“L’alliance entre PSA et GM a changé les conditions de la co-entreprise” a fait savoir à l’AFP la porte-parole de BMW tout en soulignant que la discussion pourrait aboutir à un changement de l’actionnariat dans BPCE qui est détenue actuellement à 50/50 par PSA et BMW.

Cette nouvelle situation devrait aboutir à une dissolution assez rapide des liens entre BMW et PSA selon les sources autorisées. Une annonce sera faite dans les prochains jours sur l’avenir de cette co-entreprise destinée au développement des voitures hybrides. Il semble donc qu’on aille vers la reprise majoritaire du capital de BPCE par BMW voire même de la reprise totale de la joint venture par le constructeur munichois.

Du coté allemand on explique que l’on a été très surpris de la mise en place de cet accord avec GM. Ainsi chez BMW, on n’avait pas été prévenu de telles négociation et on a pas compris le pourquoi de ce revirement soudain alors que les coopérations entre BMW et PSA se déroulaient du mieux possible. On fait aussi savoir du coté de Munich, via le discours de M.Bratzel que BMW a peur que le savoir-faire développé dans la co-entreprise se retrouve dans les mains de son concurrent GM. Et pour BMW ce risque est insupportable et pas envisageable. Et en Bavière on ajoute que l’on doit coopérer avec quelqu’un, qu’on ne peut pas rester seul et BMW ne réussira sans doute pas à mener à bien un tel projet de développement tout seul  évoquant comme très possible partenaire de substitution,  le constructeur japonais Toyota avec qui BMW coopère déjà dans le développement de batteries lithium-ion de nouvelle génération pour les futurs véhicules électriques et hybrides des différentes marques des deux groupes (BMW, Mini, Toyota, Lexus).

Pour rappel, BPCE était le prolongement logique et nécessaire de la coopération déjà existante entre BMW et PSA pour les moteurs thermiques et en février 2011, les deux partenaires avaient investi plus de 100 millions d’euros dans BPCE qui est installé sur deux sites, un à Munich et un à Mulhouse. D’ailleurs, une fois l’affaire réglée il y a fort à parier que le site mulhousien ne soit repris tel quel avec les conséquences pour l’emploi qu’on peut imaginer. Après la fin de la collaboration avec Ford pour les moteurs diesel, celle avec BMW pour les hybrides, il ne reste plus que celle pour les mini citadines à TPCA avec Toyota et celle avec Mitsubishi pour les i-MiEV et les SUV, mais survivront elles à l’arrivée de GM, rien est moins sur tout comme l’avenir de PSA qui s’assombrit encore un peu.

Alors même si ce matin les membres du directoire de PSA ont reconduit leur confiance dans Philippe Varin et sa politique industrielle, il va tout de même falloir que les actionnaires prennent quelques décisions (et les bonnes !) assez rapidement si on ne veut pas que PSA périclite !

Via AFP, DNA, LaTribune.