Bienvenue à Cernobbio !

Nous sommes en Italie alors je vais recommencer avec une introduction plus appropriée pour vous mettre dans l’ambiance : Benvenuti a Cernobbio !

Depuis 1999, le Concorso d’Eleganza Villa d’Este est organisé par BMW Group Classic sur les pelouses du palace 5 étoiles de la Villa d’Este, sur la rive est du Lac de Côme.

Pour cet hommage au cinéma, les 55 voitures du Concorso ont été réparties en 8 classes :

  • The Titans: Dirt, Dust and Danger (1900 à 1939), comprenez les pionnières des voitures de course.
  • From Manhattan to Mayfair: The Golden Age of Motoring Opulence (1918 à 1939) regroupe de luxueuses et opulentes automobiles de l’époque.
  • Shaped by the Wind: Grandes Routières of the Art Deco Era (1925 à 1940) : de luxueuses et puissantes voitures de l’époque Art-Déco.
  • New World, New Ideas: The Story of the GT (1945 à 1965) met à l’honneur la catégorie des GT, avec des carrosseries dessinées par les plus grands.
  • Speed Meets Style: The Flowering of the Sports and the Racing Car (1950 à 1970) : l’émergence des voitures de sport et de course.
  • 80 Years Of Automotive Archaeology (1900 à 1980) pour les voitures qui ont réussi à traverser le temps sans aucune restauration.
  • Hollywood On The Lake: Stars of the Silver Screen (1920’s à 1930’s), surement la catégorie qui illustre le plus le thème de ce Concorso avec des voitures ayant toutes figuré dans des films.
  • When Sex Was Safe And Racing Was Dangerous: Formula One! (1950 à 1988). Derrière ce titre assez explicite le Concorso met en scène pour la première fois de son histoire des Formule 1.
  • Concept Cars & Prototypes. Catégorie à part qui propose un échantillon de Concepts Cars.

Départ vendredi 25 mai de Monaco à 5h30 afin d’arriver pour 9h00 sur place. Après les 350 km qui me séparent de Cernobbio, me voilà enfin arrivé. Première mission du jour : arriver à rentrer dans la Villa d’Este, le Concorso ne commençant officiellement que le samedi chaque année ce n’est jamais acquis d’avance. Mais c’est un jour clé puisque c’est le jour où arrivent toutes les voitures et le jour des vérifications techniques. Donc l’occasion de faire de belles photos, surtout que la plupart du temps quelques participants se prêtent au jeu des shootings, plaçant leur voiture selon les souhaits des photographes : des moments privilégiés qu’il serait dommage de rater.

Après plusieurs échanges entre le staff de la Villa d’Este et les chauffeurs, accréditation à l’appui, je parviens à embarquer dans une des 58 navettes mises à disposition par BMW pour faire les liaisons entre le Concours et les parkings, hôtels, aéroport, etc. Le chauffeur nous explique que lui-même n’a pas réussi à rentrer dans la Villa d’Este la veille, car il n’avait pas son badge autour du cou malgré les logos BMW Group de part et d’autre de la voiture.

9h20 : me voilà enfin rentré. Dans la cour intérieure de l’hôtel déjà quelques belles raretés (même si celles-ci sont hors Concours) : une rarissime Monteverdi High Speed 375/4, la Lamborghini Miura P400 SV de Simon Kidston (vendeur de voitures de collection et speaker de la Villa d’Este), ainsi qu’une belle Aston Martin V8 Vantage. Petit tour au parking souterrain pour voir ce qui est déjà arrivé avant de vite remonter vers l’entrée de la Villa pour attendre les voitures qui vont arriver. Pour l’instant aucune liste de voitures n’a été communiquée, depuis quelques années elle est seulement mise en ligne sur le site le jour même. De quoi alimenter le suspens, mais une chose est sure : on n’est jamais déçu à la Villa d’Este. D’ailleurs, le suspens aura été de courte durée puisque la liste tombe en milieu de matinée. Et cette année je trouve le plateau particulièrement exceptionnel : des modèles que j’affectionne sont au rendez-vous et des couleurs originales, tout ce qu’on attend !

La première à arriver est la Rolls-Royce Phantom II Sport Saloon Brewster & Co de 1933. Brewster & Co était un carrossier et concessionnaire Rolls Royce américain, qui importait des Rolls Royce et les transformait pour sa clientèle, avant de se faire racheter directement par Rolls-Royce afin d’en faire son premier carrossier officiel aux USA. [1]

Elle se place dans une petit contre allée afin que les photographes puissent la shooter sous tous les angles et son propriétaire la nettoyer.

Autre camion, qui décharge cette fois la splendide Alfa Romeo 6C 1750 GS Spider Zagato, châssis 8513033 qui n’est ni plus ni moins qu’une des 3 voitures qui a participé à la première course de la Scuderia Ferrari en 1930 : les Mille Miglia. Une des principales caractéristiques de cet exemplaire est les immanquables couvercles amovibles de phares rouges. Je vous vois venir, non ce n’était pas la voiture des pompiers de l’époque, ces couvercles avaient juste pour but d’assurer un meilleur aérodynamisme.

On continue dans la teinte rouge avec l’arrivée de la Mercedes 540 K Cabriolet A de la collection Tiriac. Sublime dans ce rouge vif qui ne passe pas inaperçu.

La Porsche 904 Carrera GTS, châssis 904-041 déboule du parking direction la sortie. Mais où va-t-elle ? Originale avec sa bande bleue blanc rouge (cocorico !), elle a été livrée le 2 mars 1960 au français Jacques Dewez dit “Franc”, pilote de chasse reconverti dans la course automobile. Elle se classe 12ème aux 24h du Mans 1964.

10h50. Arrivée d’une autre merveille : la Bugatti Type 57C Atalante d’Albert Wetz, châssis 57598, avec la plaque qui va bien « EB 1937 », EB pour Ettore Bugatti, le fondateur, et 1937 pour son année de production. Quelle ligne et quelle élégance. On comprend mieux pourquoi elle est considérée comme l’une des plus belles voitures de l’histoire. Celle-ci a vu le jour le 10 janvier 1938 selon les registres manuscrits Bugatti.

Juste après la Bugatti, arrive une belle Aston Martin DB5. Et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de DB5/1885/R, l’une des trois DB5 conduite par James Bond (Pierce Brosnan) dans Golden Eye, le film de 1995. Achetée 228 737$ en 2011, elle s’est vendue pour 2 200 718€ lors de la vente aux enchères Bonhams de juillet 2018 . La voiture a servi à des séquences d’action comme notamment celle du début du film où Bond est impliqué dans une poursuite endiablée l’opposant à Xenia Onatopp, une vilaine conduisant une Ferrari F355 GTS. On les voit dévalant une route en lacets à toute allure, course effrénée que Bond termine au bord d’une corniche surplombant Monaco.[2] Elle fait évidemment partie de la classe G : Hollywood On The Lake: Stars of the Silver Screen.

Cette Ferrari 500 Superfast châssis #6679 a été livrée neuve à l’acteur Peter Sellers (La Panthère Rose, Casino Royale, etc).

Vous l’aurez deviné, elle fait elle aussi donc partie de la classe G : Hollywood On The Lake: Stars of the Silver Screen.

Son propriétaire se prête avec gentillesse au traditionnel rituel des photos, à plusieurs endroits pour notre plus grand bonheur.

Après être allé dans les jardins, retour vers l’entrée de la Villa d’Este pour la Packard Standard 8 Sport Saloon de 1932. Elle fait partie de la Classe B : From Manhattan to Mayfair: The Golden Age of Motoring Opulence.

Impossible de louper cette Fiat 8V Rapi tant sa teinte turquoise interpelle. Personnellement j’adore. L’une des 114 produites en carrosserie Rapi.

11H45 : Arrivée de la première F1 de la classe H. When Sex Was Safe And Racing Was Dangerous: Formula One ! L’Alfa Romeo 182 F1, (182/04) l’une des 6 produites. Elle a été sur la grille de départ de 6 Grand Prix durant la saison 1982 avec une meilleure 3ème place au GP de Monaco.

Une autre arrivée remarquée est celle de la Chevrolet Corvette Coupe Scaglietti. On aurait presque du mal à croire qu’il s’agit d’une Chevrolet Corvette tant la ligne fait penser à une italienne. Et pourtant il s’agit bien d’une des trois Corvette C1 qui ont été envoyées à Maranello pour se faire greffer cette carrosserie Scaglietti unique. L’histoire est assez incroyable puisque trois pilotes américains (Gary Laughlin, Jim Hall and Carroll Shelby) eurent une idée assez saugrenue : profiter de la carrosserie légère de Ferrari tout en conservant la partie moteur et mécanique bon-marché de leurs Chevrolet. Mais là où c’est encore plus fort c’est qu’ils ont fait cette démarche dans le but d’engager ces voitures en courses contre les Ferrari 250 Testa Rossa et 250 GT SWB notamment ! Enzo Ferrari n’a pas vu cela d’un très bon œil et du coup il a fait traîner les choses, il aura fallu plus de deux ans pour que les nouvelles carrosseries soient greffées…[3]

12h00 : déjà l’heure de manger. A peine le temps de déguster mon traditionnel sandwich bresaola-tome que surgissent les deux Zagato : la Vanquish Volante et la Vanquish Roadster.

Quelques autres arrivées furtives à l’heure du déjeuner : la Scat 25/35 HP, la Porsche 718/2 Monoposto, la Bugatti Type 59 Grand Prix, la Fiat Abarth 2000 Sport Tipo SE 010 (vous noterez au passage la difficulté qu’on eut le staff pour la faire descendre de sa remorque tant elle est basse), la Lagonda LG 45 Rapide.

L’ISO Grifo GL 350 arrive en trombe des fois que vous l’auriez raté avec sa couleur jaune pétant, on aime ou pas, personnellement j’adore !

Deux déchargements s’enchaînent ensuite, deux Formule 1 issues de la classe H « When Sex Was Safe And Racing Was Dangerous: Formula One! ». La rouge est la mythique Maserati 250F et la bleue et blanche une autre icône de la F1 avec ses 6 roues : la Tyrell P34. Possédée par Pier Luigi Martini (pilote automobile italien né le 23 avril 1961 qui a notamment disputé 119 Grand Prix de Formule 1 entre 1984 et 1995, et remporté les 24 Heures du Mans 1999).

Changement d’époque avec une arrivée inattendue puisque hors concours avec cette RUF CTR3 Clubsport.

Retour aux classiques puisqu’arrive la Bugatti Type 57 Cabriolet d’Ieteren.

Suivie par une autre Bugatti, une Type 35 cette fois, qui arbore une jolie combinaison de couleurs beige et rouge du plus bel effet.

Juste devant elle vient se placer l’Aston Martin DB3S (châssis DB3S/115), avant de filer au garage.

A peine le temps de la suivre et de revenir vers l’entrée qu’arrive une petite pépite : la Jaguar XK 120 SE Pinin Farina. Je ne savais pas que Pinin Farina s’était attaqué à des Jaguar pour être honnête. Et je regrette car elle est sublime. Modèle unique, puisqu’il s’agit d’une commande spéciale de 1954 passée par Max Hoffman (importateur de voitures de luxe aux USA) :  après avoir acheté sa Jaguar il l’a envoyé chez Pinin Farina pour lui greffer ce dessin unique. Elle a été entièrement restaurée en 2017, une restauration qui aura nécessité 6725 heures de travail.[4]

Autre modèle unique dévoilé pour la première fois au public lors de ce Concorso d’Eleganza Villa d’Este 2018 : la Ferrari SP38 Deborah qui sort tout juste de son camion. SP désigne le département « Special Projects » de Ferrari : des modèles uniques créés sur-mesure pour de riches clients en quête d’exclusivité. En effet les coûts varient selon les modèles (38 Special Projects ont été créés à ce jour, d’où son nom SP38). On parle pour celle-ci d’un prix de 4 000 000€ pour cette création sur base de 488 GTB. Elle fera partie de la classe « Concept Cars & Prototypes », catégorie à part qui propose un échantillon de concepts cars/one off. Elle remportera également plus tard dans la journée le « Concorso d’Eleganza Design Award for Concept Cars & Prototypes » sur la base des votes du public.

Pour continuer dans le rouge, voici une autre italienne qui est peut-être la star de ce Concorso d’Eleganza Villa d’Este 2018, la mythique Alfa Romeo Tipo 33 Stradale. Considérée comme l’une des plus belles voitures du monde. Cette icône de 1967 dessinée à la perfection par Franco Scaglione, n’a été produite qu’à 18 exemplaires. Au-delà de son coup de crayon c’est aussi une bête de course avec son poids plume de 700 kg et son V8 de 230 ch. Un bijou estimé aux alentours des 10 000 000€.

Il semblerait que la crème de la crème de ce plateau 2018 du Concorso d’Eleganza Villa d’Este se soit donné rendez-vous en ce milieu d’après-midi puisque 30 minutes après l’Alfa Romeo Tipo 33 Stradale arrive une voiture que l’on ne présente plus : la Ferrari 250 GTO. Si vous avez vécu dans une grotte depuis les 20 dernières années et n’avez rien suivi ne vous inquiétez pas je vous résume : la Ferrari 250 GTO est considérée comme la quintessence des Ferrari et l’une des voitures de sport les plus célèbres de tous les temps. Parmi les 36 exemplaires produits, chaque année les quelques modèles qui se vendent atteignent des sommets : la dernière s’est vendue 70 000 000 $ (61 209 400€ !!!) lors d’une vente privée au Printemps 2018…

Cette 250 GTO de 1962, est le châssis 3445. Sa livrée jaune et bleue s’explique par son histoire en course : après son premier propriétaire l’éditeur de Bologne, Luciano Conti, elle a été rachetée par le pilote Giovanni Volpi (SSS Scuderia Serenissima Repubblica di Venezia). C’est en 1963 que cette 250 GTO prendra sa livrée actuelle jaune et bleue lorsqu’elle est passée aux mains d’Ulf Norinder de 1963 à 1971. Etant suédois il l’a fait repeindre aux couleurs de son pays.

Autre arrivée attendue, celle de la Ferrari 335 S #0764. 4ème et dernier exemplaire produit parmi quatre 335S. Vendue 21 500 000 $ en 2014 elle a été récemment restaurée et se verra récompensée plus tard dans la journée du « Trofeo BMW Group Best of Show » par le jury.

Encore une barquette mythique Ferrari à se présenter : la Ferrari 750 Monza #0496M de 1955. Les flammes sur le bout du capot  auraient eu pour but de faire peur à ses adversaires lors de ses débuts en course à Sebring.

La fin de journée se profile tout doucement, plus aucune arrivée au final si ce n’est une nouvelle apparition des deux Aston Martin Vanquish Zagato (Roadster et Volante) qui partent en ballade, ainsi qu’une belle M1 et l’unique Bentley Continental R Carlo Talamo.

Et au final ce n’est pas un mal que la journée se finisse assez tôt car le lendemain, samedi, le réveil sonnera à 6h15 afin arriver tôt à la Villa D’Este pour assister à la mise en place des voitures.

Moi qui pensait bien dormir en étant rentré tôt la veille c’est raté : en rentrant mes compagnons de chambre Nicolas, Vincent, Thomas, et moi avons croisé des véhicules de chantier qui refaisaient la route sur laquelle donnait notre appartement. Et mauvaise surprise ils ont refait le goudron de la route toute la nuit ! Impossible de fermer l’œil tant le bruit était fort et tout l’appartement tremblait…

Après cette micro nuit, samedi matin, 6h50, me voici à l’intérieur de la Villa d’Este, pas très frais : ça pique !

Très matinal, un concept ouvre le bal de cette journée marathon : la Genesis Essentia. Un Coupe 2+2 tout électrique.

Suivi de la Porsche 904 Carrera GTS, châssis 904-041.

Et de la Chevrolet Corvette Coupe Scaglietti

Une voiture que je n’avais pas vu arriver la veille et qui était déjà dans le parking de la Villa d’Este : l’Isotta Fraschini Tipo 8A SS Roadster Castagna. L’un des deux exemplaires produits.

Les voitures continuent de sortir du parking pour aller se positionner à leurs emplacements respectifs dans les jardins de la Villa d’Este. On retrouve la Jaguar XK 120 SE Pinin Farina d’hier.

La Rolls Royce Phantom II Sport Saloon Brewster & Co.

La Ferrari 500 Superfast châssis #6679 se refait une beauté avant le début du concours.

La belle Ferrari 212 Export Cabriolet Vignale #0110 sort à son tour, l’un des deux exemplaires produits en 1951.

Suivie par la Ferrari 335S #0764.

La Fiat 8V Rapi

La Lotus 21.

La BMW M8 Gran Coupe Concept préfigure ce que sera le dessin de la future M8 ou plutôt des futures M8, puisque BMW proposera 3 versions : Coupe, Cabriolet et Gran Coupé. La BMW M8 Gran Coupe Concept incarne la toute première symbiose de l’audace et de l’athlétisme. Elle symbolise une nouvelle forme unique de l’avant-gardisme et fait la jonction entre deux mondes opposés : le luxe moderne et le sport automobile classique.[5] Elle sera exposée dans la catégorie Concept Cars & Prototypes.

Voici à présent la Rolls Royce Phantom I Riviera Town Brougham Brewster de 1929, châssis S390LR, l’une des 10 carrossées par Brewster & Co. Elle se distingue par ses nombreux éléments de carrosserie plaqués or. Vendue à l’époque pour 19 965 $ elle s’est vendue 504 000 € en 2011.

Autre véritable mamie avec cette Isotta Fraschini FENC de 1909, elle fait partie de la classe A. The Titans: Dirt, Dust and Danger (1900 à 1939), comprenez les pionnières des voitures de course. En effet cette Isotta Fraschini FENC est une version routière des Tipo FE de course de l’époque et considérée comme une des pionnières des voitures de sport routières.

La Delage D8 120 Cabriolet Chapron, châssis 51760, de la classe G. Hollywood On The Lake: Stars of the Silver Screen (1920’s à 1930’s), la catégorie qui rassemble des voitures ayant toutes figuré dans des films. Cette Delage est apparue dans le film de 1951 « Un Américain a Paris » avec Gene Kelly.

Les F1 de la classe H « When Sex Was Safe And Racing Was Dangerous: Formula One! » commencent à sortir avec en premier la Lotus F1 21 puis la McLaren MP4/2B de Gerhard Berger, et l’Alfa Romeo 182 F1 (182/04).

Revoilà la Bugatti Type 57 Cabriolet d’Ieteren qui est arrivée hier.

Le rythme ne faiblit pas : les voitures sortent les unes après les autres. Au tour de la Ferrari SP38 Deborah à présent.

J’essaie de couvrir au maximum leurs sorties en alternant les aller-retours entre le parvis de l’hôtel et la route qui mène aux jardins mais il faut malgré tout faire des choix et se concentrer sur celles qui vous intéressent le plus. L’ISO Grifo GL 350 en fait partie.

Tout comme l’Alfa Romeo Tipo 33 Stradale dont je ne peux m’empêcher de prendre encore des photos.

Nous sommes proches de la fin des sorties du parking, les dernières voitures sortent pendant que les autres sont en train de se placer dans les jardins. La Bugatti Type 35 prend donc rapidement le chemin des jardins.

Suivie par l’Aston Martin DB3S et l’Aston Martin DB5/1885/R, l’une des trois DB5 conduite par James Bond (Pierce Brosnan) dans Golden Eye.

Les voitures sont à présent placées sur les somptueuses pelouses de la Villa d’Este. Les participants et leurs équipes commencent à nettoyer les voitures pour qu’elles soient dans de parfaites conditions pour être examinées par le jury dans la foulée.

Une qui se faisait attendre sur les pelouses (alors que toutes ses copines sont déjà installées depuis un moment) est la Ferrari 250 GTO qui daigne enfin arriver, elle se faisait désirer…

Je m’attarde encore (trop ?) sur l’Alfa Romeo Tipo 33 Stradale d’Albert Spiess.

Le soleil est au rendez-vous, le lieu est encore calme avant l’ouverture au public.

La Ferrari 750 Monza #0496M attire et intrigue avec ses flammes sur le capot. A moins que ce ne soit plutôt Dark Vador qui suscite la curiosité…

Je claque quelques dernières photos avant d’aller rejoindre mes amis au Press Office et de manger en attendant la parade à 14h30.

14h39, début de la traditionnelle parade avec un peu de retard (les aléas de la Dolce Vita !). Les voitures quittent leurs emplacements dans les jardins, passent le long du Lac, entre les tables du restaurant de la Villa d’Este, pour enfin faire une halte devant le jury où Simon Kidston nous targue d’informations très intéressantes sur l’histoire de chaque voiture.

La plupart retournent au garage. J’en profite pour avoir de nouveau les voitures en action.

Mais celles qui ont eu un prix et certaines autres reviennent dans les jardins. Là aussi c’est l’occasion de les prendre en photo dans un cadre vert et élégant.

Je ne vais pas cracher sur de nouvelles photos de la Ferrari 250 GTO châssis 3445.

Enfin j’arrive à avoir des photos de la Cadillac Series 62 Coupe Ghia. Je suis fan de cet immense Coupé. C’est l’un des deux seuls exemplaires produits et carrossé par Ghia en 1953. Elle appartient au Petersen Automotive Museum de Los Angeles. Elle fait partie de la classe G : Hollywood On The Lake: Stars of the Silver Screen puisqu’elle a fait une apparition dans Iron Man 2.

Une autre que je n’avais pas réussi à avoir la veille : l’improbable Lancia Stratos HF Zero châssis C/1160. Ce Protoype dévoilé au Salon de Turin de 1970 faisait partie de la Collection Bertone jusqu’en 2011 où il a été vendu pour 761 000€. Il est considéré comme le plus exceptionnel des Prototypes de Bertone puisqu’il préfigure la lignée des Stratos.

Il semblerait que le jeune public ait été marqué par les lignes improbables de ce Concept puisque cette Lancia Stratos HF Zero sera couronnée par le « Trofeo BMW Group Ragazzi » sur la base du vote du public de moins de 16 ans.

La journée du samedi s’achève à présent, quelques participants reviennent malgré tout se placer dans les jardins, comme pour profiter une dernière fois ce cadre somptueux et des derniers rayons de soleil. C’est le cas de la Ferrari 250 châssis 3445, de la Lamborghini Miura SV châssis 4904 et de la McLaren MP4/2B de Gerhard Berger.

Cette Lamborghini Miura SV châssis 4904 du 8 aout 1971 a été commandée neuve par un ami de Ferrucio Lamborghini. C’est l’une des 10 exemplaires équipé de série d’un différentiel à glissement limité. Elle a été utilisée pendant une dizaine d’année avant de rester en hibernation depuis 1981. Ce n’est que 30 ans plus tard en 2011 qu’elle a été acquise par son propriétaire actuel, qui l’a fait restaurer tout en préservant son état d’origine au maximum.[6]

L’heure est à la fête à présent, et surtout pour Albert Spiess, l’heureux propriétaire de la sublime Alfa Romeo Tipo 33 Stradale qui a fait fortune en produisant, fournissant et exportant des produits de charcuterie. Il faut dire que pratiquement à chaque fois qu’une Alfa Romeo Tipo 33 Stradale se présente au Concorso D’Eleganza Villa d’Este elle rafle un tas de prix. Cette fois encore ce scénario s’est répété puisqu’elle a gagné 2 coupes dont le graal à savoir la « Coppa d’Oro Villa d’Este Best Of Show » par vote du public, le « Trofeo BMW Group Italia » par vote du public, et le « Trofeo ASI » le lendemain pour la voiture d’après-guerre la mieux préservée.

Le Concours étant maintenant fini je profite des pelouses redevenues désertes pour faire quelques photos du Concept Mazda Vision Coupe.

La Genesis Essentia se dirige également vers la sortie tout comme moi. Cette nuit je devrais mieux dormir : la route ayant été refaite hier aucunes chances d’être réveillé comme hier soir par les goudronneuses en pleine nuit ! (Enfin j’espère !).

Le dimanche les voitures sont transférées à la Villa Erba, à 800 m de la Villa d’Este où près de 8000 personnes sont attendues sur la journée. Il faut faire vite car à 9h30 c’est l’heure d’ouverture au public qui fait la queue dehors. 6h44 me voilà devant les grilles lorsqu’arrive la Ferrari 212 Export Cabriolet Vignale #0110, que je trouve à l’intérieur déjà positionnée sur les pelouses.

La Ferrari SP38 Deborah arrive à son tour pour se placer devant la Villa Erba avec les autres voitures de la catégorie Concept Cars & Prototypes. A noter qu’elle recevra plus tard dans la journée le « Concorso D’eleganza Design Award For Concept Cars & Prototypes » grâce au vote du public.

Voici à présent la Fiat 8V Vignale, une que je ne suis pas parvenu à prendre en photo la veille à la Villa d’Este. Châssis 106*000046, l’une des 10 carrossées par Vignale et plus précisément l’une des 9 Coupe. Construite en été 1953, elle a passé une grande partie de son temps en Italie où elle se verra offrir une restauration complète à la fin des années 90. Une de ses principales caractéristiques est son imposante grille de calandre chromée [7]

On retrouve les deux Concept aperçus hier : la Mazda Vision Coupe et la Genesis Essentia.

La première à ouvrir le bal est la Ferrari 212 Export Cabriolet Vignale #0110.

La Ferrari 500 Superfast châssis #6679 prend sa place.

Puis la Jaguar XK 120 SE Pinin Farina.

Retour éclair sur les pelouses entre 2 shoots pour capturer la Chevrolet Corvette Coupe Scaglietti, la Bentley Mark VI Mulliner, l’Isotta Fraschini Tipo 8A SS Roadster Castagna, l’ISO Grifo GL 350, l’Alfa Romeo Tipo 33 Stradale, et la Bugatti Type 35.

Les séances photos reprennent avec l’ISO Grifo GL 350.

Puis la Fiat 8V Rapi.

Ai-je vraiment encore besoin de photos de l’Alfa Romeo Tipo 33 Stradale ?

Pas comme pour cette Ferrari 250 GT SWB que je n’ai pas trop eu l’occasion de photographier hier. Il s’agit de 2243GT, grise intérieur rouge livrée début 1961.

Une à ne pas manquer non plus est la Ferrari 335S #0764 d’Andreas Mohringer.

Autre barquette de course : l’Aston Martin DB3S, châssis DB3S/115. Un des 31 exemplaires produits et livré le 26 mars 1956. Elle a été utilisée essentiellement en courses à ses débuts ; avant d’être modifiée pour un usage routier aux USA à la fin du 20ème siècle.[8]

Petit passage par les pelouses pour varier un peu de cadre. Plusieurs voitures sont en place : la Ferrari 250 GTO de 1962 (châssis 3445), la Ferrari 335S #0764, l’Alfa Romeo Tipo 33 Stradale, l’Aston Martin DB3S.

9h03 : plus que 30 mn avant l’ouverture des portes et l’arrivée de la foule ! Le timing va être serré car les voitures font la queue pour se faire prendre en photo devant le Lac. Comme cette Bugatti Type 59 Grand Prix.

Vient ensuite la Ferrari 750 Monza #0496M.

La seule des F1 à se prêter au jeu des photos devant les marches sera la BRM P180.

Et pour finir en beauté, la dernière et non des moindres : la Ferrari 250 GTO châssis 3445.

Je fais l’impasse sur la parade de 14h30 de la Villa Erba car ça s’annonce bondé. Je partirai après déjeuner. Je laisse la place à la foule de curieux et c’est sur cette belle journée ensoleillée que je vous dis à l’année prochaine !

Ciao !


[1] http://www.coachbuild.com/2/index.php/encyclopedia/coachbuilders-models/item/brewster-rolls-royce-phantom-ii-newmarket-sport-sedan
[2] http://fr.autofocus.ca/actualites/auto-retro/l-aston-martin-db5-1965-de-james-bond-est-a-vendre-seulement-2-m
[3] https://www.conceptcarz.com/profile/1092,13387/1959-chevrolet-corvette-scaglietti-coupe.aspx
[4] https://www.classic-motor-cars.co.uk/1954-xk120-se-by-pininfarina-restoration_35
[5] https://www.bmw.fr/fr/topics/univers/bmw-concept-vehicle/bmw-concept-m8-grancoupe.html
[6] https://www.ultimatecarpage.com/chassis/1681/Lamborghini-Miura-P400-SV-4904.html
[7] https://www.ultimatecarpage.com/chassis/2173/Fiat-8V-Vignale-Coupe-106-000046.html
[8] http://www.rswilliams.co.uk/aston-martin-sales/aston-martin-db3s-1956/

Toutes les photos du Concorso D’Eleganza Villa D’Este 2018 :