façade Mercedes Benz Gallery

La Galerie Mercedes-Benz des Champs-Elysées se met à l’heure estivale, avec un peu de retard certes mais c’est pour mieux mettre en avant la dernière étoile-née, la Classe S. Mises en scène dans diverses ambiances au parfum de vacances, tels des chapeaux Panama, des voiles de bateau ou des caillebotis de bois vernis (à moins que ce ne soit une imitation de bateaux Riva !), les voitures exposées sont au nombre 6 : SLK et SL ainsi que leur ancêtre 190 SL pour les cheveux au vent, une Classe E coupé pour l’esprit chic, une Classe A et surtout la nouvelle Classe S en façade. Le fond photographique bleu océan est-il là pour rappeler sa qualité de « vaisseau amiral » ? Toujours est-il que c’est une bonne occasion pour faire plus ample connaissance avec elle… et pas seulement pour « prendre le large », comme le propose en substance Mercedes.

S350 Bluetec W222 (8)

• S 350 Bluetec W222

La nouvelle Classe S vient de commencer sa carrière commerciale. Présentée en grande pompe à Hambourg, la nouvelle S se doit de rester la limousine la plus vendue dans le monde, ce que sa devancière réussissait encore à être malgré une carrière finissante. Pour ce faire, Mercedes n’a comme de coutume pas lésiné sur les moyens, concevant d’abord la version longue baptisée « Limousine » avant d’en raccourcir le châssis pour en faire la version « Berline » courte habituelle. A terme, une version encore plus huppée de la Classe S viendra, en remplacement des confidentielles Maybach 57 et 62, aujourd’hui disparues du catalogue. Elle sera également épaulée par une déclinaison coupé, le CL (ou S-Coupé), l’an prochain. Enfin, « épaulé » n’est pas le participe passé approprié car la devise de Gordon Wagener, designer en chef de Mercedes, pour cette Classe S fut de rompre avec les épaulements larges et autres passages de roues hypertrophiés. Le résultat est une limousine longue et élégante sans être écrasante, au risque -surtout dans cette teinte sombre- de ne pas se faire véritablement remarquer.

Déjà essayée sur le site, la Classe S génération W222 est d’ores et déjà configurable. Son design est guidé par les récentes orientations fixées par les Classe A, B, CLA et tout récemment GLA, sans oublier la pléthore de restylages depuis 2011, à savoir un style dynamique, fluide, pour rajeunir visuellement la gamme, l’image de marque… et la clientèle ! En attendant, le prix de base de la version exposée à Paris, une S 350 Bluetec, est de 87 600 € : on aurait presque l’impression qu’elle est abordable !

• SLK 250 CDI

La SLK est le roadster de poche de Mercedes, long d’à peine 4 m mais pourtant capable d’une puissance impressionnante (360 chevaux en SLK 55 AMG). Son design a été renouvelé en 2011, devenant la génération R172, mais les similitudes avec sa devancière R171 sont nombreuses notamment dans le dessin du toit rétractable. Il s’agit là de l’atout premier du SLK : proposer un toit en dur à ses utilisateurs, et ce depuis son introduction dans la gamme, en 1996. Celui-ci peut désormais être entièrement vitré, avec une filtration variable des rayons du soleil. Quant à l’intérieur, il singe celui de la grande soeur SLS, avec de petites buses d’aération rondes dans un tableau de bord rectiligne. Le SLK 250 CDI est le seul modèle diesel de la gamme, avec 204 chevaux et deux commandes de boîte possibles (6 vitesses manuelle, 7G-Tronic automatique) ; il est également disponible dans une version « BlueEfficiency » aux consommations abaissées.

• E 220 CDI

La Classe E-Coupé ne s’est pas toujours appelée ainsi. Du milieu des années 90 à la fin des années 2000, Mercedes l’appelait « CLK », pour CL Kurz, la version courte du grand coupé CL. Seulement, pour un coupé dont le design s’assimilait à la famille Classe E alors qu’il était bâti sur un châssis de Classe C, un tel patronyme condamnait l’existence d’un plus petit coupé (sauf à l’appeler CLK-K…). En outre, face à BMW et Audi qui alignent leurs coupés et cabriolets dans le prolongement de leurs berlines originelles, Mercedes décida de rallier ouvertement le CLK à la Classe E en le renommant « E-Coupé ». Cela permit le lancement en 2011 d’une C-Coupé, et cela s’achèvera vraisemblablement avec un renouvellement du CL l’an prochain en « S-Coupé ».

En ce qui concerne l’E220 CDI, il s’agit d’un diesel de 170 chevaux commandé par la boîte automatique 7G-Tronic. Le prix de base est de 49.700 €, néanmoins soyez conscients que celui du modèle exposé à Paris atteint les 60.590 €, un surcoût qui incombe aux nombreuses options comme la teinte carrosserie blanc diamant métallisé, la boîte automatique, l’éclairage « intelligent » à diodes, le toit ouvrant panoramique… Sachez enfin que cette Classe E-Coupé a été restylée cette année, perdant pour l’occasion les double optiques frontales dont la séparation est aujourd’hui figurée par les filaments de diodes.

• SL 63 AMG

Parce que des cabriolets et des coupés diesel cela continue de faire bondir les puristes, Mercedes sort la grosse artillerie pour la SL : 6,3 l de cylindrée, V8 biturbo, préparation AMG, 537 chevaux, et un ticket d’entrée à plus de 178.000 €. Tout de suite, ça calme. Pourtant, la SL n’est pas une inconnue : l’actuelle génération R231 date de 2012, mais à l’image de sa petite soeur SLK on retrouve chez elle la structure de sa devancière lancée en 2001. Cette SL fut la première dotée d’un toit rétractable, encore conservé aujourd’hui malgré la difficulté d’intégration d’un coffre harmonieux pour son rangement. Sur la SL, nul diesel, mais deux versions AMG : le V8 6,3 ou le V12 6,5. Le premier -exposé à Paris- abat le 0 à 100 km/h en 4,3 secondes, quand le V12 et ses 630 chevaux (93 de plus que le V8) commettent l’exercice en 3,8 secondes. Toutes deux sont autolimitées à 250 km/h, mais peuvent croiser à 300 km/h ou plus si le client demande d’enlever la bride électronique à l’achat. A ces allures, ce n’est plus cheveux au vent que l’on roule : c’est la tête dans un tourbillon !

• 190 SL

Autre SL présente à Paris, la 190. Il s’agit d’une version courte de la célèbre 300 SL, où les initiales ont pour signification « Sport Léger ». La 190 est quelques 30 cm plus courte que la 300 (L/l/h : 4,29/1,74/1,32 m), et à l’époque deux fois moins chère. Produite de 1954 à 1963 à 25.881 exemplaires, ses pères étaient Karl Wilfert et Walter Hackert, tandis que son châssis était hérité de la berline 180 et raccourci de 25 cm. Si la carrosserie et le châssis sont en acier, les portières, capot et coffre sont en aluminium. Pesant 1150 kg sur la balance, ce roadster propulsé par un 1.9 L d’une puissance de 105 chevaux pouvait grimper à 175 km/h ; le 0 à 100 est nettement moins affolant, puisque la 190 met pratiquement 15 secondes à l’engloutir. Aujourd’hui pièce de collection, on fête en 2013 le cinquantenaire de sa fin de production. C’est la célèbre SL « Pagode », code W113, qui lui succéda.

Vous pourrez profiter de cette exposition de la Mercedes-Benz Gallery jusqu’au 10 septembre. Pour vous y rendre, toutes les infos sont disponibles sur le site internet dédié (accessible à ce lien).

Crédit photographique : François M.

Bonus : ils ne sont pas exactement dans la thématique, mais deux véhicules supplémentaires sont exposés : une classique A 180 CDI, qui trône en lieu et place du talon aiguille orange design présent auparavant ; et un petit camion (enfin, petit, il est à l’échelle 1/32 quand même) à l’effigie de l’espace Champs-élyséen !