Jeudi dernier nous apprenions via un communiqué que l’agence de notation américaine Standard & Poor’s abaissait la note de solvabilité du groupe automobile Fiat. Ainsi nous avons pu constater que le nouvelle note de Fiat était BB- alors que jusqu’à cette semaine la notation (déjà abaissée il y a quelques mois) était BB.

L’agence de notation new yorkaise fait essentiellement remarquer que cette évolution négative de la notation est principalement due à un très fort tassement de la demande en Italie mais aussi dans tous les pays d’Europe ainsi qu’à une offre excédentaire sur le marché liée à une surcapacité de production.

Standard & Poor’s fair par ailleurs remarquer que le constructeur turinois va devoir faire face à deux phénomènes importants :

– la hausse de son endettement (plus ou moins lié aux notations – bonne note = taux d’intérêt bas / mauvaise note = taux d’intérêt élevé)

-l’assèchement de la trésorerie du constructeur

Standard & Poor’s pointe aussi la difficile période que traverse le marché européen du faite de la crise de n’endettement qui frappe la zone euro. L’offre excédentaire, la faiblesse et la baisse continue du marché domestique de Fiat, la faiblesse de l’offre des marques du constructeur, la chute du marché automobile de l’Union en 2012 et peut être en 2013 font peser sur la trésorerie de Fiat de gros risques. Ainsi dès 2012, la rentabilité et les liquidités pourrait venir à manquer à Fiat si rien ne chance dans les domaines précités. Enfin, l’agence de notation fait savoir qu’elle pourrait revoir dans les prochains mois (été 2012 probablement) à la baisse ses prévision et par conséquent sa notation si les performances européennes (mais aussi brésiliennes) du constructeur perdurent dans la même direction ou si la position de Fiat en Amérique du sud et plus particulièrement au Brésil montre des signes de ralentissement durable.

Et étonnamment en même temps que S&P publiait sa notation et ses remarques, Fiat publiait ses chiffres du premier trimestre 2012 qui sont bien meilleurs que prévu et qui ont permis au bénéfice net du groupe Fiat-Chrysler de s’envoler puisqu’ils ont été multipliés par 10.24 passant ainsi de 37 millions d’euros en 2011 à 379 millions en 2012, ce qui n’est pas rien même si c’est le dixième de VW Group. Ces bons chiffres sont essentiellement à porter au crédit de la filiale américaine de Fiat et à sa division Industrial. On peut souhaiter que la 500L aide au rétablissement de Fiat et de ses marques mais il va falloir séduire à grand coup de nouveautés car si la nouvelle Panda a bien débuté sur les marché, elle n’a pas explosé comme certaines Fiat ont su le faire dans le passé. A suivre bien sur !

Via S&P, Reuters.

Un grand merci à Plantu pour son dessin ( http://www.plantu.net/ )