant tout comme un produit plaisir. Même si elle a été développée sur le Nürburgring, n’espérez cependant pas faire des temps de folie le dimanche sur le circuit à côté de chez vous. Mais vous pourrez sans aucun doute profiter du confort de sa sellerie en cuir nappa, écouter votre musique préférée sur le système Harman Kardon 15 hauts parleurs de 720 Watts ou votre V6, au choix. Et si vous voulez malgré tout vous amuser, vous aurez le choix entre 5 modes de conduite : Eco, Confort, Smart, Sport et Sport +.

Pour ce qui est du poids, aucun chiffre n’a été communiqué par Kia. Il faut dire que la voiture est en finalisation de développement technique et qu’elle ne sera disponible dans l’hexagone qu’au dernier trimestre 2017. Il en est de même pour le tarif, restant inconnu. Mais j’ai eu un indice de la bouche même du DG de Kia France, Marc Hedrich : ils veulent frapper très fort et on peut espérer un prix d’appel aux alentours des 35 000 € et un V6 sous la barre des 40 000 €.

Merci à Kia France pour l’invitation

Photos : Kia, Ugo Missana