La semaine dernière avait lieu la « journée partenaires » du Sébastien Loeb Racing, où tous ses sponsors étaient réunis pour découvrir de plus près les voitures du team, mais aussi pour faire un baptême de piste avec un des 2 pilotes présents, à savoir Laurent Pasquali et le maitre des lieux, Sébastien Loeb ! Blogautomobile y était : retour sur cette journée riche en sensations !

Mais avant toute chose, un petit message :

Ça, c’est fait 🙂

SLR, trois lettres pour une écurie créée fin 2011 par Sébastien Loeb, qu’on ne présente plus, et Dominique Heintz, l’homme qui a lancé sa carrière en lui fournissant ses premières voitures de rallye après l’avoir repéré lors de l’opération Rallye Jeunes en 1996. L’idée de fonder une équipe trottait depuis quelques années dans l’esprit des deux amis et a fini par se concrétiser il y a deux ans, lorsque les choix de carrière du pilote Alsacien furent définitivement connus.

D’abord présent en Porsche Carrera Cup à ses débuts, le SLR court désormais, en plus de ce championnat,  en GT Tour (le championnat de France circuit), en FIA GT Series (le championnat du monde GT) et a effectué 2 courses en ELMS (European Le Mans Series) afin de préparer un futur engagement aux 24 Heures du Mans.

Pour prendre part à ces différents championnats, l’équipe dispose à l’heure actuelle des voitures suivantes :

McLaren MP4-12C GT3 (GT Tour et FIA GT Series)

Porsche 911 GT3 Cup (Porsche Carrera Cup)

Oreca 03 LMP2 (ELMS)

Revenons plus en détail sur les 2 premières, qui étaient présentes lors de cette journée découverte.

Tout d’abord, la star du jour : la McLaren !

Il faut dire qu’elle en impose cette MP4-12C ! La version civile est déjà très attirante, malgré sa relative sobriété stylistique (on est loin de l’agressivité d’une Gallardo ou des courbes d’une 458 Italia), la version GT3 y ajoute la bestialité qui lui manquait pour en faire l’une des plus belles autos du plateau GT, surtout dans cette livrée RedBull bleue et blanche du plus bel effet (mais y-a-t-il vraiment des GT « moches » ?)

Je vous laisse apprécier ses lignes en images :

A l’intérieur, la parenté avec le modèle de série est beaucoup moins évidente ! Ici, on rentre pour de bon dans le monde de la course auto ! Pas de fioritures, on se contente de l’essentiel. A noter : le volant est directement dérivé de celui utilisé en Formule 1, mais au vu de sa forme très caractéristique, ça se devine assez facilement, n’est-ce pas ?

Pour ce qui concerne la partie mécanique, l’auto est équipée d’un bloc V8 3.8l biturbo de 500 ch préparé à partir du moteur de série (qui offre lui 625 ch, la différence de puissance entre les 2 versions est liée aux exigences de la compétition), d’une monocoque ainsi que d’une carrosserie en fibre de carbone, d’une boite de vitesses séquentielle à 6 rapports (non, vous n’avez pas rêvé, sur les photos on voit bien une pédale d’embrayage, mais elle ne sert qu’au démarrage !), de suspensions et barre antiroulis entièrement réglables.

L’auto était entre autre présente pour permettre à un journaliste automobile Allemand d’en prendre les commandes pour un galop d’essai sur le circuit de l’Anneau du Rhin où la journée s’est déroulée. Il y a des fois ou l’on aimerait bien être un journaliste auto allemand, non ? Surtout qu’il avait pour instructeur un certain Monsieur Loeb, autant dire que le cours devait être plutôt instructif !

Passons à l’autre auto du team présente : la 911 GT3. Deux exemplaires ont fait le voyage jusqu’au circuit (mais pas un très grand voyage, les ateliers du SLR étant situés à Soultz-sous-Forêts dans le Bas-Rhin, à quelques kilomètres d’Haguenau, ville natale de Sebastien Loeb) et vont être utilisés pour les très attendus baptêmes de piste. Au programme, deux tours à son bord en tant que passager, avec aux commandes soit Laurent Pasquali, pilote d’expérience, vainqueur du GT Tour en 2011, soit Sebastien Loeb, un illustre inconnu qui aurait gagné 9 fois le championnat du monde des Rallyes (à vérifier…). En résumé, ça risque de secouer !

Un mot de technique avant de passer aux sensations à son bord : le moteur est bien entendu un flat six, d’une cylindrée de 3,8 L pour 450 ch. Contrairement à la McLaren, pas de carrosserie ou de monocoque en fibre de carbone, néanmoins les portes, le capot arrière et l’aileron sont fabriqués dans ce matériau noble et léger, le tout pour une masse d’environ 1200 kg.

Avant de s’installer à bord, il convient de s’équiper d’une combinaison (très saillante et aux couleurs du SLR s’il vous plait !) et d’un casque. A ce moment là, on est tout de suite mis en condition, et on sait que le grand moment approche. Après 2 tours de chauffe pour les pilotes et les machines, voici venu le temps des rires et des chants de monter, ou plutôt de descendre à bord pour les premiers copilotes d’un jour, dont j’ai la chance de faire partie. La petite séance de contorsion terminée, le harnais attaché (il vaut mieux…), la cavalerie est lâchée !

Si j’étais américain, je résumerais la sensation à l’accélération de la façon suivante : OH MY GOOOOOD THIS IS SOOOO FAST !!! Ne l’étant pas, mais étant plutôt campagnard, je l’exprimerais donc comme ceci : Ah la vache, ça pousse fort ! L’expression collé au siège prend ici tout son sens, et on jurerait que l’accélération ne va jamais s’arrêter. Un énorme sourire se forme instantanément sur mon visage, tant l’impression de vitesse est grisante, et le premier virage approche à grand pas… Le freinage est brutal, violent, il vaut mieux avoir l’estomac (et la tête !) bien accrochés ! Il en est de même en virage, où le poids du casque se fait bien ressentir du fait de la vitesse de passage assez impressionnante. On comprend mieux pourquoi la plupart des pilotes de F1 ont des « gros cous » (si si, regardez Esteban Guttierez 😛 ) !

Les courbes s’enchainent, mes cervicales tiendront-elles jusqu’au bout ? En tout cas, il est clair qu’une expérience comme celle ci permet de comprendre pourquoi on parle de SPORT automobile ! Deux tours suffisent à se rendre compte qu’une bonne condition physique est indispensable pour tout pilote afin de tenir une course entière à ce rythme incroyable.

Ne me demandez pas la vitesse maxi atteinte en bout de ligne droite, je n’en ai aucune idée ! Pas le temps de regarder le compteur, il faut en profiter un maximum !  Deux tours forcément trop courts, mais diablement excitants, remplis de sensations et je n’ai qu’une envie : y retourner ! Je réalise également que j’étais à bord d’une « simple » Porsche 911 GT3, je n’ose imaginer ce que l’on peut ressentir dans une auto de compétition plus puissante, ou même dans une F1…

Il est temps de quitter le baquet, de laisser la combinaison et le casque au placard, et de savourer dans sa tête ces 2 tours mémorables, encore et encore !

Cependant, après une pause bien méritée (un petit verre d’eau n’est pas de refus !), il est temps de passer à l’autre activité du jour : le karting !

Mais pas n’importe quel karting : un modèle de compétition, doté d’un moteur 125 cm3 2 temps de 30 ch. A titre de comparaison, les modèles de location classiques offrent la puissance phénoménale de 9 ch, autant dire qu’il va (encore) y avoir du sport !

Combinaison, casque (je commence à avoir l’habitude maintenant !), gants, minerve et c’est parti pour quelques tours sur un circuit spécialement créé pour l’occasion sur la piste dédiée en temps normal aux stages de sécurité routière de l’anneau du Rhin.

Le kart de location offre déjà des sensations assez intéressantes, alors imaginez un engin avec 3 fois plus de puissance ! Les excès d’optimisme sont déconseillés, la prise de vitesse de la bête étant très, très rapide ! Heureusement, pour ralentir le rythme, on peut compter sur de bons freins à disque à l’arrière mais aussi à l’avant (les karts de loc’ n’en ont qu’à l’arrière).

Ça vibre, ça fume, ça fait du bruit, ça pue, mais qu’est ce que c’est bien ! On se prend très vite pour un vrai paÿlote, en tentant d’aller plus vite tour après tour. Cependant, la physique a ses limites et malgré les bons pneus et l’excellent pilote (hum), la sortie de piste est vite arrivée ! Personne n’a souffert dans l’opération, si ce n’est la pile de pneus  posée au bord de la piste (ils n’avaient qu’à bouger, non mais !). C’est reparti !

Après une quinzaine de tours, le drapeau a damiers nous est présenté, il est temps de rentrer aux stands et de se garer à côté de la McLaren, classe non ?

Le syndrome « tamalou ? » se répand parmi les participants, ce n’était décidément pas une journée de tout repos, mais ça en valait vraiment la peine !

Merci à toute l’équipe de Loeb Events, Séverine (Mme Loeb !), Isabelle, à Playstation France pour l’invitation, ainsi qu’au Sébastien Loeb Racing et ses pilotes !