Retour sur la mythique course américaine qui aura fait plus parler d’elle pour des raisons autres que celles liées aux résultats de la course. La première critique et elle est essentielle vient du goudronnage général de la fameuse route qui dénature l’esprit de la course, favorise une augmentation des vitesses de passage mais aussi hélas du nombre d’accidents qui ont été nombreux cette année et qui pour certains aurait pu se finir très mal pour les pilotes.

C’est donc Rhys Millen qui emporte la course 2012 en battant le record détenu par Nobuhiro Tajima mais cela était couru d’avance puisque le revêtement n’était pas le même et l’enrobé du départ à l’arrivée permet de gagner de précieuses secondes. Jean Philippe Dayraut a du abandonner à quelques encablures de l’arrivée car les freins de son Duster avaient passé l’arme à gauche causant une sortie de route (le problème des freins et du grip des pneus a d’ailleurs été souligné par tous ou presque comme un facteur de risque important). Romain Dumas termine second pour quelques millièmes. Monster Tajima a du abandonner avec son prototype électrique qui a eu un coup de chaud et a commencé à brûler, accident pour le prototype i-MiEV et pas grand chose à noter dans la classe VE si ce n’est la victoire de Toyota avec un prototype déjà bien rôdé que nous avons pu voir tourner sur le Ring. Une chose est sure, Pikes Peak pourrait bien perdre de son intérêt et de sa notoriété si rien n’est fait en matière de sécurité (à cause de la nette augmentation de la vitesse sur le seconde moitié du tracé) et si les organisateurs ne font pas un effort pour redonner un peu d’attrait à la course qui risque bien de n’être plus qu’une course de côte parmi d’autres ! Les critiques sont bien trop nombreuses pour ne rien faire dans les mois à venir.

Pour un petit retour vidéo sur Pikes Peak 2012, c’est par là :

Les voitures électriques :

L’accident de Jeremy Foley (in & out) :

L’accident de Paul Dallenbach :

Via Youtube.