L’affaire est sensible, politique, religieuse et donc polémique. Elle est révélée par le journal allemand Der Spiegel qui révèle que le groupe industrialo-automobile allemand passe au crible des listings publics qui concernent ses salariés afin de voir si parmi eux se cachent des terroristes en puissance.

Daimler AG

Ainsi depuis le début du mois de décembre, la société stuttgartoise vérifie un par un si ses salariés figurent sur les fameuses listes de terroristes internationaux qui parcourent le monde au gré des vols d’avions et des très nombreuses guerres ou massacres régionaux.
Pour se faire, l’entreprise allemande s’est mise en conformité avec la loi et elle n’utilise que des données officielles et publiques. Ici rien de caché puisque le constructeur se sert de listes mises en place par l’Union Européenne et les USA depuis le 11 septembre 2001. D’ailleurs, Daimler rappelle que tout un chacun peut avoir accès à ses fameuses listes grâce à Google ou tout autre moteur de recherche sur le web.

Cette vérification concerne tout le groupe y compris ses filiales et ses succursales à l’étranger. Cela représente le contrôle de près de 282.000 personnes au total aussi bien que chez Mercedes Benz, Smart, AMG ou Mitsubishi (partenaire privilégié de la marque). Pour être en règle avec la loi allemande et européenne, Daimler a fait valider ce processus de contrôle par les représentants du personnel de l’entreprise. Le groupe industriel compare ainsi les noms publiés dans les fameux listings officiels avec les dossiers détenus par les services des ressources humaines de l’entreprise.
Si l’on en  croit les déclarations officielles des portes paroles de Daimler, ce contrôle devrait durer quelques 6 années et se fera régulièrement, c’est à dire tous les trimestres. C’est donc une session de 24 contrôles de ses salariés que va engager l’entreprise. S’il s’avère, lors d’un contrôle, qu’un salarié apparait sur une liste, il sera remercié sur le champ, sans préavis ni indemnités ou toute autre forme de « procès ». Le groupe industriel se réserve aussi le droit de prendre contact avec les services de police ou judiciaires locaux afin de faire part de ses doutes au sujet d’un salarié « fiché ».

On apprend aussi que l’ensemble des candidats qui postulent à des emplois dans le groupe et ses filiales seront aussi soumis à ce genre d’enquête. Toutefois, on est surpris de découvrir que les cadres sup’ seront dispensés de ce contrôle… Surement sont ils moins sensibles aux sirènes de l’endoctrinement, de l’appel à la guerre ou à l’extrémisme religieux !!! Etrange même si Daimler se défend en expliquant que ses cadres subissent d’autres contrôles qui doivent aussi permettre certaines vérifications.

S’il faut raison et discernement garder, on constate toutefois que c’est durant une période de tension et de djihadisme international (notamment européen) que Daimler met en place cette procédure de contrôle de ses employés.

* La chasse aux terroristes

Via DerSpiegel, DieWelt, Europe1, BNR.nl.