Si vous êtes arrivés au bout du titre de l’article, vous avez bien mérité une petite pause….. Voilà c’est bon ? Allez, c’est parti.

La Speedback GT, nous en avons déjà parlé ici. Pour les cancres du fond de la classe ou les étourdis, il s’agit pour faire simple d’une brave Jaguar XKR, profondément modifiée par les bons soins de David Brown Automotive. Outre un patronyme totalement identique au propriétaire d’Aston Martin lors des grandes heures de la marque, David Brown dispose d’un certain goût pour les belles choses, de préférence au design rétro, et pour le rock. Aucun autre constructeur n’a osé appeler un coloris de sa gamme « Guns ‘n Roses ».

Revenons à la Speedback GT. Si le modèle de toute petite série (100 exemplaires) me laissait au final un goût trop prononcé de déjà vu (en français dans le texte), les modifications que David Brown a apporté sur la Silverstone Edition vont dans le bon sens.

Plus teigneuse, plus agressive, elle en devient séduisante. Un jour tu seras mienne ! Parmi les modifications qui vont bien : des phares longues portées dans une nouvelle calandre nid d’abeille, des nouveaux boucliers avant et arrière et des discrètes jupes latérales. L’orange a disparu des clignotants tandis que de nouvelles jantes font leur apparition. Pas la meilleure partie les jantes, d’ailleurs. Je serai curieux de voir à quoi cela ressemblerait avec un jeu de roues fil Borrani… La Silverstone devient un peu le pendant « DB4 GT » de la DB4, sans le raccourcissement de châssis. Pour habiller la carrosserie aluminium faite main, un coloris exclusif : Fly by Night. On l’a connu plus inspiré.

Pour prouver son agressivité, la Speedback GT a fait un peu de musculation. Le V8 Jaguar gagne un nouveau compresseur qui porte la puissance à 601 chevaux. Rappelons que ce coupé est lourd, très lourd : 300 kg de plus qu’une XKR, déjà pas très légère. Il ne faut donc pas avoir en tête de claquer un chrono sur le ‘Ring, mais plutôt de cruiser à allure soutenue (80 km/h maxi sur route secondaire) en bonne GT confortable.

L’habitacle ne reçoit quant à lui que peu de modifications en dehors des sièges, plus sportifs, évidemment, mais toujours chauffants et à réglages électrique (parce que bon, le sport austère ça va un moment, mais faut pas exagérer non plus).

Dérivé ultra limité de la déjà limitée Speedback, la Silverstone ne sera produite qu’à 10 exemplaires, disponibles pour la modeste somme de 600 000 £. Non, pas d’erreur typographique, j’ai volontairement caché le prix pour ne pas effrayer les cœurs tendres que vous êtes. Ça fait cher, oui. Très cher. Mais ça a tellement plus de gueule que..  je ne sais pas… une Apollo IE ou une McLaren Senna par exemple ? Et oui, je suis de mauvaise foi, ce n’est pas du tout comparable !

Crédits photos : David Brown Automotive