… pour une diminution de la vitesse sur les routes dans les prochains mois et ce, sans parler de Chantal Perrichon qui va revenir sur le devant de la scène médiatique !

accident de la route avril 2014

Avec 255 tués en avril 2014 sur les routes, c’est une hausse de 8.1% de la mortalité routière à laquelle nous sommes confrontés. Cela représente 19 morts de plus que l’an passé au mois d’avril. Les accidents corporels voient eux aussi leur nombre croître de 7.3% ce qui représente quelques 4.744 accidents contre 4.420 en avril 2013. Cette évolution représente 324 accidents supplémentaires.
Sur ce mois d’avril 2014, le nombre de blessés croit de 7.6% et s’élève à 5.900 contre 5.481 un an plus tôt ce qui fait 419 blessés supplémentaires. Le nombre des personnes hospitalisées a  lui aussi également augmenté de 8%. Il passe de 1.999 en avril 2013 à 2.159 en avril 2014 soit 160 hospitalisations supplémentaires.
L’observatoire national interministériel de la sécurité routière fait quand même remarquer que le week-end de Pâques a été moins meurtrier en 2014 qu’en 2013 avec « seulement » 27 tués contre 37 un an plus tôt.

La Sécurité Routière note que la mortalité routière calculée sur une année coulante (sur les 12 derniers mois) est encore en baisse de 4.7%. Ainsi ce sont 164 vies qui ont été sauvées entre mai 2013 à avril 2014 ce qui représente 164 décès de moins.
Reste que depuis le début de l’année 2014, le mauvais plis est repris avec une hausse du nombre des tués. Sur le premier quadrimestre 2014, ce sont 67 personnes supplémentaires qui ont trouvé la mort sur les routes de France contre 900 en 2013 à la même période. La Sécurité Routière fait remarquer que depuis 4 mois, seul le mois de février était à la baisse (-1.4%) ce qui n’est pas bon signe. Les responsables ministériels et ceux de la SR rappellent dans leur communiqué que tout relâchement dans les comportements au volant a des conséquences sur la sécurité de tous et laissent entendre que les forces de l’ordre seront présentes et vigilantes pour les deux prochains grands week ends à venir (Ascension, Pentecôte).

Donc ce sont bien évidemment une augmentation des contrôles radars, une désormais très probable baisse de la Vmax sur les routes (le comité interministériel se réunit le 16 juin prochain pour faire ses préconisations) qui nous attendent. Mais au delà de la réformette du permis du conduire, nous ne voyons rien venir sauf toujours plus de contraintes, de sanctions, de déresponsabilisation notamment en oubliant d’autres vrais facteurs accidentogènes.

Ainsi si l’on en croit une récente étude faite par l’APR (Association pour la Prévention Routière), près d’un tiers des accidents mortels sont dus à l’alcool alors que la vitesse ne représente désormais qu’à peine un quart des causes de la mortalité routière.
En lisant l’étude, on constate quand même avec un certain effroi que 21% des tués ne portaient pas leur ceinture de sécurité ou encore qu’un obstacle fixe est un facteur majeur puisqu’il est présent dans 43% des cas. Pour cette dernière observation, la vitesse n’est qu’un facteur aggravant puisqu’initialement l’accident survient après une erreur de conduite (inattention, assoupissement, téléphone, etc…). N’oublions pas que même à 50 km/h, une voiture qui s’encastre dans un angle de mur ou sur un tronc d’arbre ne laisse que peu de chances à ses occupants, notamment ceux des places avant. On ajoutera enfin un parc automobile vieillissant fait en partie de voitures sans dispositifs de sécurités performants voir pas du tout ! 

Le débat est vaste, long, demande de la clairvoyance et de l’objectivité ce qui est rarement le cas des responsables qui, pour leur grande majorité, préfèrent la sanction pécunière et le remplissage des caisses de l’état plutôt que la sécurité, la responsabilisation et la formation des conducteurs automobiles.

Via SécuritéRoutière, AssociationPréventionRoutière.