Heuliez est liquidé

Le tribunal de commerce de Niort a prononcé ce lundi 30 septembre la liquidation de l’entreprise de Cerizay avec poursuite de l’activité durant un mois afin d’assurer la fabrication et les livraisons des commandes en cours essentiellement celles destinées à Mia Electric.

Cette décision judiciaire qui intervient après un semestre sous le régime du redressement judiciaire met un terme à près d’un siècle d’activité dans le nord des Deux Sèvres (79). Il fut un temps pas si lointain que ça où Heuliez était le plus gros employeur de ce département. Le 1er novembre 2013, l’emboutisseur-carrossier aura cessé d’exister comme entreprise Heuliez SAS.

Les  280 salariés de l’entreprise ont déjà négocié un plan social et même si certains croient encore à la fameuse SEM mise en place par la présidente de la région, S.Royal, la plupart seront licenciés dans les 30 prochains jours (260 employés et les 20 restants iront travailler chez Mia Electric tant que le constructeur de VE existe ou dans l’attente de retrouver un emploi).
Ils bénéficieront du plan de sauvegarde de l’emploi signé jeudi avec le propriétaire d’Heuliez, BGI (Baelen Gaillard Industrie). En plus des primes légales de licenciement, ce plan prévoit une prime « supralégale » de 10.000€ pour salarié et une aide de 500.000€ versée à l’entreprise dans le cadre d’un de ces fameux programmes de reclassement.

Le tout petit espoir qui reste pour certains et quelques syndicaliste pour le nom d’alliance entre la SEM de Ségolène Royal et l’entreprise espagnole Cosmos XXI si toutefois cette dernière décroche le contrat Volkswagen, ce qui n’est vraiment pas gagné !

Le vice-président du Conseil régional, Jean-François Macaire de dire ce matin :« Cela confirme ce qui était attendu. Le mois de poursuite d’activité sera mis à profit pour créer définitivement la SEM. Les statuts de la société seront approuvés le 18 octobre après un tour de table avec des investisseurs privés. On voudrait qu’au plus vite elle recède l’actif à un entrepreneur qui pourrait être Cosmos XXI, qui attend des commandes d’un grand groupe européen. »

Reste un échec industriel mais aussi politique qui retourne vers le politique à six mois d’élections importantes… ce qui est tout sauf un gage de survie !

Via AFP, Europe1.