C’est une décision presque symbolique puisqu’elle ne modifie quasiment rien dans l’organigramme et l’organisation d’Opel mais d’importance car elle est le fait de Mary Barra qui veut absolument faire de la marque au blitz le fer de lance de GM en Europe tout en permettant de faire disparaître (comme concurrent) Chevrolet des marchés d’Europe occidentale.

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Cette réorganisation a été mise en place il y a moins d’un mois puisqu’enregistrée à la date du 1er juillet mais elle n’est annoncée que le 21 juillet par un communiqué officiel remis aux agences de presse. Le directoire de cette nouvelle filiale de General Motors est installé tout naturellement à Rüsselsheim ressemble à celui d’Opel. Il est dirigé par l’actuel PDG du groupe, Karl-Thomas Neumann. Avec cette réorganisation, GM et Opel veulent simplifier les processus de décision et augmenter l’efficacité de l’entreprise pour atteindre 8% de parts de marché en Europe d’ici 2022 et une marge d’exploitation d’au moins 5%.

La nouvelle filiale est basée à Rüsselsheim et va embaucher une centaine de salariés en provenance d’Adam Opel AG. Adam Opel AG passe d’ailleurs sous le contrôle total d’Opel Group. Avec cette nouvelle filiale, GM met ainsi fin à la dualité conflictuelle et historique entre les structures GM Europe (siège à Zurich)  et Adam Opel AG (siège à Rüsselsheim). Enfin, les activités de GM en Russie seront aussi désormais gérées par la direction d’Opel et non plus par la division asiatique du groupe automobile.
Opel Group devrait aussi avoir en charge la gestion et la distribution des modèles Cadillac ainsi que celle de quelques modèles de niche provenant de chez Chevrolet (Corvette, Camaro).

Le responsable du comité d’entreprise d’Opel, Wolfgang Schäfer-Klug, s’est dit heureux de cette décision qui montrent que les efforts pour renforcer Opel continuent et que la réorganisation de l’activité européenne offre du point de vue d’Opel davantage de chances de croissance et d’emploi.

Nous terminerons par les propos du Dr Neumann au Financial Times de ce lundi qui explique que GM et même Opel ne sont pas Dacia mais tout le segment d’entrée de gamme et de la voiture dite « low cost »est très intéressant et c’est pour ça que l’entreprise regarde assurément ce segment et en suit son évolution. A suivre.

Via AP, AFP, Auto.Lapresse, LaTribune.