Tour Auto 2024 : So West

Le Tour Auto fait partie des rendez-vous incontournables du calendrier automobile international : sportivité, rareté, légende, patrimoine et découverte de la France sont la recette de son succès. Véritable musée à ciel ouvert, ce rallye est une ode à la compétition automobile que les spectateurs plébiscitent au bord des routes, dans les tribunes des circuits ou lors des parcs-fermés. Depuis sa renaissance en 1992, l’épreuve n’a fait que grandir pour occuper une place de choix parmi les événements classiques mondiaux.

L’arrivée du Tour Auto 2024 s’est déroulée à Biarritz, en terre basque, une première depuis 2017. Le Tour Auto a mis en lumière cette année la BMW 3.0CSL et les prototypes des années 50 à 70. Ce fut l’occasion pour le seul exemplaire français de la nouvelle 3.0CSL d’accompagner ses ancêtres vers le départ donné à Monthléry.

Si les BMW 3.0 CSL sont des habituées du Tour, on en compte toujours au moins 3 ou 4 exemplaires parmi les engagées, les prototypes sont nettement plus rares. Cette mise en avant a permis de revoir la Ferrari 512M de Mr John Of B. (une très belle copie avec un moteur Ferrari original), toujours aussi spectaculaire.

Nous avons eu également le plaisir de croiser plusieurs prototypes Porsche : 904 GTS, 906 et 910. En revanche, l’expérience Matra n’a pas été renouvelée. Il faut dire qu’elle était conduite par… Mr John of B. qui ne peut pas se multiplier.

Petite déception en revanche, la Ferrari 250 GTO de Brandon Wang, pourtant bien présente parmi les engagées, n’est pas allé plus loin que Paris. Le châssis #4129GT est coutumier du fait même si on a espéré qu’il vienne au moins jusque Monthléry. Il faudra un jour que l’on m’explique les raisons de ces inscriptions fantômes. Au moins, nous avons pu l’admirer dans de bonnes conditions à Paris. Elle était correctement mise en valeur sur le traditionnel stand Ferrari, aux côtés de la Roma spider.

En marge du Tour, l’habituelle caravane de Ferrari modernes a fait le bonheur des amateurs de supercars. Plusieurs voitures prêtées par l’usine, quelques 296 GTB ou GTS avec de jolies configurations, des GT V12 ou hybrides et en point d’orgue, une F12 TdF, malheureusement moins chatoyante mais toujours agréable à l’oreille. La plus remarquable est peut-être passée inaperçue : une GTC4 Lusso de la série du 70e anniversaire, modèle unique donc. Elle partage sa livrée “The Rallye Star” avec une 488 GTB, une 488 Spider, une F12 Berlinetta et une California. Blanche avec une bande bleue sur le bas de caisse et des jantes or, c’est une 308 GTB de 1982 qui offre l’inspiration.

Cette année, l’équipage Emmanuel Brigand et Yann Albert remporte le Tour Auto, en Jaguar Type E. Leur temps : un peu plus de 2h et 6 minutes pour les 15 spéciales chronométrées. Rappelons-le, le Tour est une véritable course historique, homologuée FIA. La compétition est féroce. Les voitures engagées sont très bien préparées, optimisées dans les limites permises par le règlements des courses historiques. Elles sont généralement nettement plus rapides qu’à l’époque. Beaucoup sont également des totales créations, issues des continuations des constructeurs, notamment Shelby.

L’équipage vainqueur, traversant le village de Trôo, pendant la première étape

On se quitte avec quelques images supplémentaires, entre monuments et campagne française.

Crédit photos : Régis Krol, Pierre Clémence

Total
0
Shares
Previous Post

Chine : un retour et des habitudes

Next Post

Cupra Formentor : de tout nouveaux codes stylistiques !

Related Posts